Le capitalisme est une aventure sexuelleLe premier roman de Charles Robinson, Génie du proxénétisme ne s'embarasse pas du politiquement correct. En reprenant la structure d'un ouvrage de Chateaubriand (Génie du Christianisme), il vise à exposer le bien fondé du projet de la Cité, un bordel légalisé, régi par les mêmes lois qu'une entreprise capitaliste. Sauf que ce projet aux accents utopiques révèle vite toute ce que le système libéral a de plus immoral.
Fluctuat a interviewé Charles Robinson au sujet de son livre coup de poing. Fluctuat : Comment vous est venue l'idée de remplacer le christianisme par le proxénétisme ? Charles Robinson : En réalité, le projet s'est initié en sens inverse. J'avais en tête, parmi différents axes de travail, l'envie d'explorer certains thèmes de la doxa néo-libérale : l'influence de cette culture, l'usage de soi comme marchandise, le fonctionnement des organisations en milieu économique rationalisé. En travaillant l'angle du discours politique, j'ai recroisé ce sommet apologétique qu'est Génie du christianisme. Lequel m'intéressait comme structure de discours, comme œuvre de mobilisation générale derrière une idéologie.
Commentaires
Pas encore de commentaire
Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|