Archives > Septembre 2009Nouveau : une ceinture et un patch qui remplacent la lecture ?
Le site Internet Jelisfacile.com annonce la mise en vente prochaine de la ceinture LectorElect, qui permet de lire sans livre (et sans e-book, sans Kindle) : les phrases du texte sont diffusées mystérieusement dans votre organisme, à l'aide d'écouteurs, de micros, on ne sait pas trop, seyants et discrets. Dans le même esprit, les lunettes SunnyBook permettent de bronzer intelligent depuis son canapé (encore une bonne raison de ne pas lire à la plage) : lumière verte pour les classiques, jaune pour les thriller, bleue pour les Babybooks. Grâce à trois vidéos qui parodient le Téléshopping et autres émissions matinales ringardes et déprimantes, Jelisfacile.com annonce qu'il révolutionne la lecture. Plus besoin de sortir son bouquin dans le bus, puisque les Patchbook se chargent de vous cultiver à même la peau, en vous procurant "l'agréable sensation d'avoir lu l'intégralité d'un livre sans le moindre effort !" ![]() Reste à savoir ce qui se cache derrière cette campagne promotionnelle... L'agence de communication Torich, à l'origine de la blague, refuse de dévoiler le nom de la marque qui se trouve derrière cette publicité farfelue, mais annonce un événement pour le 15 octobre, qui « a trait avec le monde littéraire ». Tous les paris sont permis : est-ce Gallimard qui lance sa collection de guides diététiques, la Fnac qui s'associe aux magasins Décathlon, ou Marie-Ange Nardi qui sort sa biographie Mon masseur anticellulite et moi ?
Entretien : Zep raconte le zizi sexuel... des adultesZep ne s'est pas endormi sur les lauriers du phénomène Titeuf (BD, série animée, Guide du zizi sexuel, expo à la Villette). Dans sa nouvelle bd, Happy Sex, le dessinateur s'adresse cette fois aux adultes, et comme à son habitude, outrepasse les tabous, avec bienveillance et humour. "Certaines personnes font de la BD érotique avec un sentiment de culpabilité, comme si c'était quelque chose d'interdit ou de caché. Or pour moi, le sexe est un sujet sain, central dans nos vies d'adultes. Pourquoi pourrait-on parler de travail, de politique, et pas de sexe ?" Lire des extraits de Happy Sex : extrait 1 / extrait 2 / extrait 3 (© Zep 2009 - Guy Delcourt Productions) La sélection des bd de la rentrée sur Fluctuat JK Rowling privée de médaille pour incitation à la sorcellerie En février dernier, J.K. Rowling s'était vu remettre la légion d'honneur par le président français. Pourquoi la fortunée et bienfaitrice romancière n'a-t-elle jamais reçu l'équivalent américain de cette haute distinction, la presidential medal of freedom ? Parce que l'administration Bush a jugé, à l'époque, que sa série Harry Potter "encourageait la sorcellerie".C'est en tout cas ce que dévoile Matt Latimer, ancienne plume de George Bush, dans les mémoires qu'il vient de publier aux Etats-Unis (édition Crown). Selon le blog américain Think Progress, l'ouvrage de Latimer, Tales of a White House Survivor, révèle plus généralement à quel point l'administration Bush a "politisé" la médaille en question. Et c'est ainsi que l'"étroitesse d'esprit" du "personnel de la Maison Blanche" aurait conduit à refuser à JK Rowling la distinction présidentielle, qui pendant le mandat de Bush a notamment été remise à Tony Blair, Harper Lee, Alan Greenspan, Nelson Mandela ou Charlton Heston... Le livre de Latimer affirme, en outre, que le sénateurTed Kennedy (qui s'était vu décoré par Obama en août), s'était également vu refuser la médaille parce qu'il était « un progressiste ». Le diaporama des plus incroyables librairies du monde (mise à jour)Insolites, prestigieuses ou pittoresques, certaines librairies valent vraiment le détour. De Calcutta à San Francisco, en passant par Buenos Aires, les Etats-Unis ou les Pays-Bas, Fluctuat vous propose de faire le tour du monde via un diaporama des plus étonnantes librairies.
De quoi donner vous donner envie de prendre un café sous les voûtes de l'église où s'est installée la librairie Selexys à Maastricht ; d'admirer la superbe vue sur Colombus Circle qu'offre la librairie Borders de New York, d'écouter des histoires dans la Kids Republic de Pékin... Giscard d'Estaing et la série des Présidents : une saga à succès ?
La série baptisée modestement La Comédie des Sentiments (et qui ne raconte pas DU TOUT l'histoire de VGE entre 1974 et 1981, mais pas du tout), devrait comprendre 8 tomes rédigés ou "coordonnés" par l'Académicien. On ne sait donc pas si VGE écrira tous les livres lui-même (on confirme que pour celui-ci c'est le cas pour en avoir lu 12 pages en librairie) mais on connaît déjà les titres des 8 romans :
1. La danseuse et le Président : l'histoire d'une danseuse russe et du Président 2. La joueuse de tennis et le Président : l'histoire d'une numéro 1 de tennis slovaque lesbienne et du Président 3. Le Président au pensionnat : l'histoire d'un pensionnat de jeunes filles de la Légion d'honneur et du Président (étrange...) 4. Le demi de mêlée et le Président : l'histoire d'amour entre un demi de mêlée du Racing Paris et le Président 5. La chlamydiose et le Président : l'histoire de la maladie vénérienne du Président 6. Le Grand danois et le Président : l'histoire érotique du Président et de son chien géant Roger. Il se raconte qu'une série TV pourrait même en découler sur France 2 (et avec l'assentiment de la Présidence actuelle) avec Nicolas Duvauchelle ou Lorant Deutsch dans le rôle du Président.
Voir aussi: - Après Lady Di et VGE, le diaporama des couples les plus improbables
Level 26 et l'hyperlivre de Jacques Attali : vers une nouvelle forme de lecture ?Quel est le point commun entre Jacques Attali et le réalisateur des Experts? Alors qu'on parle beaucoup de la numérisation des livres en ce moment, deux ouvrages expérimentent une forme de lecture hybride, qui associe pages imprimées et virtuelles: le digi-livre pour Anthony E.Zuiker, ou hyperlivre pour Jacques Attali. Le polar interactif Level 26 devrait pulvériser les barrières de l'édition classique. Co-écrit par le romancier et scénariste du crime Duane Swierczynski et l'éditeur-bloggeur Anthony E.Zuiker (réalisateur de la célèbre série américaine CSI, Les Experts chez nous), le premier tome de la saga noire est sorti le 8 septembre dernier aux Etats-Unis. Level 26 se présente comme une « cyberpasserelle » entre le texte, le web et la vidéo. Le concept ? L'association d'un film et d'une communauté web autour d'une saga de polars. « Lisez, regardez, connectez-vous, communiquez », lance l'éditeur sur son site. Level 26 : Dark Origins inaugure l'ère du roman multimédia. Le site associé propose des contenus postés par l'auteur, des pages de profils de lecteurs et des plans vidéos inédits de tournage. Les trois tomes de Level 26 raconteront l'affrontement de Sqweegel, criminel hors pair aux dons surnaturels, et de l'agent du FBI Steve Dark. Le concept est aussi ingénieux que risqué. Car si l'idée d' "embellir le roman" par l'image semble excellente, l'inconvénient redouté reste celui de devoir interrompre sa lecture toutes les 10 ou 20 pages pour aller voir le clip vidéo... Le fait qu'il s'agisse d'un roman à suspense ne peut qu'accentuer cette crainte de perdre le fil de la lecture. Astucieux, le livre peut cependant être lu indépendamment des vidéos, celles-ci ayant pour seul but de compléter la lecture et non pas de la remplacer. Du coup, le projet retrouve son intérêt. On peut même espérer que ce nouveau type de livre calqué sur le modèle du web 3.0 intéressera les plus réfractaires à la lecture... Zuiker reconnaît d'ailleurs que le but est "d'impliquer la génération YouTube qui ne lit pas vraiment". En effet, à voir la bande-annonce du livre, Level 26 ressemble davantage à une nouvelle série du type Les Experts ou 24 heures chrono qu'à un roman:
