Si tu lis ça, je couche pasLe Libé daté d'hier a soulevé une question amusante, et qui peut aussi, si on est vraiment sensible, s'avérer assez épineuse. Peut-on coucher avec quelqu'un dont les goûts littéraires laissent à désirer ? C'est la Sunday Book Review du New York Times qui a d'abord consacré une page entière au sujet, dans un article titré «It's not you, it's your books», et signé Rachel Donadio. Le truc aurait pu tout aussi bien venir de l'agaçante Carrie Bradshaw de Sex and the City. Un peu de vocabulaire : le literary dealbreaker est donc une "rupture pour cause littéraire". Si ce motif peut paraître complètement futile, il n'est pas si aberrant que ça. Au contraire, il renvoie plus généralement au problème de savoir si deux personnes aux goûts culturels complètement opposés peuvent être amoureusement compatibles. Agnès Jaoui en avait fait le moteur de son film Le Goût des autres, avec Bacri en chef d'entreprise pas très branché culture.L'auteur de l'article de Libé, Edouard Launet, a surtout relevé les réactions des lecteurs du NY Times. D'un côté, il y a ceux qui n'ont pas compris que la question vaut seulement pour un happy few, vivant principalement dans "le sud de Manhattan ou quelques arrondissements centraux de Paris", et qu'elle peut bien évidemment être considérée comme une grosse blague. Ceux-là s'insurgent contre l'intolérance d'un partenaire qui vous préférerait plutôt en passionné(e) de Proust que de Danielle Steel (oui, là on fait dans l'extrême). Ensuite, il y a ceux qui classent assez catégoriquement certains ouvrages comme potentielles causes littéraires de rupture. Trio vainqueur : le Da Vinci Code de Dan Brown, L'alchimiste de Paulo Coelho et Les Cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini. Enfin, une autre école, à laquelle Edouard Launet n'adhère pas du tout, qui voudrait, en gros, que "les filles qui aiment James Joyce ne sont pas nécessairement super au lit". C'est vrai qu'il faut, d'abord, en trouver assez pour pouvoir comparer. Jean-Luc Delarue dirait : "si vous avez déjà rompu avec un partenaire en raison de ses goûts littéraires, ou si vous choisissez vos partenaires en fonction de ses goûts littéraires, venez témoigner."
Lire l'article d'Edouard Launet : "Rupture littéraire, on achève bien d'imprimer" dans Libération Commentaires
De J., posté le 04.04.08 à 17:00
![]() Tout comme nous pourrions dire que si votre mec aime amistead maupin, il est forcément un peu pédé, et qu'un fan de bernard werber aurait naturellement rêvé d'être cosmonaute et de tutoyer les puissances célestes. mais au final, ils auraient surtout des goûts de chiottes. mais pour reprendre chicago, "i guess you could say we broke up because of artistic differences". et puis d'ailleurs, vous vous verriez, vous, avec un mec qui adoooore american pie?! De Véro, posté le 04.04.08 à 18:04 ![]() D'un autre côté, il y a Myosotis qui à travers sa notule "Cartographie des goûts littéraires" se demande si on pourrait inventer une science qui profile les individus grâce à leurs lectures. Ainsi, par le biais des lectures, il est possible de trouver votre âme soeur. Est-ce que quelqu'un ici lit Marc Levy ??? C'est une blaaaaague ! Mais j'avoue que les lecteurs de Burroughs, Bukowski ou Palahniuk m'effrayent un peu ! En tout état de cause, un passionné de bouquins vaut mieux que rien du tout. Imaginez un compagnon qui ne lit pas, qui préfère le foot, par exemple. Bouhouhouuuu. (Ca c'est une conversation qui a déjà eu lieu quelque part par ici )** De Lecteur, posté le 06.04.08 à 02:20 ![]() Deborah Helpert.J’ai crée naturellement cette petite page en toute humilité à l’image de Deborah, j’ai eu la chance de lire son livre, son manifeste, son mode d’emploi, ce petit fascicule qui va s’appeler femmes, mode d’emploi. Je l’ai adoré pour la sincérité, le pragmatisme et l’intelligence du texte dans son concept. J’ai la chance de présider le Prix Edgar Faure avec un jury auquel je n’aurai jamais pu rêver, Manuel Valls, Olivier Dassault, Elisabeth Guigou, Roland Dumas, Antoine Sfeir, Laurent Wauquiez etc. J’ai donc une certaine expérience de la littérature politique, et là je découvre ” La littérature du