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J'aime bien ce qu'elle dit : Même aujourd'hui alors que les femmes publient beaucoup de romans, on rencontre rarement de personnages féminins aux physiques ingrats ou médiocres, inaptes à aimer les hommes ou à s'en faire aimer. Au contraire, les héroïnes contemporaines aiment les hommes, les rencontrent facilement, couchent avec eux en deux chapitres, elles jouissent en quatre lignes et elles aiment toutes le sexe. La figure de la looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle (...) Je préfère ceux qui n'y arrivent pas pour la simple et bonne raison que je n'y arrive pas très bien, moi-même. C'est curieux, j'imaginais que les antihéros étaient tendance ! Enfin, disons surtout qu'il y a un désir, une volonté aujourd'hui de voir surgir de l'oubli des personnages "vrais" ! Non ?!
Il y a toujours chez Despentes (peut-être un peu moins avec le temps) une rage désespérée qui donne à son oeuvre une force de percussion et un impact étonnants. Que devient l'écrivain s'il n'y a plus cette rage, si le temps est venu de l'apaisement ?
Intéressant Myosotis... Faut que je vois ça de plus près ! Tu parlais d'une absence de vrai discours féministe... !
Despentes est, à sa façon maladroite et imparfaite, une figure possible de l'écrivain de demain, un écrivain pour lequel l'usage de la langue ne serait plus qu'un accessoire, un truchement.
Ca donne froid dans le dos.
Hey Teenage, cool. Je ne fais que reprendre les propos de Myosotis. Il faut savoir ce que vous voulez, d'une côté on parle de l'importance de l'écriture et puis là ce n'est qu'un accessoire.
Ce que j'en pense, elle écrit comme un pied. Elle choque rarement pour choquer ? mon cul. Après une petite baisse de régime supplémentaire de sa rage désespérée et il ne restera plus rien, pour répondre à ta question Ariel.