Dans un autre genre, Jacques Attali a fait parler de lui avec son hyperlivre, Le sens des choses, paru début septembre chez Robert Laffont. Le sens des choses se compose d'une série de réflexions développées par des personnalités telles que Nathalie Kosciuzko-Morizet, Erik Orsenna ou Simone Veil. Hyperlivre : dit comme ça, le mot impressionne. Il s'agit en fait de proposer au lecteur des vidéos, des fichiers sons ou des documents qui complètent sa lecture. La grande révolution, c'est que les contenus de l'hyperlivre sont accessibles grâce aux flashcodes imprimés sur les pages. Il suffit donc de posséder un téléphone mobile compatible à la technologie (26 % d'entre eux pour l'instant), qui photographie les codes barres et télécharge les contenus. Sur le site Internet, une série de vidéos en explique le fonctionnement en détails et en musique. L'hyperlivre, c'est hyper tendance, même quand c'est Jacques Attali qui raconte. Le Nobel comme au Tiercé : Amos Oz grand favori des bookmakers La saison des prix a démarré en France. Et à un niveau international, on se demande déjà qui va succéder à Le Clézio pour le Nobel de littérature. Le site de jeux en ligne Ladbrokes propose d'ailleurs de parier sur des auteurs plus ou moins pressentis, et classé comme les chevaux en fonction de leur cote.Parmi les favoris, l'écrivain israëlien Amos Oz est en tête (4/1), suivi d'Assia Djebar, de Luis Goytisolo, de Joyce Carol Oates (7/1) et de Philip Roth (7/1). Haruki Murakami et Thomas Pynchon ont vraisemblablement leurs chances (9/1). Bob Dylan figure également dans le tableau (25/1), et même mieux placé qu'un Carlos Fuentes ou un Milan Kundera (50/1). Relégués en bas de listes, certains écrivains comme Cormac McCarthy, Ian McEwan, Paul Auster, Patrick Modiano ou William H. Gass n'attireront que les plus audacieux des parieurs. Bad Machinery, le nouveau webcomic de John Allison![]() Après sept ans de bons et loyaux services, Scary Go Round s'est achevé ce mois ci, laissant des milliers de fans du webcomic de John Allison dans l'expectative. On savait qu'il y aurait un nouveau webcomic qui commencerait le 21 septembre, mais pas si Shelley Winters en serait l'héroïne. La réponse, on l'a maintenant, et c'est "non". Et, même si était fan depuis des années de ses aventures loufoques, on se dit que ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. En sept ans, le dessin de John Allison est passé d'un usage mignon d'Illustrator, qui faisait ressembler ses personnages à des marionnettes de papier, à un style plus souple qui lui permet sur les premières pages de Bad Machinery, son nouveau webcomic, d'être enfin un peu sérieux. Pas trop, sans doute. Les premiers comics sont déjà drôles, et l'habillage du tout laisse supposer l'entrée prochaine d'un robot ou d'un élément surnaturel dans ce qui n'est pour l'instant que la présentation d'une petite galerie de personnage fréquentant tous la même école. On apprécie déjà les dialogues si particuliers d'Allison, qui appliqués à autre chose qu'aux historiettes absurdes de Scary Go Round, fonctionnent plutôt bien. Si vous n'avez jamais lu Scary Go Round, le lancement de Bad Machinery est le moment idéal pour vous lancer à la découverte de l'un des plus grands talents de la BD gratuite en ligne. Décès de la romancière québécoise Nelly Arcan![]() La femme de lettres québécoise Nelly Arcan a été retrouvée morte jeudi dans son appartement de Montréal, à l'âge de 35 ans, a annoncé son éditeur canadien Coups de tête. La maison d'édition s'est refusé de confirmer l'hypothèse du suicide, sans la démentir. Nelly Arcan devait publier ce mois-ci chez Coups de tête son nouveau roman, intitulé Paradis clef en main. Photo © ABECASIS/SIPA
La Martinière réclame 15 millions de dommages et intérêts à Google La Martinière contre Google, c’est David contre Goliath. Le groupe d’édition Le Seuil / La Martinière, soutenu par le Syndicat National de l’Edition et par la Société des gens de lettres, se bat pour une centaine d’ouvrages que Google Books Research a numérisés et diffusés en partie, sans l’accord de l’éditeur, allant à l’encontre du droit d’auteur français. Les deux parties ont exposé leurs arguments lors de la première audience du procès, le 24 septembre.
Depuis plusieurs années, Google signe des partenariats avec des bibliothèques nationales américaines pour disposer de leurs fonds, qu’il copie et met en ligne, en partie ou en totalité, sur son site Internet (le "projet bibliothèque"). Certains éditeurs se sont mis d’accord avec Google, et autorisent ainsi la mise en ligne totale de leurs ouvrages ("le projet partenaire") ; d’autres, comme Le Seuil, ont refusé, mais voient tout de même leurs livres référencés sur Google Books. Constatant ce préjudice, La Martinière a attaqué Google en 2006, et réclame aujourd’hui 15 millions d’euros de dommages et intérêts, ainsi qu’une astreinte de 100 000 euros par jour et par infraction constatée, pour obliger Google à stopper la numérisation « dangereuse et dommageable » des livres. Lire l'article complet sur le procès Google Books contre La Martinière La sélection du prix Décembre 2009Le jury du prix Décembre, qui avait récompensé l'année dernière Mathias Enard pour son livre Zone, a dévoilé les titres retenus dans sa première sélection. Le prix sera décerné le 3 novembre prochain. Gwenaëlle Aubry, Personne (Mercure de France) Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l'homme blanc (Fayard) Dany Laferrière, L'Enigme du retour (Grasset) Simon Liberati, L'Hyper-Justine (Flammarion) Caïus Locus et Niccolo Ricardo, Les Soniques (éd. Inculte) Laurent Mauvignier, Des Hommes (Minuit) : lire la chronique de Des Hommes Raphaël Sorin, 21 irréductibles (Finitude) Jean-Philippe Toussaint, La Vérité sur Marie (Minuit)
Mise à jour 29/10/2009. Deuxième sélection : Patrick Besson / Simon Liberati / Jean-Philippe Toussaint.
Sur Flu : - Tous les prix littéraires - Lire l'entretien avec Mathias Enard, lauréat 2008 du prix Décembre Une enquête révèle qu'un français sur trois rêve d'écrire
Mais qui sont tous ces écrivains potentiels ? Eh bien, ils peuvent être n'importe qui. Le Figaro souligne que toutes les catégories de personnes sont touchées par le phénomène, sans aucune discrimination liées au sexe, à l'âge, au métier exercé ou au niveau social. Seule tendance notable : les 50-59 ans sont plus représentés que la génération des 18-24 ans. Et de quoi parlent-ils ? D'eux, surtout. Neuf textes sur dix relèvent du récit autobiographique. Interrogés sur leurs motivations, 41% des sondés choisissent les options "Pour entretenir la mémoire/l'histoire de ma famille", et "l'envie de raconter mon histoire, mon expérience". 15% voient également dans l'écriture une forme de thérapie. Ecrire, oui. Lire, moins. Mais si beaucoup de Français sont séduits par l'écriture, ils le sont toujours moins pour la lecture. Parmi les personnes interrogées, une sur cinq n'a lu aucun livre ces douze derniers mois, un tiers a lu entre un et cinq livres dans l'année, et 28% lisent plus de dix livres par an. Des chiffres qui ne tiennent pas compte, cependant, du genre des ouvrages lus. Se faire éditer à tout prix. A défaut de lire, les auteurs de manuscrits veulent être lus. Ils sont nombreux à se tourner vers l'auto-édition, recours qui les oblige parfois à payer pour être publié. Aux Etats-Unis, les livres imprimés à la demande sur Internet connaissent un franc succès. Les Français semblent aujourd'hui suivre ce chemin, au risque de tomber sur de prétendus « Net éditeurs » qui ressemblent davantage à des imprimeurs, et dont les tarifs sont bien souvient injustifiés... La première sélection du prix Interallié 2009Le jury du prix Interallié vient d'annoncer sa première sélection de romans. On y retrouve notamment David Foenkinos, habitué des prix littéraires cette année: il fait aussi partie des potentiels lauréats du Goncourt, du Médicis, du Renaudot et du Femina.