cœur ” et du don” car c’est un don que vous nous faites Deborah, c’est l’accès à la boite de Pandore, car pour revenir aux fondamentaux, qu’es qu’une femme ? Qu’es qu’aimer ?, Comment fait on. Ces questions restent récurrentes tout au long de la vie et c’est peut être parce que l’on peut ouvrir “femmes, mode d’emploi que tout redeviens simple. De tomick, posté le 06.04.08 à 13:21 ![]() Tiens, voilà un sujet qui me parle totalement. j'apelle ça le "détail qui tue" (qui tue l'amour, bien-sûr), avec en tête les mêmes livres que cités (dan brown, l'alchimiste) j'ajouterai EE schmitt, alexandre jardin, anna gavalda et bernard Werber. Ou comment me flasquiser le zizi en une phrase: "je trouve que les fourmis, c'est hYpère philosophique en fait". De Yvette, posté le 07.04.08 à 06:58 ![]() J'ai connu quelqu'un qui buvait beaucoup et pour se dédouaner lisait Bukowski et consorts. J'ai l'ai quitté, je ne sais si à cause de ses romans qui m'agaçaient ou de son alcolisme. De vento, posté le 07.04.08 à 09:32 ![]() Putain, je suis un monstre. Moi je cherche une nana qui a vraiment lu James Joyce parce que cela veut dire qu'elle a pris connaissance du monologue de Molly à la fin de Ulysse et qu'elle a donc tout compris au rapport homme-femme -- ce monologue étant le summum de la déclaration amoureuse, de la déclaration à la vie, à l'amour, aux roses, aux andalouses, à la pisse, à la merde, à l'alcool, aux savons, à la peau douce, etc. -- monologue dont j'ai souvent fait référence dans mes discussions de drague comme un test -- hélas, il n'a jamais fonctionné parce que les nanas que je convoitais -- même encore récemment -- m'ont confié qu'elles ne l'avaient finalement jamais lu -- alors je suis alors reparti dépité me tripoter la nouille -- entre elle & moi, ce n'était vraiment pas possible. Et m'est avis qu'un type/une nana qui dit que les lectrices de James Joyce ne sont pas super au lit: 1- n'a jamais lu James Joyce et ne connait pas la démesure éroto-porno de son oeuvre et de sa vie 2 - est un type/une nana qui se contente du B.A.-BA de la sexualité -- comme une majorité des lecteurs de romans -- et n'a pas pris connaissance de l'importance de la physique des fluides dans un couple. Annonce sérieuse! De Véro, posté le 07.04.08 à 10:03 ![]() Face à une telle déclaration, je crois que je vais m'intéresser à James Joyce. Quelle flamme !** De vento, posté le 07.04.08 à 10:58 ![]() Alors commence par la fin! De lucie, posté le 07.04.08 à 15:24 ![]() J'ajouterais à la liste des gagnants gnangnan Christian Bobin et André Comte Sponville...là je me casse et vite... De vento, posté le 07.04.08 à 15:45 ![]() Avec 1français sur 4 qui a vu les Ch'tis, ça vaut être chaudard pour trouver l'âme-soeur-qui-lit-James-Joyce :-) De Lolla, posté le 07.04.08 à 21:13 ![]() Vento, tu mets la barre beaucoup trop haut. A la fin, Joyce c'est Finnegans Wake :) Good luck :)))) (PS: après les ch'tis, attention à la vague Disco. Dubosc, c'est pire que Kad Merad et Daby Boon réunis. Surtout avec la pouffe d'Emmanuelle Béart à ses côtés (il se la fait dans le film, dîtes il se la fait???). Crypto : tribal. Gnark (soit dit en passant, je connaissais une fille lectrice assidue de Joyce. C'était une vraie conne, arrogante (je lis Joyce môaa) et chieuse. D'ailleurs elle s'est maquée avec un beauf (bien fait pour sa g*****. A l'époque, elle avait essayé de me piquer mon mec. Même pas réussi. Pfff... tu devrais chercher une fille qui aime PJ Harvey, c'est moins dur à trouver et moins risqué :). De vento, posté le 08.04.08 à 11:23 ![]() C'est vrai, pas Finnegans Wake :-) Va pour PJ Harvey! -- JH-H ch JF-F goût pour PJ Harvey, vin, viande, fluide en tout genre, James Joyce, roses, tout & rien. Ann. sér. contact vntln@free.fr urgent avt pourrit. de la marchand. -- la lectrice de James Joyce qui est chiante, arrogante & prétentieuse n'a rien compris à James Joyce -- au même titre que Dantec n'a rien pigé à Nietzsche et à Deleuze. Si on a envie de se sentir plus fort en société, faut pas prendre un auteur mais un AK47 :-) De Véro, posté le 08.04.08 à 11:37 ![]() Finnegans wake est réputé illisible et intraduisible... Décidemment, vous piquez ma curiosité !
