
Le réalisateur portugais
Manoel de Oliveira, tout jeune centenaire publie pour la première fois un livre intitulé
100 ans, 100 livres et qui ne sera vendu qu'à cent exemplaires.
Alors qu'il achève de tourner à Lisbonne son 46ème long métrage, Manoel de Oliveira a présenté à Porto ce week end ses textes mêlant philosophie, poésie, souvenirs d'enfance et de cinéma ainsi qu'un poème tiré du scénario d'un film qu'il n'a jamais tourné.
Le doyen des cinéastes est le seul réalisateur à avoir commencé sa carrière à l'époque du cinéma muet. D'inspiration infinimment littéraire, le cinéma de Oliveira a revisité avec génie des classiques comme Les Cannibales, inspiré d'un conte portugais ou Le Val Abraham, d'après Madame Bovary. Celui qui a reçu sa première palme d'or lors de l'édition 2008 du Festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière déclare à l'envi : "cesser de travailler, c'est mourir. Si on m'enlève le cinéma, je meurs."