La grande classe ouvrièreLes P'tits Lu, vous vous rappelez ? Non pas les gâteaux de votre enfance, on n'est pas du genre à faire v
ibrer la fibre régressive dans ces colonnes. Les p'tits Lu c'étaient les salariés qui les fabriquaient ces petits gateaux , notamment du côté de Ris Orangis en banlieue parisienne jusuq'à ce que l'usine ferme. Une histoire de restructuration et de salariés dégoûtés, de procédures judiciaires marathon et perdues d'avance . Une histoire comme on en raconte chaque semaine au JT. Et que raconte l'exposition "du beau travail, paroles et visages des p'tits LU au théâtre de l'Agora à Ivry (illus.). Alexis Cordesse les a photographiés notamment lors de leurs barbecues devant l'usine, un rendez-vous hebdomadaire qui a duré pendant trois ans. L'histoire de gens qui ne voulaient pas disparaître. Cette disparition les medias l'ont depuis longtemps décrétéé et ne s'intéressent plus à la classe ouvrière (groupe toujours majoritaire dans la population active) autrement que sur le mode dépressif. La publicité estime que pour vendre mieux vaut mettre en scène des cadres super cools qui enlèvent leurs cravates avant de sauter dans leur 4*4. Côté cinéma, la dernière édition de Bobines Sociales à Paris a surtout montré que les derniers films sur la représentation ouvrière ont été tournés dans les seventies. Et à part dans quelques fictions récentes (le couperet, ressources humaines) l'ouvrier a pour l'essentiel quitté les écrans. Et la littérature ? Justement, c'est la question que poseront Joël Egloff et Aurélie Filippetti élue parisienne et auteur des derniers jours de la classe ouvrière (décidément) demain au café littéraire toujours organisé par le théâtre de l'Agora à Evry à 19 h. L'exposition est visible jusqu'au 15 avril. Commentaires
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