Les romans sélectionnés: Elisabeth Barillé, Heureux parmi les morts (Gallimard) Bernard Chapuis, Le Rêve entouré d'eau d'eau (Stock) Jean-Louis Ezine, Les taiseux (Gallimard) David Foenkinos, La délicatesse (Gallimard) Jean-Michel Guenassia, Le Club des Incorrigibles Optimistes (Albin Michel): Lire la chronique du Club des Incorrigibles Optimistes Yannick Haenel, Jan Karski (Gallimard) Simon Liberati, L'Hyper-Justine (Flammarion) Jean-Pierre Milovanoff, L'amour est un fleuve de Sibérie (Grasset) Minh Tran-Huy, La double vie d'Anna Song (Actes Sud) : voir l'entretien avec Minh Tran Huy Gérard Oberlé, Mémoires de Marc-Antoine Muret (Grasset) Gérard Pussey, Les succursales du ciel (Fayard)
Mise à jour du 15/10/2009. Restent en lice dans la deuxième sélection : Elisabeth Barillé / Bernard Chapuis / David Foenkinos / Jean-Michel Guenassia / Yannick Haenel / Simon Liberati / Etienne de Montety / Gérard Oberlé
Lire aussi: - Serge Bramly remporte le prix Interallié 2008 - L'actu des prix littéraires sur le blog livres. IREX, petit nouveau sur le marché de l'e-book![]()
Le IREX DR800SG (plus compliqué à retenir que "Kindle") sera vendu 400 dollars à partir du mois d'octobre aux Etats-Unis et début 2010 en Europe : disposant d'un écran tactile, d'une connexion 3G, le lecteur permettra notamment de lire les 750.000 titres proposés sur le réseau de la chaîne américaine Barnes and Noble. Comme ses concurrents, il visera lui aussi à atteindre la perfection esthétique et pratique requise par ses futurs usagers. Selon iSuppli, il se serait vendu un million d'e-book en 2008, et le chiffre de ventes devrait atteindre les 5,2 millions en 2009. De Closets ou le sans-faute opportuniste d'une vieille France moderne
Lire la chronique de Zéro faute
Entretien avec Maximilien Le Roy : comment parler des SDF en bd ? Auteur de 23 ans, Maximilien Le Roy défend une BD ancrée dans le réel, consciente et politique. Une rareté dans le paysage actuel. A la frontière du roman graphique et du reportage, Hosni, son dernier ouvrage, témoigne du quotidien d'un SDF dans les rues de Lyon. Dans un entretien avec Fluctuat, le jeune dessinateur revient sur sa rencontre avec Hosni, l'homme dont il décidera de faire le récit, ainsi que sur le travail documentaire qu'a nécessité ce sujet.Racontez nous votre rencontre avec Hosni, qui deviendra le personnage principal de votre BD... C'était place Bellecour, à Lyon, début 2007. On a discuté durant toute la nuit. Il m'a demandé ce que je faisais dans la vie, et lorsque je lui ai répondu "de la bd", il m'a alors dit que ça serait une bonne idée d'en faire une "sur les SDF, qui s'appellerait SDF + !" Je lui ai demandé le sens du "+". Il m'a expliqué que dans son esprit, ce "+" renvoie à toute les individualités et aux parcours cachés par ces trois lettres SDF... Lire la suite de l'entretien avec Maximilien Le Roy En images : des meubles originaux pour ranger vos livresCe n’est pas parce qu’un objet est créatif qu’il ne peut pas être utile et fonctionnel. La preuve avec cette série de rangements originaux, spécialement pensés par de talentueux designers pour les bibliophiles désordonnés.
Sobriété ou extravagance, chaque lecteur pourra adapter son meuble à ses auteurs favoris. Quelques suggestions avec notre diaporama des rangements design et insolites pour les livres. Anniversaire d'H.G. Wells : Google aussi est dans le coup... Né le 21 septembre 1866, H.G. Wells aurait eu aujourd'hui... 143 ans. C'est vraisemblablement pour fêter cet anniversaire que Google a publié ces derniers jours des logos inspirés de l'univers de La guerre des mondes, œuvre phare du grand maître de la science-fiction. De notre côté, pour rendre hommage à l'écrivain, on pourra tout simplement rappeler comme il fait bon se replonger dans des fictions intemporelles à l'heure où la rentrée littéraire nous impose ses buzzs truqués, ses jugements surfaits, et ses révélations à la noix. Au temps de la comète, roman peu connu d'H.G. Wells, fait justement partie de « ces livres qui ont plus de six mois d'âge et des chances de passer les siècles intacts » : la chronique de notre spécialiste ne manquera pas de vous en convaincre. Pour cette rentrée, Poppy Z. Brite remet le couvert
Nous vous disions déjà il y a un an, tout le bien que nous pensions de cette trilogie culinaire dédiée à la grande bouffe de la Nouvelle-Orléans (et en général, à la nourriture du sud des Etats-Unis) entamé en 2004 avec Alcool (2008 pour la parution Française au éditions Au Diable Vauvert). S'il est toujours question de saveur et de gastronomie plus ou moins fine dans ce deuxième volet intitulé La Belle Rouge, l'ambiance vire également au thriller avec les péripéties subies par Rickey, parachuté à Dallas pour un job de consultant en compagnie d'un chef cocaïnomane et manipulateur. Une opportunité que l'intéressé aurait bien dédaigné, mais dont celui-ci tirera profit pour s'éloigner un temps d'Alcool, leur fameux restaurant où l'on ne sert que des plats à base de spiritueux, et qui, malgré son succès, vient de subir une sévère critique de la part d'un gastronome aussi renommé que mal-intentionné. Un mauvais coup, surtout quand on apprend que le " Humphrey Wildblood " qui signe ce papier assassin, n'est autre qu'Humphrey Treat, fils de D.A. Placide Treat, un homme excentrique et influent exerçant les fonctions de procureur de la Nouvelle-Orléans. Celui-ci s'est juré de faire tomber Lenny Duveteau, le mécène qui aida Rickey et G-Man a lancer leur restaurant dans le premier tome. De coup bas en marché de dupe et machination, les deux chefs devront plus que jamais se montrer solidaire (et amoureux) pour déjouer le sort que leur prépare leurs ennemis.
Lire l'entretien avec Poppy Z. Brite réalisé à l'occasion de la sortie d'Alcool Mes 5 trucs pour survivre à la rentrée littéraire Encore un billet par un chroniqueur sur la vie des chroniqueurs, c'est moche et autocentré en plus : tout ce qu'on déteste lire et voilà qu'on se met à en écrire soi même, ce qui..., tout de même, évite de lire ceux des autres qui en font peu finalement, et c'est tant mieux, non ? Lorsque je me promène dans la rue au Mans et qu'on me reconnaît, de nombreux admirateurs internautes me disent : "Hé Myosotis, ça doit être horrible la période de la rentrée littéraire pour toi. Comment tu fais pour lire autant de livres ? - Oh, je réponds, c'est toujours un plaisir de lire des livres et puis on est là pour ça, aider au choix, faire plaisir en en prenant un maximum".Lorsque je réponds ce genre de choses et échange quelques mots avec la personne tandis que je signe un autographe ou échange un numéro de téléphone, je mens. Je ne prends pas des trains à travers la plaine mais je mens comme un arracheur de dents. Tous les chroniqueurs/lecteurs vous le diront : la rentrée littéraire est un moment particulièrement difficile à vivre parce qu'on se sent débordé de toutes parts, parce qu'on sent que les bons livres nous échappent et qu'on a tiré dans la grande loterie des avant-programmes que des nanars, des bûches de Noël, des livres dont on ne voudrait même pas lire le quatrième de couverture et qui nous attendent parfois 2 à 3 semaines avant leur sortie en librairie, nous font les yeux doux et hurlent :"Lis-nous, lis-nous, dévore nous et dis du bien de nous, sinon on est morts". Les livres qu'on reçoit GRATUITEMENT par camions entiers sont alors étalés sur un tapis, au pied du lit et jouent du coude pour gagner le haut de la pile. "Moi, moi, monsieur." Ils jouent au fayot mais ne se font aucune illusion. On lira en priorité les grands noms, ceux que tout le monde va faire parce qu'ils ont (peut-être) une chance supérieure d'être... bien ou foireux... ou alors juste une chance supérieure d'être lus par d'autres que nous et donc commentés et cherchés sur le net. Pour la rentrée littéraire, les premiers SERONT les premiers. Les autres ne seront même pas derniers. Ils ne seront même pas classés. On les refourguera dans une bouquinerie fin novembre sans même une trace de doigts sur le fronton pour leur dire adieu.
