Craig Davidson : Le goût du sang
En effet, Juste être un homme pose donc cette question toute bête : C'est quoi un homme aujourd'hui ? Est-ce un mastard autoritaire fan de foot ou de rugby agrippé (...)
Craig Davidson - Juste être un homme (Terre d'Amérique/Albin Michel)
Commentaires
De Véro, posté le 06.06.08 à 18:46
![]() Tu as dit tout ce qu'il fallait pour que j'ai envie de le lire Max. (Attends-toi à me relire De Véro, posté le 06.06.08 à 18:54 ![]() PS : Il y a répétion dans l'introduction de ta notule (voir la suite) ! Bon week-end. De Maxence, posté le 06.06.08 à 19:54 ![]() Merci M... heu, Véro... ; ) De EW, posté le 07.06.08 à 02:05 ![]() En fait on ne voit pas bien le chapeau qui est différent du corps du texte bref je l'ai viré De Véro, posté le 07.06.08 à 09:16 ![]() Non, franchement, cette histoire m'interpelle de façon extraordinaire : C'est le livre qu'il faut que je lise !!! Ne me demandez pas pourquoi...
De Maxence, posté le 07.06.08 à 10:47 ![]() En fait V, tu es un homme c'est ça ? ; ) De Dahlia, posté le 07.06.08 à 12:52 ![]() Merci pour cette chronique, ça fait plusieurs fois que je passe devant ce livre sans pouvoir me décider... Là je dis banco ^^ Ce qui est pas mal, c'est de voir que s'intérroger sur être un homme, ça donne ce genre de recueil de nouvelles, alors qu'en France s'interroger sur être une femme, ça donne ce genre de niaiseries épaules dénudées et typo pleines de fioritures: http://www.obiwi.fr/culture/2755-onze-femmes-a-devorer Quant au contenu, il semble que ça soit d'une niaiserie convenue effarante. De Maxence, posté le 07.06.08 à 13:39 ![]() Attention, Dahlia, Un goût de rouille et d'os est un recueil de nouvelles, alors que Juste être un homme est un roman ; ) De Véro, posté le 07.06.08 à 15:19 ![]() Non, "V" comme les extraterrestres ! ![]() De ;;;, posté le 07.06.08 à 19:39 ![]() ... De Pas geek, posté le 09.06.08 à 07:05 ![]() Ouais, ça semble intéressant. J'aime bien les romans qui parlent de sport et qui analysent par cette occasion la psychologie de l'homme. L'importnce que prend le sport dans nos vies De jeev, posté le 09.06.08 à 14:00 ![]() Assez d'accord sur le rendu de la violence chez Craig Davidson, par rapport à ce que j'ai lu de Un goût de rouille et d'Os. Pas encore convaincu par Davidson pour l'instant. Peut-être que ce roman ? De caro, posté le 11.06.08 à 17:53 ![]() Hey, je n’avais pas vu que c’est toi qui a chroniqué "Juste être un homme". J’ai eu l’occasion de rencontrer C. Davidson (en tant que lectrice) au festival America et j’ai beaucoup aimé "Un gout de rouille et d’Os" et "Juste être un homme". Les Post sur son Blog ne sont pas mal non plus. Je lui ai forwardé ton article (partiellement traduit) et il a apprécié ; ) . Il m’a aussi répondu que « The Fighter » avait un accueil mitigé de la part du public. De Maxence, posté le 16.06.08 à 19:32 ![]() Caro que dire ? Tu es un ange ! Tu lui a partiellement traduit, c'est tout simplement énorme !! Merci beaucoup, tu as de la chance de l'avoir rencontré, il a l'air humainement intéressant... De Caro, posté le 16.06.08 à 23:29 ![]() En fait, c'était un vendredi soir et j'étais attendue. Alors par manque de temps je lui ai d'abord proposé de lui traduire seulement s'il était intéressé, puis j'ai quand même pris un moment pour ne traduire que la conclusion de "de loin des clichés... jusqu' à... à suivre", car il connait déjà son roman. Je ne pouvais pas attendre le WE et c'est ce qui me semblait le plus intéressant pour lui. Je suppose que pour le reste il s'est débrouillé avec google. Voici sa réponse: "Hello Carole, De Maxence, posté le 17.06.08 à 11:26 ![]() C'est vrai, il est différent. Plus "balaise" aussi (et un beau tatouage ; )), son écriture est donc peut-être le résultat d'un apprentissage de "fighter" ? Tu lui as demandé ? Caro, si tu as l'occasion de l'interviewé, propose nous quelque chose dans "Proposer une entrée" (clique sur le lien) nous te publierons avec plaisir (voir les modalités avec moi et EW) De Véro, posté le 24.06.08 à 22:03 ![]() Chuck Palahniuk dit de ce roman : Davidson brouille les frontières entre le drame et la comédie, la cruauté et la miséridorde ! Je le sens bien comme ça.
