Rumi : le poète qui fait tourner les têtes
Parmi les grands poètes persans, Rumi, pour les intimes, n'est pas le moindre. Né dans l'actuel Afghanistan, en 1207, Rumi s'installe à Konya, au centre de la Turquie actuelle, avec sa famille pour fuir les invasions mongoles du début du XIIIème siècle. Son père dirige une madrasa. Il lit Esope et commence à écrire des poèmes mystiques qui seront plus tard rattachés à la veine proto-soufiste (il est également une figure tutélaire des derviches tourneurs). Rumi prend l'époque à rebours et est connu pour avoir fréquenté à l'époque des chrétiens et des juifs, en plus de sa rencontre décisive avec Shams e-Tabrizi, un derviche errant, qui le bouleverse et devient son meilleur ami. Son oeuvre est constituée de recueils de paroles et surtout du Mathnawî, un ensemble allégorique de 40 000 et quelques vers. Plus de 700 ans après sa mort, c'est un poète aujourd'hui très apprécié des Turcs et des Iraniens dont les vers, ramassés et poétiques, font preuve d'une certaine charge morale mais aussi d'une grande sensibilité. La traduction "modernisée" de "Sur le lit de mort" est un bel exemple de cette liberté d'expression et de la vivacité de ses approches poétiques.
Je me perds. (traduction libre) Commentaires
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