La rentrée littéraire est un désastre pour les écrivains et pour les livres. Pour les chroniqueurs, elle leur fait toucher du doigt la vanité de leur métier. Comment découvrir quelqu'un qu'on ne connaît pas ? Comment intéresser un "public" au livre de quelqu'un que personne ne connaît ? Pourquoi dire du bien d'un truc que personne n'a AUCUNE intention de lire ou d'acheter ? Comment faire son malin en lisant tout ce que monde lit et commente à longueur de journal, magazine, site ? Ok, il y a plus malheureux. Ok, il y a plus pénible. Ok, la souffrance du chroniqueur à la solde de Lagardère, ça ne va arracher une larme à un écrivain tricard mais ce n'est pas si simple. Pour résister, nous avons chacun nos trucs. Voici les miens :
1. Caser entre deux livres de la rentrée un livre qui n'en fait pas partie : cette année, je me suis refait des H-G Wells pour patienter entre les nanars et les chefs d'oeuvre 2009. L'Amour et M. Lewisham. Au temps de la comète. Souverains. Des Updike aussi. Le Brian Evenson que j'avais raté. Un livre sur la chimie du quotidien très intéressant. J'ai essayé de lire tout ce qui ne portait pas le millésime "NOUVEAUTES" pour me changer les idées. Hesse. Wells. Beigbeder. Wells. Vollmann. Wells. Fauquemberg. Updike.
2. Alterner les essais, les romans et les bande-dessinées : c'est une technique que tout le monde connaît. Enchaîner dix romans de suite peut être usant et un peu rébarbatif. C'est dans le Beigbeder que le père du narrateur est un africain ou dans le Marie Ndiaye ? C'est Marc Lévy qui s'est fait greffer un bras de poulet dans le bas-ventre ? Alterner, c'est une précaution utile pour ne pas mélanger, surtout si comme moi, on lit 3 livres enchaînés avant de passer à leur chronique. Un livre, une chronique, ça sent trop l'usine.
3. Ne jamais lire les critiques des collègues sur le site pour ne pas les jalouser : Comme chaque année, je me suis fait blouser. Pas tiré toujours les bons numéros dans notre avant-programme, le grand moment où on se répartit les nouveautés. J'aurais bien lu le Foenkinos mais personne ne me l'a envoyé. Dave Eggers, David Foster Wallace, tous ces mecs : jamais eu l'idée de les lire et voilà que je me fais les plus gros et les plus chiantissimes du marché. Damned ! L'année prochaine, je me fais Amélie Nothomb sur un plateau et Houellebecq les doigts dans le nez.
4. Lire le livre de Beigbeder en premier pour mieux apprécier les autres : Ca oui, je n'y avais pas pensé les années précédentes mais la lecture d'Un Roman Français m'aura mis du baume au coeur. Rien lu de moins bien après ça. J'exagère mais ça peut être une idée pour la suite. Si vous avez beaucoup de livres à lire et que vous DEVEZ tous les lire, essayez de garder les meilleurs pour la fin. Bon, on m'a refilé Les Veilleurs de Vincent Message en deuxième semaine et je n'avais pas prévu ça. Coup dur. Et 650 pages de pseudo Matrix, The Cell freudien à rajouter. Je bois le bouillon.
5. Ne jamais cesser de se prendre au sérieux : s'il y a une erreur que ne doit pas commettre le critique, c'est celle-ci : prendre son boulot à la légère ou se décontracter. La règle n°1 d'une critique réussie, c'est de considérer qu'elle est la seule critique qui sera jamais écrite sur le livre. Ne pas regarder sur google ce qu'ont écrit des dizaines de types avant vous. Ne pas leur piquer de jugements tout fait. Ecrire comme si vous étiez le Passeur ultime, quitte à avoir le melon et à en rajouter des tonnes. Sans ça, vous êtes un baltringue, un charlatan. Et hop ! Google rachète ReCaptcha pour optimiser sa numérisation d'ouvrages![]() Contre Google Books, des éditeurs crient au viol, des hommes de lettres à la prostitution. Difficile de peser face au géant qui étend chaque jour ses compétences en matière de numérisation d'ouvrages. Comment ? En rachetant, par exemple, ReCaptcha, société spécialisée dans la lutte anti-spams.
On connaît tous la technologie Captcha (Completely Automated Public Turing Test to Tell Computers and Humans Apart), qui affiche sur l’écran de l’ordinateur une série de lettres et chiffres déformés que vous devez recopier pour prouver que vous êtes bien un être humain. C'est le système de reconnaissance optique de caractères de Captcha - aussi fiable (sinon plus) que celui de l'oeil humain - qui semble aujourd'hui intéresser Google, celui-ci pouvant, notamment, aider à la numérisation de manuscrits difficile à déchiffrer. Fondée à l'université Carnegie Mellon (USA), ReCaptcha est notamment chargé de numériser, avant 2010, 130 ans d'archives du New York Times...
De l'autre côté de l'Atlantique, les membres du Syndicat national des éditeurs attendent la décision du juge américain, le 7 octobre prochain, sur la validité en France de l'accord signé entre Google et les maisons d'édition américaines, tandis que le débat sur poursuit sur la future numérisation du fonds de la BNF par Google. En images : les 12 écrivains US invités aux Belles Etrangères 2009Alors qu'il fêtait l'année dernière ses 20 ans en invitant des écrivains du monde entier, le festival des Belles étrangères mettra pour son édition 2009 douze écrivains américains à l'honneur.
Si l'on recense chaque année un grand nombre de traductions d'ouvrages anglo-saxons, il n'en est que plus difficile de faire son choix et de prendre conscience de l'étonnante diversité de la littérature américaine. En conviant romanciers, nouvellistes, poètes, essayistes, et auteur de BD, les Belles étrangères entendent nous faire voyager de la côte Ouest à la côte Est des Etats-Unis, sur des territoires réels, fictifs ou légendaires : voir notre présentation en images des 12 auteurs invités aux Belles étrangères. Comme chaque année, le festival, organisé par le Centre National du livre se déroulera à travers toute la France, du 9 au 21 novembre. Une anthologie réunissant les textes des 12 auteurs, accompagnée d'un film, paraîtra également en octobre chez Rivages.
Le Petit Nicolas sur M6 : destiné aux enfants idiots ?Avant d'arriver au cinéma, Le Le Petit Nicolas de René Goscinny et Sempé passe d'abord par la télé. Sur M6, tous les dimanche matin, ) 9h30 - une heure à laquelle on est bien content que les enfants soient devant la télé, les enfants peuvent découvrir Le Petit Nicolas dans une version 3D, avec un générique chanté par Julien Doré et des scénarios remaniés pour la télévision, le tout semblant destiné à attirer les enfants de bobos, mais pas trop. M6 vend son émission aux enfants sur le thème "découvre l'école de tes parents", ce qui semble limiter l'émission aux enfants dont les parents ont plus de cinquante ans. Le résultat est franchement mauvais, en tout cas si on le compare à l'indémodable fraicheur de l'oeuvre qui est censée l'avoir inspiré. Ce qui veut sans doute dire qu'il est destiné aux enfants idiots. Ca tombe bien, beaucoup d'enfants le sont. Une situation à laquelle M6 n'a jamais cherché à trouver un remède. La version Kindle du nouveau Dan Brown en tête des ventes sur Amazon![]() Paru simultanément mardi dernier en version papier et e-book, le nouveau Dan Brown, The Lost Symbol, domine sans surprise les listes des meilleures ventes. Le site Kindle Nation a cependant relevé que dans la catégorie "Mystery & thrillers" des meilleures ventes, c'est la version Kindle qui tient la première place !