Tu n'as pas parlé de l'humour Max ! Je le trouve vraiment, vraiment pas mal, mieux que Bruen. Dès le départ, la façon dont il décrit comment Paul se fait tabasser... Et pourtant, voilà qu'il se retrouvait fracassé contre une devanture en aluminium, tandis que l'eau qui coulait de la gouttière lui trempait les cheveux. Avec, en prime,les phalanges de ce salopard enfoncées dans sa gorge, et un coup de genou de ce trou du cul dans l'entrejambe, un coup si fort que Paul en vomit une gorgée de scotch single malt. Ca ne va peut-être pas durer ! En tout cas, j'aime bien son approche, c'est simple et effectivement percutant.
Je me demande qui est le personnage qui apparaît dans "maintenant". Là, ça ne rigole pas, ça donne froid dans le dos. C'est absurde mais j'ai parié sur Paul ! Et puis j'attends de savoir quel est la réponse qu'il obtient à sa question : "Comment en suis-je arrivé là ? Comment un homme peut-il tomber ainsi du versant civilisé de la terre, et jusqu'où peut donc le mener cette chute ?"
Je m'en retourne illico à ma lecture... De Véro, posté le 26.06.08 à 09:20 ![]() Sa manière de décrire les sensations physiques -la tête qu'on prend pour pushing ball.- est assez efficace. N'ayant jamais reçu de beigne -heureusement- je peux difficilement apprécier la justesse de ses descriptions, mais quand même, on a très mal pour eux ! Je me suis réveillée ce matin avec cette idée en tête. Et cette vieille question qui remonte à ma jeunesse quand des nanas me faisaient c**** : Ca fait quoi de coller son poing dans la gueu** de quelqu'un ?????
De Véro, posté le 10.07.08 à 13:46 ![]() En dehors de Dahlia et Caro... et moi, je me demande s'il y a beaucoup de femmes qui sont tentées par la lecture de ce roman. Un roman qui parle boxe, au premier coup d'oeil ! Il fait mieux que de parler boxe, comme le dit Maxence, il pose la question : C’est quoi être un homme aujourd’hui ! C’est pas intéressant ça ?!!! C’est vrai quoi ! L’homme a quoi dans le ventre aujourd’hui ? Ou est passée sa combativité ? Sa force de caractère ? Sa dureté ? Pas la sécheresse du cœur, non, mais sa capacité à encaisser les coups… et de rester debout face à l’adversité la tête haute… Paul n’a pas compris ce qui lui arrivait lorsqu’il s’est fait lyncher, trop choyé par sa famille, il n’a jamais pris conscience que dehors c’est’l bordel… Bon, sur le principe je suis d’accord, ENTIEREMENT d’accord ! Il reproche à sa famille de ne pas l’avoir laissé souffrir. L’homme a besoin de souffrir ! C’est pas complètement con ! Mais comme d’habitude le roman va grossir les traits : Ce bon fils de famille ramolli par une vie facile va devenir le gladiateur des temps modernes ; il va souffrir comme une bête, pleinement, totalement et c’est dans la douleur qu’il va se sentir enfin vivre ! Dans la vraie vie, il n’est peut-être pas nécessaire d’aller aussi loin pour comprendre que ça la fout mal de détaler comme un lapin à la moindre égratignure ! Le rôle de Rob est plus sensé, il tempère la vision excessive de Paul. Rob, malgré son désir d'une vie "paisible", loin de la violence, a du courage à revendre ; il nous montre que la vraie force n'est pas dans la violence physique ! On l'aime d'emblé.
