Charles Dickens, l'inventeur de l'esprit de Noël On sait que l'on doit à Coca-Cola la représentation du Père Noël bedonnant, barbu, et vêtu d'un costume rouge. Mais d'où viennent donc toutes les autres images que nous associons à Noël - repas copieux en famille, bienveillance et générosité, messe et autres embrassades ? De l'écrivain Charles Dickens, si l'on en croit les nombreux articles sur ce sujet qui florissent en ce moment dans la presse anglo-saxonne.The Washington Post attire par exemple l'attention sur un ouvrage de Les Standiford, The man who invented Christmas (éditions Crown), qui montre l'influence que le célèbre conte de Dickens, Un Chant de Noël (A Christmas Carol), a exercé non seulement sur la carrière de l'écrivain, mais également sur la façon dont les occidentaux perçoivent désormais cette fête. Un seul extrait du conte et on comprendra de quoi il s'agit : « Mais c'est Noël ! Un jour de fête, de charité, de joie. Allumons la flambée, sortons les dindes, le gibier. La charcuterie, les châtaignes grillées, les juteuses oranges... mangeons, dansons, rions ! Une fois n'est pas coutume ! » Ecrite en six semaines en 1943, alors que la carrière de Dickens commençait à battre de l'aile, l'histoire de Scrooge deviendra le conte de Noël le plus populaire au Royaume Unis et aux Etats-Unis. Vieillard avare et acariâtre, Scrooge reçoit dans la nuit précédent Noël la visite de quatre fantômes, qui lui font prendre conscience qu'il ne trouvera la paix qu'en se consacrant aux autres... En plus d'avoir inspiré au dessinateur Carl Barks le personnage d'oncle Picsou, le plus rat des canards, Scrooge a également fait l'objet de plusieurs adaptation au cinéma : on peut citer la meilleure, datant de 1951, avec Alastair Sim dans le rôle de Scrooge, ou la plus drôle, de 1988, avec Bill Murray. Splendeur et décadence du réveillon ![]() De l'époque où elle était une fête païenne à aujourd'hui, où elle correspond à deux semaines de ruées commerciales, Noël a connu une histoire complexe. Au début du XIXe siècle, la fête a connu un certain déclin avec la révolution industrielle : l'heure n'était alors ni aux vacances ni aux orgies alimentaires. Avec l'avènement de l'ère victorienne en 1837, elle a connu un certain regain. En 1840, le Prince Albert introduit en Angleterre la coutume qui consiste à décorer le sapin, et qu'il tient de ses ancêtres allemands. Deux ans plus tard, les premières cartes de vœux font leur apparition, et les chants de Noël, délaissés jusqu'alors, retentissent de nouveau dans les rues. L'oeuvre de Dickens se situe au coeur même de cette renaissance, contribuant largement à associer à l'époque de Noël une effervescence faîte de vœux, de festins, de messes, de danses, d'embrassades et de gestes généreux. Fou de Noël, Dickens a publié, en dehors d'Un Chant de Noël, plusieurs autres romans sur les fêtes de fin d'année (comme Les papiers posthumes du Pickwick club, ou son dernier livre inachevé, Le Mystère d'Edwin Drood). Pour l'écrivain, Noël renvoie le plus souvent à une représentation idéale des êtres humains, dans laquelle le foyer familial est un lieu chaleureux et jovial par excellence, tandis que tout ce qui y est extérieur n'est que misère et désespoir. Certains critiques ont relié cette vision dualiste à la biographie de Dickens, qui, après une enfance heureuse au sein d'une famille unie, connut le travail au noir, et fut traumatisé par l'emprisonnement de son père puis la dissolution de sa famille.
Quoiqu'il en soit, qui dit "Christmas" dit "Carol" dit Dickens, et à quelques heures des fêtes, on ne compte plus les articles qui remettent à l'honneur le bon vieux Scrooge, à qui l'on doit donc en grande partie ce fameux et toujours actuel « esprit de Noël ». Ce qui inclut, sans doute, le massacre massif des dindes et des oies, mais peut-être pas les excellents chiffres d'affaires des grands magasins.
Source : The Washington Post, The Independent. Commentaires
De Marc, posté le 24.12.08 à 08:28
![]() "On sait que l'on doit à Coca-Cola la représentation du Père Noël bedonnant, barbu, et vêtu d'un costume rouge." -> ceci n'est qu'une légende urbaine qui convaint beaucoup de monde mais qui est fausse De Véro, posté le 24.12.08 à 11:46 ![]() Vous me pardonnerez peut-être un jour toutes mes simagrées et mes coups de gueule... Milles feuilles, te quiero !
A toute l'équipe et aux fidèles... Bonnes fêtes et meilleurs voeux pour 2009... autant que possible ! De RIP rIP , posté le 24.12.08 à 14:36 ![]() arrête véro j'vais chialer quelqu'un a vu solfa j'le cherche partout chez l'ortie dans le blog musique ? hé SOLFA !
De fouteur de m, posté le 26.12.08 à 11:53 ![]() Véro deux qui la tiennent un qui la nique. le casanova de pacotille l'a niquée, une de jetée dix de retrouvées hein rip le rigolo de mille feuilles De julie, posté le 26.12.08 à 12:36 ![]() J'aime quand ça fleure bon l'esprit de noël De RIPRIP, posté le 27.12.08 à 17:39 ![]() ho personne ne nique véro personne ne la jette et chui pas rigolo joue pas ou on t'enfilera ton plus beau slip neuf chez le croque-mort pigé mange merde ?
De jaime, posté le 27.12.08 à 18:14 ![]() Pas étonnant que Dikens pensait que le foyer familial était un lieu chaleureux et jovial par excellence, tandis que tout ce qui y est extérieur n'était que misère et désespoir... et connerie De RIPRIP, posté le 27.12.08 à 20:10 ![]() Ou l'inverse jaime pas Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|