Dans le cas d'un blockbuster comme The Lost Symbol, la version e-book peut facilement faire valoir ses avantages. D'abord, elle coûte moins chère : 9,99 dollars contre 16,17 dollars sur Amazon (prix de vente moyen : 29,99 dollars). Il ne lui faudra ensuite que quelques minutes pour arriver droit dans vos fichiers. Zero délai de livraison, zéro encombrement (la version papier fait plus de 500 pages), zéro cadavre : le format idéal pour un livre, qui, paraît-il, se dévore coupablement comme une barre de chocolat. Uniquement disponible sur Amazon, la version Kindle n'empiètera pas cependant sur le succès du livre papier, qui elle est disponible absolument partout ailleurs sur le web et partout ailleurs tout court. Avant de sortir son prochain livre (dans six ans, table le Telegraph) Dan Brown laissera peut-être le temps au marché du livre électronique de décoller. Le Kindle, en vente depuis 2007, gagne chaque jour en performance et en popularité : son dernier modèle, le DX, peut stocker jusqu'à 3500 ouvrages. Pour la version française du roman, Le Symbole perdu, les lecteurs n'auront pas vraiment le choix. Pour le moment, ce sera les 650 pages de l'édition JC Lattès, pour un peu moins de 23 euros (27 novembre). Sur Flu : Oussama Ben Laden recommande trois livres aux Américains Ben Laden voudrait-il, comme Oprah Winfrey, prescrire quelques lectures aux américains ? Selon un article du New York Times, le site Intelligence Group (chargé de la surveillance des sites djihadistes) affirme que le nouvel enregistrement sonore dans lequel le chef d'Al Qaida s'adresse aux Américains évoque trois livres qui, selon lui, rejoignent "son analyse de la politique mondiale, et des persécutions que subit le peuple Musulman de la part des Américains et de ses alliés". Quels sont donc ces ouvrages sur lesquels on pourrait apposer un bandeau portant la mention "recommandé par Ben Laden" ?- The Israel Lobby and US Foreign Policy, de Stephen M. Walt, professeur de relations internationales rattaché à Harvard, et de John J. Mearsheimer, politologue à l'Université de Chicago. Publié en 2007, le livre entend démontrer que le soutien inconditionnel des Etats Unis à la politique Israëlienne nuit finalement aux intérêts des deux pays. Selon la retranscription du Site Intelligence Group, la voix sur la cassette annonce un titre sensiblement différent : The Israeli Lobby in the United States. - Palestine : Peace Not Apartheid, essai dans lequel l'ancien président Jimmy Carter donne son point de vue sur le conflit israëlo-palestinien. La voix sur la cassette, qui ne cite pas le titre de l'ouvrage, appelle les Américains « à lire ce que (leur) ancien président, Carter, a écrit à propos du racisme des Israëliens à l'égard (du) peuple en Palestine ». - The Apology of a Hired Killer, ouvrage attribué à un ancien agent de la CIA, « qui a decidé de dire la vérité en dépit des menaces » : la voix sur l'enregistrement affirme que l'auteur clarifie de façon limpide les causes du 11 septembre. Aucun ouvrage ne correspondant au titre cité, un expert suggère que Ben Laden parle peut-être d'un livre de John Perkins, intitulé Confessions of a economic Hit Man. Les trois livres auxquels l'enregistrement fait référence sont bien entendus tous extrêmement controversés. Ben Laden, que certains analystes jugent affaibli, semble presque faire appel au "bon sens" des Américains. Mais non sans faire planer la menace : "Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d’usure contre vous par tous les moyens possibles, de la même manière que nous avons épuisé l'Union soviétique pendant dix ans jusqu'à ce qu'elle s'effondre par la grâce d'Allah le tout-puissant et devienne un souvenir du passé." Lire aussi : Faites votre marché sur la Place des libraires![]() Trouver un livre sur Internet, le réserver, aller le chercher en librairie, et ce à travers toute la France : l'idée de Placedeslibraires est toute simple mais bien pensée, grâce à un réseau de plus de 200 librairies indépendantes à travers la France. Il suffit donc d'inscrire l'auteur ou le livre dans le moteur de recherche, qui vous indique alors quelles librairies possèdent l'ouvrage en stock. Une fois le livre réservé, Place des libraires envoie un mail à la librairie choisie pour l'avertir de la réservation. Cas pratique: Je cherche Les Enfants de Las Vegas, de Charles Bock, et j'habite dans le 5e arrondissement de Paris. Je peux le réserver auprès de la librairie L'Arbre à Lettres, rue Mouffetard, qui me le garde au chaud pendant cinq jours. Il ne me reste plus qu'à aller le chercher, et à payer sur place. Si j'habite en Bretagne, je le trouverai à la librairie Cheminant de Vannes. Plus difficile : pour mettre la main sur L'Autre côté, roman fantastique confidentiel d'Alfred Kubin si j'habite à Lyon, Place des libraires m'indique que je peux le commander auprès de la librairie Raconte-moi la terre. Je suis alors redirigé vers le site de la librairie, où je peux l'acheter en ligne ou le réserver. Place des libraires recense environ 500 000 ouvrages (nouveautés, classiques, guides, manuels scolaires) sur son site Internet. La sélection du prix Femina 2009Le jury du prix Femina a dévoilé sa première sélection. Et y a notamment retenu David Foenkinos, Laurent Mauvignier et Yannick Haenel, déjà nominés sur de nombreuses autres listes.
Romans français Gwenaëlle Aubry, Personne (Mercure de France) David Foenkinos, La délicatesse (Gallimard) Brigitte Giraud, Une année étrangère (Stock) Yannick Haenel, Jan Karski (Gallimard) Eric Holder, Bella Ciao (Seuil) Dany Laferrière, L'énigme du retour (Grasset) Francine de Martinoir, L'aimé de juillet (Jacqueline Chambon) Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City (Sabine Wespieser) Laurent Mauvignier, Des Hommes (Editions de Minuit) : lire la chronique de Des Hommes Laurence Plazenet, La blessure et la soif (Gallimard) Noëlle Revaz, Efina (Gallimard) Lydie Salvayre, BW (Seuil)
Romans étrangers Gil Adamson, La veuve (Christian Bourgois) Nadeem Aslam, La vaine attente (Seuil) Sebastian Barry, Le testament caché (Joëlle Losfeld) Neil Bissondath, Cartes postales de l'enfer (Phebus) Abha Dawesar, L'Inde en héritage (Héloise d'Ormesson) Junot Diaz, La Brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao (Plon) : lire la chronique du livre de Junot Diaz Elena Ferrante, Poupée volée (Gallimard) Paolo Giordano, La Solitude des nombres premiers (Seuil) : lire la chronique de La Solitude des nombres premiers Carol Ann Lee, La rafale des tambours (Quai voltaire) Anna Luisa Pignatelli, Noir toscan (La différence) Mathias Zschokke, Maurice à la poule (Zoé)
Mise à jour 2/10/2009 : le jury du Femina a rendu publique sa deuxième sélection et a retenu les auteurs suivants : Romans français : Gwenaëlle Aubry / Brigitte Giraud / Yannick Haenel / Eric Holder / Dany Laferrière / Marie-Hélène Lafon / Laurent Mauvignier / Noëlle Revaz Romans étrangers : Gil Adamson / Nadeem Aslam / Sebastian Barry / Neil Bissondath / Abha Dawesar / Junot Diaz / Elena Ferrante / Paolo Giordano / Mathias Zschokke Essais : Pierre-Marc de Biasi / René de Ceccatty / Daniel Cohen / Daniel Cordier / Alain Finkielkraut / Claude Lanzmann / Michèle Perrot / Olivier Poivre d'Arvor / Jean-Michel Delacomptée
Les livres de la rentrée sont (aussi) des accessoires de mode
Le look prof d'histoire. La rentrée fatigue aussi les profs, peut-être même plus que les élèves. Pour se remettre dans le bain du programme scolaire, le prof d'histoire choisira les revenus d'Algérie par Laurent Mauvignier (Des Hommes), dont il a lu la chronique dans Libé, ou l'itinéraire solitaire du résistant polonais Jan Karski, retracé par Yannick Haenel.
Le philosophe engagé. Même quand la rame de métro est au bord de l'implosion, l'engagé ne lâche pas son bouquin, car l'engagé estime qu'à l'heure de Facebook et de la mondialisation, le livre est notre dernier refuge, notre dernier sursaut d'humanité. Il appréciera l'essai fleuve de William Vollmann, Le Livre des violences. Son équivalent féminin préférera peut-être La Faculté des rêves, bio fantasmée de Valerie Solanas, auteure du SCUM manifesto, par Sara Stridsberg.
La féministe. Elle s'identifiera facilement aux femmes de Marie NDiaye. La semaine suivante, au club de lecture, elle échangera Trois Femmes Puissantes contre Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé.
L'étudiant à Sciences Po. Pour être étiqueté tout de suite "mec / fille qui connaît l'Amérique d'aujourd'hui", rien de tel que du Joseph O Neill (Netherland), ou Les Enfants de Las Vegas, de Charles Bock. Pour compléter la panoplie, prévoir le badge Obama, abîmé, épinglé sur le sac bandoulière, décoloré.
