Courir, courir, encore et toujours courir,
Les Mollets à l'air et le blé fouettant mes cuisses,
Mon corps souffre de cette course folle, ô martyr !
Et je pleure, je geins comme la plus frêle des génisses.
Souffrir, souffrir, encore et toujours souffrir,
Une plaie d'émotions ouverte en guise d'âme,
Télescopage dans les neurones, sentiments infâmes
Cris étouffés sous le plus mesquin des sourires,
Faiblir, faiblir, encore et toujours faiblir,
Mal au coeur, Mal au corps, Mal aux tripes, Mal encore.
Nb Solaris : Ce poème est proposé par Secretdenfance, qui précise "A l'aube de mes 16 ans, le 22 mai 1998, je venais de me prendre le premier rateau cuisant de toute ma vie, le vrai, le dur, l'humiliant, l'abject, le repoussant, le terrible ! Pour immortaliser ma peine mémorable, j'écrivis ce petit poème sans prétention, un peu puéril ! Mais qui n'a pas été candide et naïf dans sa vie jette la première pierre !"
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De Julie, posté le 10.11.07 à 17:28 
Magnifique poème qui traduit toute l'intensité du moment... Et l'association d'une fragilité animale ( la génisse frêle ) est de toute beauté... Je vote pour ce poème.