Franz-Olivier Giesbert vend sa camelote sur les plateaux de télé comme une pute de comptoir. Il passe son temps à se vanter d'avoir trahi la confiance du Président (ce vieux naïf de Chirac : grosse buse érotomane qui croyait qu'on pouvait se confier à Super-Fog) et choisi, avec bravoure, courage et témérité (les qualités de tout journaliste qui se respecte), de révéler l'intime, le secret, la vérité du président le
plus nul de la Vème République. Il est reçu avec les honneurs sur les plateaux, avec son look goguenard d'homme de "gauche" déguisé en homme de droite (FOG porte des carrés Hermès qui ressemblent à des minerves). Son portrait de Mitterrand lui avait valu les louanges unanimes de la presse et des lecteurs et voilà qu'il remet ça. Tapis rouge. Ventes records. Critiques à l'unisson qui saluent la complexité des approches Fogiennes ainsi que le style sec, cruel et précis du littérateur. Dans la tragédie du Président, on n'apprend pas grand chose pourtant,
si ce n'est cette thèse un peu étrange, mais dont on se serait bien passée, selon laquelle Chirac serait une sorte de serial looser, menteur (Supermenteur ça vous dit?), ordurier, manipulateur (on se doutait un peu que pour faire carrière en politique, un homme devait avoir un soupçon de vice), bambochard etc. Accessoirement Chirac est nul, exalté et guidé par un poisson pilote idiot, i.e Villepin. Sarkozy est "sincère", écrit F.OG., "vrai". On rigole. Le vent tourne avec les mots. Si le texte vaut pour quelques scènes de vie (la constitution du gouvernement Balladur, par exemple, la conversation sur les canards, évoquées plus longuement que l'Irak), ce qui dérange ici c'est non seulement le parti pris de FOG, mais également sa manière de mettre l'accessoire au rang de l'essentiel. De ne parler que de choses qui n'ont pas d'importance pour la gouvernance, ou qui ne disent rien de nouveau. Au point où on en est de la déréliction démocratique et républicaine, parler de l'homme Chirac comme d'une merde enfonce encore un peu plus bas notre système dans la tombe, mais sans que personne s'en aperçoive. Sans que cela soit dit, FOG apprend aux masses que la démocratie n'a jamais fait que se tromper, n'a jamais fait que s'en remettre aux mains de gens qui n'y croyaient pas un seul instant. La démocratie serait une pute un peu niaise qui ne monterait qu'avec des clients qui ne paient pas.
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Monsieur FOG surfe sur les modes comme un parfait petit arriviste gyroscopique...
Sa dernière "boutade" ? "le système profite aux fonctionnaires et aux classes moyennes".
Je suis fonctionnaire, je suis dans la classe "moyenne", l'Etat n'a aucun égard pour moi, je ne suis bon qu'à payer, j'ai du mal à finir mes mois, rares sont mes loyers versés en temps et en heure...
Je vis moins bien que la plupart des soi-disant pauvres que l'Etat abreuve d'allocations et aides diverses.
Cette personne devrait se contenter de son rôle de dictaphone des alcôves de l'Etat, ça lui éviterait de proférer des inepties au sujet de concepts un peu plus vastes...
« La tragédie du président
scènes de la vie politique
1986-2006 »
de Franz-Olivier Giesbert
chez Flammarion
406 pages
Mars 2006
20 €
11 ans de ce président, c’est 11 ans de trop !
L’auteur de ce livre est un social-libéral, passé avec armes et bagages au libéralisme même plus social du tout....
Son orientation politique suinte à toutes les pages :
au moins on ne peut pas lui reprocher d’utiliser la langue de bois !
Avec Chirac , Franz-Olivier Giesbert est sans pitié :
« C’est une faillite sociale, économique et morale mais, apparemment elle ne trouble pas la digestion ni la conscience de Jacques Chirac. Par lâcheté autant que par aveuglement, il persiste à suivre une politique qui, depuis plus de vingt ans, mène le pays à la ruine. Au sens propre. De 1995 à 2004, sous sa présidence donc, la France aura battu tous les records d’endettement dans l’Union Européenne : il a augmenté de 10,5 points du PIB pour en représenter désormais 66% » En clair le tort de Chirac c’est de ne pas réduire le budget de l’Etat, de ne pas assez supprimer de postes de fonctionnaires. !?µ
L’auteur, au delà de sa profession de foi que je ne partage pas, loin s’en faut ? nous donne de nombreuses informations sur Chirac, son personnage, ses contradictions...