Enfin, bref… Je recommande la lecture de ce bouquin… surtout aux hommes !!! De Véro, posté le 10.07.08 à 13:51 ![]() Au fait, je veux bien croire à l'existance de boxe clandestine, mais ces histoires d'acides, ou je ne sais plus quoi qu'on mettait sur les poingts pour brûler les yeux des adversaires, etc. c'est énorme ! Pourquoi ces fouilles tout de journalistes n'y mettent pas les pieds ? De Véro, posté le 11.07.08 à 08:33 ![]() Permets-moi une question Maxence, toi qui as lu ce livre. Penses-tu que mon commentaire ci-dessus (13:46) soit pertinent... ou est-il déplacé.
Dans le premier paragraphe, je résume en quelques questions l'état d'esprit de Paul au lendemain de son lynchage. Je fais de même dans le deuxième : en affrontant la violence coup après coup, il s'est débarassé de sa peau de lapin, en quelque sorte pour endosser celle du lion. Bon, il vire complètement au masochiste, ça donne au roman un côté spectaculaire, mais en même temps minimise la leçon qu'on peut en tirer, de mon point de vue ! Le plus honnête est le rôle joué par Rob pour les raisons que j'ai cité plus haut.
Penses-tu que mon commentaire est susceptible de blesser ? De Véro, posté le 15.07.08 à 19:11 ![]() Tu n’as pas répondu à la question chef…
La raison pour laquelle ton billet m’a autant interpellé n’est pas celle qu’on pourrait imaginer-. En fait, j’ai pensé à mon fils ; un jeune garçon qui commence seulement à prendre conscience de ce rôle qu’on lui demande de jouer : être un homme !
Mais en quoi ça consiste ?
Selon toi Max, Craig Davidson pose la question : « C’est quoi être un homme aujourd’hui ? » Et au lecteur d’y trouver éventuellement des réponses. Sauf que les personnages crées par l’auteur ne sont pas suffisamment représentatifs de l’homme dans toute sa complexité, avec ses qualités mais surtout ses défauts.
Paul et Rob ne sont ni un mastard autoritaire agrippé à sa virilité ni un être hyper sensible qui s’effondre face au moindre problème. Tous les deux à leur manière font preuve de courage et de dureté. Ce roman en réalité montre surtout qu’un homme n’a pas besoin de recourir à la violence pour prouver qu’il est un homme –ce que j’approuve totalement-. Seulement, dans le choix de ses personnages Davidson exclue implicitement la faiblesse. Ne fait-elle donc pas partie des hommes ? Un homme n’a toujours pas le droit de pleurer, n’a toujours pas le droit de craquer, n’a toujours pas le droit d’avoir peur… ?