La lycéenne amoureuse. Les baisers sur le sable et les cœurs brisés en septembre ne sont pas une invention de la mauvaise teen literature. A l'automne, le métro recueille de sincères âmes déchirées. Pour les consoler, le décadent Mes illusions donnent sur la cour de Sacha Sperling fera l'affaire. Si la lycéenne amoureuse a laissé sa moitié sur une plage espagnole, Le Jeu de l'Ange, de Carlos Ruiz Zafon, lui portera le coup fatal. Comme marque-page, elle n'oubliera pas la photo prise le dernier soir, au bout de la jetée.
L'érudit : Il achètera Vengeance du traducteur, de Brice Matthieussent, parce qu'il se souvient que Brice Matthieussent a traduit des grands noms de la littérature anglo-saxonne, ce qui est déjà un signe de haute voltige intellectuelle. Puis, il choisira le roman russe de Thierry Hesse, Démon. Parce que l'érudit n'a pas peur des pavés, et l'érudit s'en fout de ce que pense de lui son voisin d'en face. Prix Goncourt 2009 : première sélectionLe prix Goncourt, plus prestigieux des prix littéraires français, a dévoilé sa première sélection de romans francophones pour cette année. On y compte cinq ouvrages publiés par Gallimard, et un de sa filiale Denoël, parmi les 14 titres annoncés :
Edem Awumey, Les pieds sales (Seuil)
Pour l'instant, David Foenkinos cumule le plus grand nombre de sélections, puisque La délicatesse compte aussi parmi les lauréats potentiels du prix Médicis et du prix Renaudot.
Prochaine sélection le 6 octobre, puis le 27, pour une proclamation du prix le 2 novembre. L'an dernier, c'est Atiq Rahimi qui l'avait emporté, pour Syngué Sabour.
Mise à jour 6/10/2009. Le jury du Goncourt a rendu sa deuxième sélection. Restent en lice : Sorj Chalandon / Jean-Michel Guenassia / Justine Lévy / Laurent Mauvignier / Marie NDiaye / Véronique Ovaldé / Jean-Philippe Toussaint / Delphine de Vigan. Mise à jour 27/10/200. Quatre auteurs restent en lice : Laurent Mauvignier, Marie NDiaye, Jean-Philippe Toussaint, Delphine de Vigan Lire aussi: - La sélection du Goncourt 2008 Une leçon de choses (horribles) avec William Vollmann![]() La sélection du prix de Flore 2009La sélection du prix de Flore vient s'ajouter à celles du Wepler, du Médicis et du Renaudot, tombées la semaine dernière. Les oeuvres susceptibles de prendre la relève de La Meilleure Part des Hommes, de Tristan Garcia, sont: Solo, de Michka Assayas (Grasset) Mise à jour 16/10/2009. Deuxième sélection : Michka Assayas / Samuel Corto / Simon Liberati / Giulo Minghini / Jean-Marc Parisis Lire aussi: - La sélection du prix de Flore 2008 - Tristan Garcia reçoit le prix de Flore - L'actu des prix littéraires sur le blog livres. Un tweet de Stephen Fry décuple les ventes d'un livre sur Amazon Comment filer un coup de pouce à un auteur que l'on aime bien quand on s'appelle Stephen Fry et qu'on a 750,000 followers sur Twitter ? Est-il besoin de le demander...
La semaine dernière, le comédien, humoriste et écrivain publie le tweet suivant : « Vous ne lirez pas de livre plus éblouissant cette année que le Sum de David Eagleman. Si vous le lisez et que vous n'êtes pas captivés, je veux bien me faire moine. » Les conséquences sont presque immédiates : le livre d'Eagleman, Sum: Forty Tales from the Afterlive - un recueil de nouvelles sur le thème de l'au-delà - a soudain gagné 3629 places dans la liste des meilleures ventes d'Amazon (soit 6000% d'augmentation). "On a déjà vu des pics de vente résultant d'une publication sur Twitter, mais jamais rien d'aussi significatif que l'ascension enregistrée suite à la recommandation de Stephen Fry", constate Amy Worth, responsable des ventes de livres sur le site. Sorti de l'ombre grâce à la reprise de l'info émise par Fry, le livre peut désormais compter sur le système du bouche-à-oreille propre au tweet, surtout s'il est à la hauteur de ce que l'acteur en a dit. L'éditeur, Canongate, va non seulement en tirer 20,000 nouveaux exemplaires, mais prévoit également de réaliser un livre audio auquel participeraient Stephan Fry et d'autres célébrités, comme Nick Cave ou Dominic West (The Wire). La compilation pourrait éventuellement inclure les extraits d'un spectacle où certaines nouvelles de Sum ont été mises en musique par Brian Eno. David Eagleman est décidément très bien entouré...
Prix Renaudot 2009 : première sélectionAprès le Wepler et le Médicis, c'est au tour du prix Renaudot d'annoncer sa sélection 2009. L'an dernier, c'est Tierno Monénembo qui l'avait remporté, avec Le roi de Kahel. Dans la catégorie romans: Eliette Abecassis, Sépharade (Albin Michel)
Jean-Luc Barré, François Mauriac : Biographie intime (Fayard)
Mise à jour 8/10/2009 : Romans : Frédéric Beigbeder / Alain Blottière / David Foenkinos / Marie-Hélène Lafon / Vincent Message / Jean-Marc Parisis / Olivier Sebban / Anne Wiazemski Essais : Jean-Luc Barré / Pierre-Marc de Biasi / Alain Finkielkraut / Jérôme Garcin / Gabriel Matzneff
Mise à jour 26/10/2009 : Dernière sélection Romans : Frédérix Beigbeder / Alain Blottière / Marie-Hélène Lafon / Vincent Message / Jean-Marc Parisis Essais : Jérôme Garcin / Gabriel Matzneff / Daniel Cordier
Lire aussi: - Le prix Renaudot pour Tierno Monembo - La sélection du prix Renaudot 2008 - L'actu des prix littéraires sur le blog livres.
Soljenitsyne au programme des lycées russes : une première historique
Un an après le décès de l'écrivain, le ministère de l'Education russe a décidé d'inscrire au programme des lycées L'Archipel du Goulag, dans lequel l'auteur témoigne du système concentrationnaire soviétique, dont il fut lui-même prisonnier pendant huit ans. Après sa sortie du camp, Soljenitsyne vivra encore vingt ans sur le territoire russe, la censure s'exercant de plus en plus fortement sur ses textes. Paru d'abord en France, L'archipel du Goulag vaudra à son auteur d'être expulsé d'URSS. Depuis les années 2000, Soljenitsyne avait fait l'objet d'une réhabilitation progressive par l'Etat russe: un premier colloque en 2003, puis le prix d'Etat remis par Vladimir Poutine, et enfin, cet été, une exposition hommage consacrée à son œuvre, à Moscou. A noter aussi, la parution ce mois-ci chez Fayard d'Avril 17, "dernier noeud" de La Roue rouge, récit fleuve de la révolution russe qui a occupé Soljenitsyne pendant plus de cinquante ans.
Lire aussi: Rentrée : découvrez les blogs de nos lecteurs et rejoignez la clique livres de Flu !Parce que la rentrée littéraire sur Flu est aussi celle des lecteurs, nous avions fait appel à vous lors de la dernière rentrée pour nous aider à défricher les publications massives de l'automne. Certains de nos lecteurs se sont cette année de nouveau prêtés à l'exercice de la chronique, chronique qu'ils peuvent désormais publier sur leur propre blog Flu ! Découvrez dès maintenant ce que nos lecteurs ont pensé des titres de la rentrée, et profitez-en pour visiter leur espace perso ! Pour partager vous aussi vos expériences de lecture sur votre propre blog livres, rejoignez le club Flu.fr (pour l'inscription, une adresse mail valide vous sera demandée). Besoin d'infos sur le club Flu ? Vous pouvez laisser un message ici. Les chroniques de la rentrée des lecteurs sur Flu Lire la chronique sur le blog de TREBIV Far Arden : bande dessinée de l'année ?