A part ça, désolée de ne pouvoir répondre à l'annonce, je ne suis pas libre. Mais ne te décourage pas Vento. Même si tu croises une nana qui lit du Ana Gavalda n'hésite pas ; ça peut être très amusant. Sérieux ! Cette notion de literary dealbreaker est drôle mais ça me rappelle un billet que Dash avait écrit sur son propre blog : "Captain America a écrasé un hérisson". Je l'avais trouvé marrant. Dash raconte avec beaucoup d'humour (comme d'hab!) la bataille qu'une amie et lui avaient mené à coups d'arguments pour savoir lequel de "Gulcher" de Richard Meltzer et "L'élégance du hérisson" était le meilleur roman alors qu'il n'y a aucune comparaison possible. Ce billet avait aussi fait naître un regret, celui de ne jamais me chamailler avec mon compagnon pour des histoires de... bouquins ! De Lolla, posté le 08.04.08 à 11:59 ![]() Ce que je voulais dire c'est que l'érudition littéraire - l'érudition tout court - n'est ni un gage d'intelligence, ni un gage de sensualité (c'est sûr qu'elle n'avait pas compris grand-chose à Joyce, l'autre). Je dis ça mais moi aussi je fais les allergies artistiques PS : t'es fou de donner ton adresse mail, j'espère que une fausse car avec toutes les hystériques qui traînent sur Flu, tu vas être submergé
De vento, posté le 08.04.08 à 12:13 ![]() Ouais, faut pas faire une fixette là-dessus mais tout de même; la vie en couple, c'est aussi une histoire d'échange, de faire avancer quelque chose. Si chacun se cantonne à son côté du lit, avec chacun sa pile de livres -- et que le terrain commun du lit n'est que pour les ébats -- et que ni l'un ni l'autre ne veut surtout pas fréquenter "ses livres" (dit avec dédain), alors il y a de fortes chances que la machine vienne à s'enrailler (ayer) -- genre: on s'fait un ciné ? Moi je vais voir les ch'tis, -- et moi j'vais voir la rétrospective de Dreyer en pâte à modeler" -- on se retrouve à la fin -- à la fin de notre histoire pour faire la séparation des biens -- au moins tu peux prendre tes livres -- ton Bobin, ta série XIII, ton Sagan, ton Joyce, ton Pynchon et ton incroyable collection de cartes postales de Stuggart. C'est certainement très petit-bourgeois; et cette question-là ne se pose pas dans d'autres milieux -- plus en haut ou plus en bas. Et en fait, à bien y réfléchir, c'est une question qui ruine le cerveau et réduit le champ des possibles. De vento, posté le 08.04.08 à 13:25 ![]() @Lolla>les hystéros, c'est mon rayon ;-) (mais je préfère quand même les lectrices de James Joyce!) De Véro, posté le 08.04.08 à 16:18 ![]() Tu as entièrement raison Vento. Cherche avant tout le passionné de littérature. Celui-ci, en général, est curieux, donc ouvert ; reste plus qu'à lui apprendre à aimer James Joyce. C'est sans doute mieux : Elle aura ton regard ! Bonne chance. De Lolla, posté le 08.04.08 à 16:49 ![]() C'est d'un intéret très relatif mais il existe une photo de Marilyn Monroe en train de lire Joyce. C'est Miller qui l'avait initiée. Ajouter un commentaire |
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