Julien Gracq : qui dit mieux ? Décédé le 22 décembre dernier, Julien Gracq était peut-être l'un des derniers mythes littéraires français vivants. L'ensemble de ses biens, qui devrait être estimé à une très grande valeur, sera vendu le 12 novembre à Nantes, soit cinq ans après la vente André Breton. Seul les manuscrits légués à la BNF ne seront pas mis aux enchères. Le 14 octobre, l'hôtel des ventes Couton-Veyrac présentera le catalogue complet de la vente, qui comprend notamment une centaine d'ouvrages "ayant trait à la vie littéraire de Julien Gracq et au surréalisme", des livres d'André Breton, des éditions rares, des dessins, des lithographies. Mais c'est surtout la correspondance de l'écrivain, échangée avec des personnalités du monde littéraire, comme son éditeur José Corti ou son ami André Breton, qui constitue le témoignage le plus précieux du catalogue. Sera également mis en vente le mobilier de son appartement parisien et de sa propriété de Saint-Florent-le-Vieil (dans le Maine-et-Loire) : des armoires, son bureau, ou encore son échiquier assortis d'une collection de traités d'échec datant des années 30, à l'époque où Gracq, membre du Parti Communiste, recevait chez lui des joueurs russes. L'événement devrait attirer de nombreux collectionneurs français et étrangers. La ville de Nantes, qui a déjà fait une acquisition en dehors de la vente, se montre elle aussi intéressée. Certains objets pourraient donc se retrouver exposés dans l'enceinte du château des Ducs, Musée d'histoire du Nantes, afin de témoigner de cette "page de littérature française écrite sur les bords de Loire".
Source : Ouest France du 30 septembre 2008 Commentaires
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