De Far Arden, on ne dira finalement pas grand chose, parce qu'on en voudrait pas gâter le mystère et l'extraordinaire attrait (il s'agit d'une BD d'aventure à l'ancienne). Le résultat est étonnant : mélange en noir et blanc et graphisme assez élémentaire d'histoires de pirates, d'héroic fantasy, de récit picaresque et de roman d'aventures, entre London, Conrad, Stevenson, Tolkien et Manon Lescaut. L'histoire a pour héros un marin qui, pour des raisons que je ne dévoile pas ici, part à la recherche de Far Arden, une île édenique mythique dont personne n'est jamais revenu. Far Arden, ici déguisé en paradis fantasmatique (sauf un vieillard raconte y être allé et est rentré pour témoigner), est une référence, on le suppose, à Shakespeare qui l'évoque dans As You Like It (Arden était le nom de sa belle-mère, je crois). Pour les amateurs, Jim Morrison, le lézard des Doors, en avait fait aussi une référence récurrente dans ses poèmes et ses textes. Chez Cannon donc, la quête de Far Arden va se révéler une grande aventure planétaire avec sauts de puce d'île en île, pièges et trahisons multiples. Le scénario élaboré rapidement (chaque chapitre a été travaillé en 24h, c'est l'une des caractéristiques de l'oeuvre) est riche en rebondissements, en aller-retours et incorpore sur chaque micro-épisode, comme dans les feuilletons du XIXème siècle, au moins un événement. Le rythme est échevelé, les séquences d'actions incroyablement fluides et le mouvement global envoûtant. Les personnages secondaires sont très réussis : on s'aime, on tue, on s'éclate avec des ours, entre horreur, féérie et grand souffle épique.
Pour ne rien gâter, Far Arden fonce dans ses 80 dernières pages sur un final ahurissant. Je ne lâcherai qu'une information de taille : on découvrira, à la fin, Far Arden. Cette découverte est le moment le plus grandiose du livre et nous tombe dessus alors qu'on ne s'y attend plus. Cannon avait sans doute cette chute en tête dès le démarrage du projet et elle donne à l'ensemble une dimension de fable extraordinaire. Ceux qui ne pourraient pas attendre la traduction française pourront se procurer l'ouvrage directement chez Top Shelf. Son format est très agréable. La lecture ne nécessite par ailleurs pas un niveau d'anglais hors du commun : l'art de Cannon est avant tout visuel et repose sur l'élan narratif. Les amateurs de bande-dessinée peuvent vraiment se précipiter sur cette BD les yeux fermés. Ce n'est pas elle qui va leur faire ouvrir.... On n'avait pas pris un tel pied depuis longtemps, il faut le reconnaître. Coup de coeur de la rentrée: Charles Bock, un gars bien Alors que tout le monde parle du Netherland de Joseph O'Neill (" le livre de chevet de Barack Obama ! "), j'ai bien peur que les critiques de rentrée littéraire passent à côté de Les Enfants de Las Vegas de Charles Bock, qui paraît aujourd'hui à L'Olivier. Peur parce que pour un premier roman, Bock n'a pas lésiné sur l'ambition, ni sur l'ampleur et la difficulté. Et il a eu raison ! Les Enfants de Las Vegas est un roman exceptionnel, de ceux qui marquent la littérature américaine de son empreinte comme ont pu le faire en leur temps des livres comme Last Exit to Brooklyn, Moins que zéro ou Génération X. La différence ici, c'est que Bock ne s'embarrasse pas de la hype ou de l'aspect générationnel justement. Il faut le dire, Les Enfants de Las Vegas est un roman complexe, plein de ce que j'appellerais de " l'empathie négative ". Ses personnages (très nombreux) sont peu aimables et s'y attacher demande un certain effort, comme dans la vie. On fini par les aimer pour leurs défauts, autant que pour le peu de qualités qu'ils laissent apparaître. La structure même du roman pourra sembler absconde pour certains lecteurs. Que cela ne les empêche pas de tourner les pages et de finir ce livre magnifiquement désespéré. Comme tous les (encore) jeunes écrivains, Charles Bock est aimable, ouvert à toutes les questions. Pour un journaliste qui aime son métier, recevoir son interview est un vrai bonheur ! Et ce sera un bonheur encore plus grand de savoir que vous allez bientôt le lire. Bref, vous l'avez compris, Les Enfants de Las Vegas est mon coup de coeur de la rentrée littéraire 2009. Surveillez le de près. Lire la chronique des Enfants de Las Vegas et l'entretien avec Charles Bock sur Fluctuat. En images : le Paris marginal de Jean-Paul ClébertParis, les années 50. Pendant que la ville de Doisneau s'épanouit en baisers d'amoureux et rondes d'écoliers, celle de Jean-Paul Clébert, écrivain culte de l'époque, tangue entre les coups au bistrots, les nuits sous les ponts et les errances d'un bout à l'autre de la Seine.
En 1952, Clébert immortalise d'un coup de plume ce Paris marginal, qui "change de peau tous les jours" : il publie Paris Insolite, roman-chronique qui connaît un grand succès dès sa sortie, et qui sera par la suite republié dans une version illustrée par les photos de Patrice Molinard. Séduites par ce texte poétique et les illustrations qui l'accompagnent, les éditions Attila ont entrepris de faire revivre ce Paris insolite, en le rééditant pour cette rentrée littéraire. En partenariat avec les éditions Attila, Fluctuat vous propose : - de gagner des exemplaires de Paris insolite, en participant au CONCOURS PARIS INSOLITE. - de découvrir des images et des extraits du livre de Jean-Paul Clébert, via le DIAPORAMA PARIS INSOLITE. Avez-vous reconnu les places parisiennes où ont été prises les photos de Paris insolite ? Si oui, n'hésitez pas à nous en faire part... Prix Médicis 2009 : première sélectionAprès le prix Wepler hier, le prix Médicis a dévoilé sa première sélection, dans les trois catégories qu'il récompense : roman français, roman étranger, et essai.
Dans la catégorie roman français : Alain Blottière pour Le tombeau de Tommy, Gallimard.
Dans la catégorie roman étranger : Sara Stridsberg pour La Faculté des rêves, Stock.
Dans la catégorie essais: Yannick Haenel pour Jan Karski, Gallimard. Surprenante, la présence dans cette dernière sélection de plusieurs oeuvres classées comme des romans par leurs éditeurs: Jan Karski, Courlande, ou encore Le livre bouffon.
On saura ainsi le 4 novembre qui succédera à Jean-Marie Blas de Roblès, Alain Claude Sulzer et Cécile Guilbert.
Mise à jour 6/10/2009. Deuxième sélection du Médicis : Domaine français : Gwenaëlle Aubry / Patrick Besson / Alain Blottière / David Boratav / Thierry Hesse / Dany Laferrière / Justine Lévy / Vincent Message / Olivier Sebban. Domaine étranger : Nadeem Aslam / Gerbrand Bakker / Dave Eggers / Ismaël Kadaré / Vladimir Makanine / Owen Matthews / Joseph O'Neill / Jayne Anne Phillips / Mo Yan Essais : Pierre-Marc de Biasi / Alain Ferry / Orlando Figes / Alain Finkielkraut / Jean-Paul Kauffmann
Sur Flu: - L'actu des prix littéraires sur le blog livres. Prix Wepler 2009 : première sélectionComme chaque année depuis 1998, le prix Wepler a dévoilé l'identité des dix auteurs qui concourent cette année pour recevoir la distinction. Créé par la librairie des Abbesses, en collaboration avec la Fondation la Poste et la brasserie qui lui a donné son nom, le prix Wepler récompense "une oeuvre marquée par une audace, un excès, une singularité". Les auteurs en lice : David Boratav, Murmures à Beyoglu, Gallimard. Raymond Federman, Les carcasses, Léo Scheer. Hélène Frappat, Par effraction , Allia. Frédéric Junqua, Kart, Léo Scheer. Jérôme Lafargue, Dans les ombres sylvestres, Quidam. Dany Laferrière, L'énigme du retour, Grasset. Jean-Marc Lovay, Tout là-bas avec Capolino, Editions Zoé. Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City, Sabine Wespieser. Lyonel Trouillot, Yanvalou pour Charlie, Actes Sud. Stéphane Velut, Cadence, Christian Bourgois. Noémi Lefebvre, L'Autoportrait bleu, Verticales : Lire la chronique de l'Autoportrait bleu et l'entretien avec Noémi Lefebvre. Thierry Hesse, Démon, L'Olivier : Lire la chronique de Démon et l'entretien avec Thierry Hesse. On saura en novembre qui succèdera aux Mains gamines d'Emmanuelle Pagano. Avant elle, le jury du prix Wepler avait notamment distingué François Bon, Laurent Mauvignier et Eric Chevillard.
Sur Flu: - La sélection du prix Wepler 2008 - Emmanuelle Pagano décroche le prix Wepler - L'actu des prix littéraires sur le blog livres.
