William Burroughs : Beat BoxVendues par l'auteur à un collectionneur du Lichstenstein, les archives de William Burroughs (illus.) viennent d'être rachetées par la Bibliothèque Municipale de New York, laquelle détenait déjà via la collection Berg la meilleure collection d'archives Beat du monde et notamment les manuscrits et "petits papiers" de Jack Kerouac. Le rayon Burroughs va être particulièrement fourni puisque le matériel dont la bibliothèque s'est emparée regroupe pas moins de 11 000 pages utilisées sur toutes les oeuvres de l'auteur à compter de 1972, mais également des variantes sur le Festin Nu et d'autres écrits de sa première période, des matériels audio (cassettes, collages...) pour une bonne cinquantaine d'heures. On trouverait également dans cet ensemble une bonne partie de la correspondance de William Burroughs avec Ginsberg et d'autres artistes majeurs de la Beat Generation, ainsi que des bribes d'essais autobiographiques ayant une valeur "inestimable", d'après les acquéreurs. La principale mention qui a été livrée par la Bibliothèque est cette phrase qu'ils trouvent parfaitement sidérantes écrite par l'auteur sur son métier : "As a young child I wanted to be a writer because writers were rich and famous. They lounged around Singapore and Rangoon smoking opium in a yellow ponge silk suit. They sniffed cocaine in Mayfair and they penetrated forbidden swamps with a faithful native boy and lived in the native quarter of Tangier smoking hasiesh and languidly caressing a pet gazelle", qui change évidemment de Pascal Quignard. Pour le reste et sans mésestimer ce qu'on pourra publier depuis New York, ce qu'on a à lire ici (et ce qui est traduit en français) suffit à tenir un bon millier d'années encore. Il n'est pas inutile de rappeler que Burroughs, mort en 1997, rien que dans Les Garçons Sauvages ou Les Terres Occidentales, a écrit ce qu'il y a de meilleur sur notre société et son devenir, dans un style aussi singulier que celui de Proust, Joyce ou Balzac.
(téléchargez ici un excellent documentaire sur Burroughs)
Commentaires
De Lukax, posté le 07.03.06 à 23:54
![]() Yep. J'ai déjà lu ça de façon détaillée dans un très bel article du Herald... De Cea DesaxE, posté le 02.07.06 à 12:49 ![]() "As a young child I wanted to be a writer because writers were rich and famous. They lounged around Singapore and Rangoon smoking opium in a yellow ponge silk suit. They sniffed cocaine in Mayfair and they penetrated forbidden swamps with a faithful native boy and lived in the native quarter of Tangier smoking hasiesh and languidly caressing a pet gazelle" Cet extrait n'a rien d'inédit, il est présent dans la correspondance entretenue avec Ginsberg intitulée les lettres du Yage. Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum livres :
|