Le Journal modeste d'Hervé Di Rosa : entre la ligne et le mot
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Les cahiers sont, sous une forme que je m'oblige à garder, comme des traces que ma main a dessinées - un instant où mon esprit fonctionne pour faire ça et pas autre chose. Il y a beaucoup de fantaisie, des citations et des plans de ce que j'ai entrepris ou dont je rêve. Le monde des images est si vaste que j'essaie de le répertorier, de le capturer à ma manière. Heureusement, il est sans fin, sinon j'en aurais fini. Ces cahiers peuvent faire découvrir des fragments du monde. J'en prélève des signes qui sont aussi des constats sociologiques et politiques. Ils ne sont pas évidents au premier coup d'oeil. Je magnifie les armes à feu, les armes de destruction, les missiles par exemple. (...) Le réel habite mes dessins même si ce ne sont pas des dessins de la réalité... Je ne suis toujours pas un grand fan des "Beaux-Livres", mais il m'arrive (comme beaucoup) d'avoir dans ce domaine des coups de coeur dont ce Journal modeste fait partie. Constitué d'un long entretien entre le peintre et dessinateur sétois Hervé Di Rosa et un journaliste spécialisé (aux questions plus que pertinentes), ce Journal Modeste reprend un certain nombre de dessins tirés des cahiers de Di Rosa, évoluant entre différents styles et différentes intentions.
A côté de son oeuvre qu'on peut considérer comme principale, bien que cela ne veuille pas dire grand chose, le peintre, ancien membre du mouvement Figuration Libre dans les années 1980 (Combas, Lamarche-Vadel) et créateur du Musée International des Arts Modestes, a gardé à portée de main de grands cahiers qu'il a assujettis, en journal intime, carnets de voyage, ou de croquis, bloc-notes, polaroïd picturo-littéraire à sa "créativité domestique". Les dessins qui figurent dans ce livre sont tout bonnement suprenants et splendides, influencés par les séjours américains (l'auteur vit à Miami sur la période) ou mexicains, par le "bas" des cultures populaires (les pulps mexicains, les comics US), les croquis de Di Rosa ont parfois des allures de cartoons majestueux, de pense-bête ou de visions figées pour d'autres illustrations. Leur beauté repose parfois sur leur style, leurs couleurs ou leur caractère inachevé. Dans tous les cas, comme sous l'effet de petits poèmes en prose-torpille, on est fasciné par cette auto-organisation de la mémoire qui se met en place devant nous. Retrouvez l'intégralité de la chronique de Journal modeste. Journal Modeste Hervé di Rosa (entretiens avec Patrick Amine) Buchet Chastel, les cahiers dessinés Commentaires
De Montsé, posté le 14.12.07 à 18:48
![]() Bien ! De timothée, posté le 16.12.07 à 08:39 ![]() C'est des dessins de niveau 6ème ces trucs. si c de l'art moi je suis Picasso ! De sylvain, posté le 16.12.07 à 14:51 ![]() J'ai feuilleté le livre à la librairie, c'est superbe et je l'ai acheté !!! merci pour cette découverte originale. Je galérais sévère pour trouver un cadeau à mon frère. vous m'avez sauvé la mise. De sylvain, posté le 16.12.07 à 14:52 ![]() @ timothée : tu as de la merde dans les yeux ou tu essayais de faire de l'humour. crypto : college (retourne y) De Docteur C, posté le 17.12.07 à 10:58 ![]() Ah Di Rosa... Il a autoproduit d'autres livres vraiment très bien aussi, c'est à creuser. Ajouter un commentaire |
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