MEL : la littérature s'invite au Petit Palais
La Maison des écrivains et de la littérature (MEL) organise, pour la deuxième année consécutive, ses journées de rencontres littéraires, du 3 au 5 avril au petit Palais. Il y a, dans les interventions organisées par la MEL, une volonté affichée de délivrer la réflexion littéraire de son seul carcan universitaire, de la rendre plus pratique, plus vivante. Si les intitulés du programme ressemblent à ceux d'un cours de fac, disons licence de lettres modernes (avec des jeux de sonorités pompeux, genre Inventions/Interventions ; corps crié/corps caché...ainsi que des problématiques parfois obscures), le débat pourra cette fois être renouvelé, élargi, éclairé par la présence de véritables écrivains. Ceux-ci seront questionnés par des universitaires et des critiques littéraires, au cours de tables rondes, chacune d'entre elles cherchant à répondre à un champ de réflexion. La liste des auteurs participants annonce en tout cas du beau monde : Patrick Deville, Pierre Péju, Camille Laurens, Yves Pagès (sous réserve), Céline Minard, Hubert Nyssen, pour n'en citer que quelques-uns. L'événement, mondain et intello, réserve sans aucun doute de passionnantes discussions, peut-être aussi quelques inoubliables longueurs.
"Littérature : Enjeux contemporains II" Colloque organisé par la MEL, les 3,4 et 5 avril 2008 au petit Palais Entrée libre dans la mesure des places disponibles Pour voir le programme complet et plus d'infos : le site de la MEL
Commentaires
De Françoise, posté le 01.04.08 à 19:31
![]() Bonjour Céline, C'est étonnant cette agressivité dans votre annonce... contre les universités, contre les jeux avec les mots, contre les discussions et les "longueurs"... rassurez vous : personne ne vous oblige à y aller, au Petit Palais, écouter les écrivains si cela vous rappelle trop vos cours de licence...! La prochaine fois, au lieu de "corps crié/corps craché", on leur demandera de mettre un tire du genre "comment est-ce que l'écrivain en parle quand il veut dire la douleur qui traverse le corps" ça sera plus à votre goût... moi j'aime bien les rencontres qu'il organise, Dominique Viart.... désolée de ne pas hurler avec la louve... De Céline, posté le 01.04.08 à 23:10 ![]() Chère Françoise, Il n'y a aucune agressivité dans cette annonce. Je n'ai rien contre les universités, ni contre les jeux de mots, et encore moins contre les rencontres d'écrivains ! Certains termes vous ont sans doute offusqué (lesquels : fac ? mondain ? intello ?), mais aucun d'entre eux ne vise à condamner l'événement. Bien au contraire ! J'explique qu'au-delà du simple discours universitaire, les tables rondes organisées du petit Palais permettront d'engager une réflexion plus vivante. Quand à "l'empaquetage" de l'événement, n'a-t-on pas le droit de porter un regard un peu amusé dessus ? J'ai évoqué des cours de fac, d'abord parce que c'est bel et bien là-bas que l'on peut entendre et apprendre pour la première fois cette façon de présenter les choses... Ensuite, plus simplement, parce que les discussions seront aussi menées par des professeurs d'université... Vous avez bien mal reçu ma remarque sur les titres, il n'y est pas vraiment question de goût. Je suis moi aussi désolée, et bien loin de hurler. De françoise, posté le 03.04.08 à 22:10 ![]() Y étiez vous ? j'y étais. Et ce n'était pas "pompeux", ni "mondain", ni "intello"... (vos mots, non ?) mais vivant, varié, direct, chaleureux, hésitant juste ce qu'il faut quand on ne prétend pas avoir raison sur tout. Y compris de la part des "profs d'université" (d'ailleurs il y avait aussi des journalistes parmi les modérateurs)... j'y retourne demain ! et vous ? De Céline, posté le 04.04.08 à 10:47 ![]() Vous me paraissez, en revanche, bien décidée à griffer. Non, je n'y étais pas. Encore une fois, j'estime que les mots sont employés dans un contexte, et qu'il ne faut pas leur donner plus de portée qu'ils n'en ont. De plus, à ces termes qui semblent tant vous titiller, j'en ai opposé d'autres qui prouvent que je ne cherche pas à descendre injustement cet événement ! Mais je ne vais pas aller jusqu'à faire un commentaire linéaire de mon propre billet... Je souris de me justifier ainsi, pour peu de choses voire même pas de choses. De plus, ce lieu n'est pas celui où l'on lance des piques pour quelques adjectifs somme toute courants, mais parfois, apparemment, mal digérés. Ajouter un commentaire |
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