Nous avons droit bien entendu aux frasques du président, à ses « infidélités » qui sont légion , il faut bien attirer le lecteur...mais aussi à une analyse assez pertinente du personnage :
« On a tout dit sur Chirac. A juste titre. Un coup travailliste, le lendemain bonapartiste avant de tourner libéral, puis social-modéré, il aura fait tout le spectre politique, et dans les deux sens. C’est Triplepatte. Jamais où on l’attend, toujours en recherche, pas fini. »
Tout pour être président et l’y rester, tant pis pour les amis : s’ils gênent ils sont remerciés ou oubliés....
Quant à tous ceux et toutes celles qui pensent que la girouette « radicale socialiste » qui nous gouverne soutient Villepin contre vents et marées, ils se trompent... Tant que Villepin peut servir, en tant que fusible ou comme anti-Sarkozy, il sera choyé, protégé mais n’oublions pas que même nos ennemis jurés peuvent avoir des jugements pertinents :
« Chirac a souvent peur. De l’eau qui dort. Du peuple quand il est tranquille. Il ne veut pas déranger, il redoute les manifestations, c’est comme s’il avait le trouillomètre à zéro. » « C’est Nicolas Sarkozy qui parle ainsi »....
Il a trompé les français en leur jouant le jeu de la réduction de la fracture sociale, il a trahi ses amis politiques, « tout contre Sarkozy » mais surtout tout pour rester à l’Elysée...A chaque fois : en 1995 contre Balladur, en 2002 contre Jospin, les journalistes et même ses amis pronostiquaient sa mort politique mais à chaque fois il a ressuscité...
Peut-il encore, à 73 ans, rebondir ?
« Au fil des ans, il est devenu une vieille habitude, comme le veilleur de nuit de la maison de retraite qui vient procéder, de son pas fatigué, à l’extinction des feux »...
Et si on licenciait sans préavis ce veilleur de nuit !
Jean-François Chalot
superbe!
Je viens de finir le livre. Je suis d'accord sur le fait qu'il n'apporte rien d'essentiel. Mais il permet, notamment (surtout si on l'associe a d'autres livres sur le meme theme) de mieux cerner le personnage Chirac et son absence de vision pour le pays. On comprend mieux egalement certaines decisions (dissolution, referendum sur la constitution, Rafarrin). Un naif comme moi se rend alors compte que TOUT est motive exclusivement par des calculs politiciens et jamais par l'interet general de la nation...
Je suis par contre assez choque par les chapitres racoleurs sur la fille malade de Chirac, son gendre suicide ou ses escapades nocturnes. Du journalisme de canivaux! Ce sont idees et l'action des politiques qui nous interessent...par leur vie privee!
En ces temps où la désinformation manipule et sert le président en pature aux loups, il serait grand temps de rétablir certaines vérités.
Non Chirac n'as pas tout fait à l'envers, oui Mr Chirac a perdu au fil du temps tout courage politique et fidélité à sa famille politique..
Mais ne poignardons pas un homme qui a donné sa vie à la France..
J'adore FOG. La façon qu'il a de débiter les cheveux au vent ses brèves de comptoir sur Chirac, les fonctionnaires, l'hôpital, l'école, et de se faire rembarrer aussi sec par n'importe quel contradicteur un tant soit peu costaud devant lui. De dissimuler sa nullité en mordant ses lunettes, le regard perçant...
Ce bouquin est d'une justesse incroyable, il relate les faits et tout ce qu'il cite est véridique.
Je vous le conseille, l'auteur de ce post est un comique.
De plus son portrait est assez proche de celui que l'on trouve dans le film de Rotman.
à qui de droit
animateur fog
invités
mohamed sifaou
éric raynaud :
le 'musellement' en direct' d'un invité à abattre !
ou la 'pitoyabilité' ... d' une émission de service public
dans ce qui peut se faire de mieux dans le genre !
Excusez les néologismes
bien agréables parfois pour en rajouter un brin de piquant !
je ne parlerai même pas
des prise de position des deux intervenants,
puisqu'il n'y en avait qu'un qui parlait
l'autre étant réduit au rôle de subalterne
ou au témoin halluciné d'un sablier qui s'écoule ou il ne maîtrise rien !
Quelle honte mister fog
de nous avoir orchestré tout cela
sans aucune vergogne....
Mais jusqu'où ou peut bien donc mener le journalisme télécommandé et la mauvaise foi ! pinailleur