BastonPosté par Eric Arlix le 16.02.06 à 11:52 | tags : elucubration
... Je tente, un peu naïvement vu la distance, un lancé de Hakim Bey et de Slavoj Zizek sur le Mall contigu à la tour histoire de voir le système de défense en place. Impressionnant. J’accélère le pas puis cours à toute vitesse tout en arrosant façon Uzi le Taipei101 d’une sélection de feuillets historiques (Breton, Daumal, Perec, Queneau, Schmidt, Schuhl). Le taux d’attaques-ripostes augmente. Je sors l’artillerie contemporaine avec Stiegler, Sloterdijk, Sassen mais je reçois coup pour coup et les taxis explosent en vol autour de moi. C’est à moi qu’tu parles ?À moins de deux cents mètres je tente un lancé de recueils de textes communistes (toutes époques confondues) mais l’effet est quasi nul, je réitère l’attaque avec des proses plus incisives, plus poétiques, plus inattendues, et souris devant les effets constatés. Quelques perturbations en cours hélas de courte durée. C’est à moi qu’tu parles ? Mes feuillets le chatouillent à peine. À deux pas du Mall il tente de m’anéantir en faisant exploser toutes les vitrines du rez-de-chaussée dans ma direction et je les évite grâce à La société hyperindustrielle et son avenir puis grimpe quatre à quatre les escalators du Mall pendant qu’explosent à mon passage les vitrines Gucci, Boss, Cerruti, Kenzo, Sonia Rykiel. Arrivé sur le plateau central dominant, je vois les robots anti-feux s’agiter sur leurs rails et diriger vers moi leurs canons à eau haute pression. Je slalome entre les 875 chaises métalliques design et confortables et malgré des ripostes à base de feuillets situationnistes je suis néanmoins atteint par un jet me propulsant violemment contre le bar d’un Sushi-bar à 100 euros le menu. Trop c’est trop. J’entoure un des piliers du Mall des œuvres complètes de Nietzsche traduites en 48 langues soit 2092 volumes puis rassemble toutes mes forces pour affronter environ 1000 agents de sécurité me scrutant à partir de la tour. Ce n’est que du petit personnel et ma progression est rapide n’utilisant que quelques feuillets à peine ébauchés. Arrivé au milieu de la passerelle je la sens vibrer puis se détacher de la tour me propulsant au sol. Je rebondis avec aisance puis pénètre dans la tour par l’entrée principale. Je projette l’installation de Rebecca Horn (852 kg, super lourd l’art contemporain institutionnel) vers l’un des piliers centraux de l’édifice moins par souci de le détruire ou de l’endommager que poussé par l’envie de produire sur 101 étages une vibration sur toute sa longueur. C’est à moi qu’tu parles?... Commentaires
De tchang kai, posté le 16.02.06 à 18:28
![]() Diantre... la suite demain ? De arlix, posté le 16.02.06 à 20:03 ![]() Ben j'ose pas :) je "dois" parler de livres, pas de mes textes c'était juste pour débugger De Lulu, posté le 16.02.06 à 20:09 ![]() Oh non ! Pas Stiegler quand même ! Quoique ... à côté de Rykiel et d'un sushi-bar à 100 euros le menu, ça se défend drôlement ! Ajouter un commentaire |
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