Difficile de trouver des réponses dans la littérature. La fiction entretien les stéréotypes et l’écrivain est victime des personnages qu’il veut attachants –des héros crées de toutes pièces- Il y a néanmoins un passage qui m’a plutôt frappée : -Pourquoi tu fais ça ? demanda son père. Pourquoi prendre des coups, juste pour prouver que tu peux les encaisser ? - Parce que…, dit Paul avant des s’interrompre, ébranlé par les questions de son père. Parce qu’on a besoin de souffrir. On a besoin de ressentir la souffrance, de faire l’expérience du manque et de se faire démolir, ne serait-ce que pour se reconstruire après… Hum, que faut-il en penser ? Je me suis montrée brutale dans mes commentaires précédents –j’ai un humour brut de décoffrage (le plus souvent ironique) qui n’est pas toujours compris ou qui finit par lasser ; on me prend trop au sérieux et j’en suis navrée !- Bref, j’ai terminé le roman en me disant que la condition de la femme, avec toutes ses injustices, n’était pas si mal finalement ! On demande rarement aux femmes plus qu’elles ne sont en mesure d’offrir !!! Elles jouissent d’une liberté d’existence de plus en plus grande aujourd’hui alors que les hommes restent coincés dans ce rôle d’homme fort et sans reproche qui n’a pas changé d’un iota… ou si peu ! De solitaire, posté le 16.07.08 à 09:42 ![]() ça fait du bien un peu de compéhension chienne de vie De Marie, posté le 17.07.08 à 10:51 ![]() Moi je n’ai pas de compréhension a donner aux hommes, excuse moi véro je ne veus pas de vexer mais la seule souffrance que j’ai vu dans ma vie s’est celle que les hommes imfligent aux femmes. Hier j’ai lu l’article et les commentaires et ça ma fait tout drôle, j'ai réflechi je ne sais pas si je comprends bien, les hommes pensent alors qu’ils doivent savir prendre des coups mais en vrai ils ne savent pas, ils ne savent que les donner plus ils tapent fort et plus ils se sente forts, ils marquent leur terrain comme les cerf, le ruminant a corne : le plus grand et le plus fort regne sur une territoire et des femelles qu’il ne protège meêm pas car en cas de danger il se sauve le premier. C’est ça que je vois tous les jours, c’est sa être un homme. C’est quoi la morale de ce livre à la fin. Mis tu as raisons sur une chose les romans sont rempls de personnages inventé qui ne correspondent pas à la réalite mais il faut bien s’inspiré quelque part. De Véro, posté le 17.07.08 à 13:21 ![]() Je ne sais pas quoi dire. Vous n'avez vraiment pas de chance Marie si vous n'avez pas rencontré d'hommes de valeur.
Je vous conseillerais bien de lire ce roman. Si vous êtes familiarisée avec la violence physique, cet aspect du bouquin ne vous choquera peut-être pas. Par contre vous découvrirez un monde plein de sensibilité, de courage, d'honneur, d'espoir... Rob est un garçon qu'on aimerait avoir pour fils ou pour gendre. Loyal, courageux -le maître mot-, mature, sensé, ambitieux... Un garçon dont on peut s'inspirer effectivement. Et même Paul est un personnage attachant car il n'a pas de haine, il n'en veut à personne ; il n'y a pas de coupables, ses parents moins que les autres. Simplement il ne supporte pas cette faiblesse qu'il a cru découvrir en lui le jour où il s'est fait tabasser.
Les attentes de la part des mères, des femmes, le propre instinc de l'homme et l'éternelle compétition masculine... sont un poids énorme. Pour certains, taper le premier (blesser physiquement ou moralement) est la seule façon de s'imposer... dans un monde de brutes ! Compliqué tout ça... De Marie, posté le 19.07.08 à 11:43 ![]() On ne e familiarise jamais avec la soufrance véro. tu dis que le livre est plein de sensibilité et en même temps violent je n'rrive pas a comprendre ça De Véro, posté le 21.07.08 à 12:11 ![]() Aïe... Bon... Sorry !
Lis le billet de Maxence, à défaut de lire le livre -ce qui est encore la meilleur façon d'obtenir une réponse à ta question- En tout cas, personnellement, j'en ai assez dit... même trop dit ! De Caro, posté le 01.08.08 à 16:55 ![]() Lu sur le bog de C. Davison: More French news, this time on the movie end of things: After some back and forth, the film option to RUST AND BONE was picked up by Jacques Audiard, a French filmmaker: http://www.imdb.com/name/nm0002191/ Ajouter un commentaire |
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