Le naufrageur est l'une des bonnes surprises de cette année 2007 au rayon étranger, d'habitude consacré presque exclusivement à nos amis anglo-saxons.
C'est un roman italien, né de la plume d'un Napolitain de 47 ans, et qui bénéficie d'un remarquable travail de traduction d'un habitué de nos chroniques (bonnes et mauvaises), le romancier de polar Serge Quadruppani. Si le roman surprend à ce point par son excellence, c'est qu'il nous amène sur la seule force de sa narration (un style, une "voix" comme on dit dans les milieux autorisés) sur des territoires qu'on n'aurait jamais imaginé visiter.
Le naufrageur raconte la vie et l'oeuvre d'un gamin appelé Pjota qui va tenter d'échapper à sa misérable condition (l'intrigue démarre au début des années 80) en faisant "carrière" dans la mafia albanaise. Pjota, qui a une quinzaine d'années au début de l'histoire, est élevé par une sorte de famille préhistorique, inculte, violente, mesquine. Il survit en rêvant d'aventure et en compulsant une cargaison de livres qu'il a dissimulée dans une sorte de caverne d'AliBaba.[...]
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Le Naufrageur
Francesco de Filippo
Métailié
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