Houellebecq sur les ondes
Première question sur l'échec de son film, bien sûr, qui aura fait depuis sa sortie à peine 20 000 entrées. Où l'on apprend que si Houellebecq n'est pas venu présenter La Possibilité d'une île en France, c'est parce qu'il était "objectivement malade, tout simplement". Se défendant de la paranoïa excessive dont on l'a souvent accusé, il reproche aussi aux critiques de n'avoir pas prêté attention à son œuvre : "on ne parle pas vraiment du film. On ne parle que de moi... parce que c'est à moi qu'on en veut". Selon lui, le lynchage médiatique dont il est victime explique que son film ait rencontré si peu de succès. Mais Houellebecq affirme ne pas être un homme blessé : "C'est pas des gens que je respecte de toute façon. J'ai toujours eu un certain mépris, pour Jérôme Garçin par exemple". Ah ! voilà des noms ! la guéguerre par médias interposés, du pipole littéraire dont on causera à midi dans les rédactions ! "C'est quand même un des auteurs actuels les plus médiocres", parvient à caser l'écrivain.
Du contenu de l'ouvrage Ennemis publics, qui paraît dans une semaine (une co-édition Grasset-Flammarion), on n'apprendra pas grand chose, sinon qu'il y parle "inhabituellement de religion". En revanche, quelques mots sur BHL, avec qui le livre est co-écrit : "C'est le seul qui comprenne certaines choses, pour cette histoire de lynchage médiatique par exemple". Michel Houellebecq n'a donc pas que des ennemis. Il y a BHL, il y a Carla aussi, qui a repris sur son album le poème "La Possibilité d'une île". "Je la connais à peine. J'ai bien aimé sa chanson. Je l'aime bien". Et son mari ? "J'en pense plutôt du bien (...) Sarkozy, à mon avis, il applique le programme pour lequel il a été élu." Un programme qui implique notamment des réformes fiscales, rappelle Fogiel. Houellebecq vit aujourd'hui en Irlande. Est-ce pour payer moins d'impôts ? "Oui, c'est trop". Reviendra-t-il un jour ? "Je reviendrai quel que soit le système fiscal quand j'en aurai assez de parler anglais." Car il commence à se lasser de cette langue, paraît-il. A se lasser aussi, sans doute, de son interlocuteur, puisque lorsque celui-ci lui propose de rester, il lui répondra, très Michel Houellebecq : "Oh non. Je vais y aller. Je suis pas encore très sociable." "Forcément sur Europe 1", émission du mardi 30 septembre 2008, présentée par Marc-Olivier Fogiel (08h49-08h57) Commentaires
De Walter, posté le 30.09.08 à 12:46
![]() Il est pas en Espagne beckie? De Dahlia, posté le 30.09.08 à 19:22 ![]() Aussi chiant à écouter qu'à lire le père Houellebecq, c'est dramatique. Quant au livre à quatre mains, ah si seulement ça avait été avec Dantec comme on l'a supposé il fut un temps... Ca aurait eu de la gueule l'air de rien. De la substance aussi je pense. De ThomZ, posté le 01.10.08 à 07:18 ![]() On peut pas avoir une édition que avec les lettres de Michel, parce que Bernard Henri on en a un peu rien à foutre. De esperable, posté le 07.10.08 à 09:02 ![]() Ce livre est plus que lisible. Il y a des longueurs, c'est inévitable avec les correspondances, mais la qualité des échanges les fait vite oublier. Juste un truc que je ne comprends pas... c'est quoi cette histoire de sortie le 8 octobre ? Je l'ai acheté à la Fnac St-LAzare, le 3 octobre. Ajouter un commentaire |
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