Harry Potter et Don Quichotte à Guantánamo![]() Lors d'un reportage à la prison de Guantánamo, un journaliste du quotidien panarabe Al-Hayat a interrogé le bibliothécaire sur les ouvrages les plus empruntés par les 229 détenus qui se trouvent derrière les murs du centre de détention. Parmi les 13 500 livres que contient la bibliothèque, la série des Harry Potter connaît le plus de succès, suivie de Don Quichotte de Miguel de Cervantes, et de l'essai de Barack Obama, Dreams from my father (Les rêves de mon père en français). Au top 3 donc : un best-seller, un grand classique, et un ouvrage politique. Si le succès d'Harry Potter et de Barack Obama, deux superstars dans leur domaine, n'étonne guère, la présence sur ce podium du roman culte (et joli pavé) de l'espagnol Cervantes était moins prévisible. Sur les rayons de la bibliothèque du camp militaire, des ouvrages en arabe côtoient des publications en langues asiatiques et européennes. Déjà en 2007, un avocat des prisonniers racontait une conversation qu'il avait eue avec un de ses clients, lecteur d'Harry Potter. Celui-ci voyait des ressemblances entre Lord Voldemort (le grand méchant de chez J.K. Rowling) et George Bush, entre la forteresse d'Azkaban où sont enfermés les sorciers criminels, et le centre de Guantánamo.
Voir aussi : le diaporama des écrivains en danger Les éditeurs français disent non à Google Books
![]() Le Syndicat National de l'Edition (SNE) a confirmé son opposition au projet Google de numérisation des livres. Dans un communiqué paru le 3 septembre, le SNE qualifie le fonctionnement de Google Books de "discriminant à l'encontre des éditeurs et des auteurs non-américains", car il "ne propose pas les bases d'un partenariat équitable et équilibré". Le SNE représente environ 80 % du marché français de l'édition ; c'est donc une contestation quasiment unanime qui s'élève en France contre le projet Google Books, qui vise à numériser et vendre en ligne les ouvrages publiés sur le sol américain, en échange d'un dédommagement des ayants droits. Si les éditeurs américains ont accepté, et signé un accord avec Google, leurs équivalents allemand, italien et désormais français s'y opposent. Mais la Commission Européenne, elle, encourage la numérisation des ouvrages par des sociétés privées telles que Google, y voyant l'occasion de redonner vie aux œuvres orphelines ou épuisées. Interrogé par Le Figaro, Arnaud Nourry, PDG d'Hachette Livres, reproche à Google de "faire croire que seuls les internautes américains auraient accès au service autorisé par ce projet d'accord. Or Internet ne peut pas avoir de frontières bien définies. On ne sait pas ce que l'avenir réserve dans ce domaine. Il n'est donc pas acceptable de laisser ce projet d'accord s'appliquer aux œuvres non américaines." La justice américaine doit trancher le 7 octobre, confirmant ou invalidant l'accord signé entre Google Books et les maisons d'édition américaines. Cet accord engage aussi les adhérents à la Convention de Berne (dont le SNE) pour la protection des oeuvres artistiques. Le syndicat français est donc concerné en premier lieu par la décision qui sera prise outre-Atlantique. Cette semaine, Google Books présente son projet à Bruxelles. L'occasion de discuter du devenir du droit d'auteur européen à l'ère numérique.
Lire aussi: - La fronde contre Google Books grandit
Guenassia vs Mauvignier: deux romans pour une Algérie![]() Le pendant et l'après. Laurent Mauvignier est né cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie. Jean-Michel Guenassia, lui, en fut témoin depuis la France. Un écart qui a peut-être joué dans leurs choix respectifs de traitement de l'Histoire. Le narrateur du Club des Incorrigibles Optimistes a l'âge qu'avait son auteur pendant la guerre (de 12 à 16 ans), c'est donc son époque que Guenassia raconte, celle d'un déchirement civil entre les pour et les contre l'indépendance algérienne, qui divisa y compris les familles. C'est ainsi que Michel Marini, le jeune narrateur du Club, voit son frère s'engager puis déserter, devenant alors un hors-la-loi. Le père de Michel soutient, tandis que la mère a coupé les ponts avec ce fils dont les idéaux communistes lui échappent. Au milieu, Michel, en venant en aide à son frère, prend parti malgré lui. Le cœur de Des hommes se situe dans les années 2000, lorsque le passé de plusieurs ex appelés d'Algérie resurgit au cours d'une fête de village. Blessures mal refermées, non-dits, rancœurs, et l'incident se produit. Années, journée. Si Le Club se déroule selon une chronologie linéaire, de 1959 à 1964, le récit est encadré de deux sauts dans le temps : au début, vers l'avenir, lorsqu'en 1980, Michel et un ancien du Club se croisent après des funérailles, et à la fin, dans la Russie des années 50. Chez Mauvignier, le récit est resserré en une journée, celle des retrouvailles, et se concentre sur les effets à long terme du conflit sur ceux qui y ont participé. Guenassia couvre cinquante ans d'histoire d'Europe, là où Mauvignier se concentre sur son sujet et son clan de personnages. Sur Flu: - Le dossier sur la rentrée littéraire: entretiens, vidéos, chroniques. Des écrivains anglais inventent le beurre anti-Dan BrownA dix jours de la sortie presque mondiale du nouveau Dan Brown, Le Symbole perdu, des auteurs de polar anglais se sont réunis pour fonder le Curzon Group, qui se donne pour mission de lutter pour le retour du véritable polar britannique. Son combat s'appuie sur cinq principes : Sous-entendu, les Da Vinci Code et autres Anges et démons ne réunissent pas ces critères, ce qui n'empêche pas leur auteur d'exercer un monopole sur la vente de romans policiers. Cet écœurement a donné à ces auteurs l'idée de cette vidéo anti-Dan Brown :
- Une nouvelle leçon de marketing par Dan Brown - Dan Brown: meilleur promoteur touristique de l'année - Notre dossier consacré au Da Vinci Code. David Foster Wallace, homme de parole La Fonction du Balai, premier roman en date de l'immense écrivain américain David Foster Wallace, disparu l'an dernier, paraît ce mois Au Diable Vauvert, accompagné d'un court recueil de témoignages et d'hommages, donnés par quelques-uns des écrivains les plus influents de notre temps:Don Delillo, Jonathan Franzen... L'occasion de se réjouir donc, mais aussi de regretter cet auteur qui ne nous aura pas assez donné, laissant derrière lui trois romans, des nouvelles et de nombreux essais.Lenore Beadsman, 92 ans, femme brillante et cultivée, résidente de la maison de retraite de Shaker Height dans l'Ohio, disparaît subitement sans laisser de traces avec 25 de ses coreligionnaires, tous aussi âgés qu'elle. Ce n'est qu'un souci de plus pour sa petite fille, aussi prénommée Leonore, déjà en butte à la jalousie maladive de son petit ami, ainsi qu'à un analyste plus tordu que ses patients, sans oublier un baron du génie génétique fou amoureux et persuadé d'être en constante expansion, un frère surdoué mais schizophrène et une mère folle à lier... Lire la chronique de La Fonction du balai sur Fluctuat.
Aussi sur Flu: - Le dossier sur la rentrée littéraire: entretiens, vidéos... - Un inédit de Foster Wallace prévu pour 2010.
Le top 10 des livres téléchargés illégalement
Peut être pour se donner bonne conscience, leurs choix se portent aussi sur des livres plus grand public, comme Adobe Photoshop secrets ou How to do all those little repair jobs around the home.
Le classement complet: 1. Kamasutra
Sur Flu: - Le fil d'actu sexe et littérature sur le blog livres.
Source: Livres Hebdo.
Anthologie American Splendor : un extrait en ligne et des exemplaires à gagner Il manquait cruellement à tous les fans de bd indépendante américaine une édition française des comics "vintage" dAmerican Splendor qui ont rendu Harvey Pekar célèbre. Les éditions ça et là, qui publient à partir du mois de septembre une anthologie en plusieurs volumes d'American Splendor, vont désormais pallier ce manque.L'anthologie regroupera des histoires inédites en France, réalisées entre 1976 et 2006, écrites par Harvey Pekar et dessinées notamment par Robert Crumb, Gerry Shamray, Greg Budgett et Kevin Brown. En saisissant des instants banals ou décisifs de son existence, le critique de jazz parvient à rendre un portrait saisissant d'une Amérique désenchantée, plus particulièrement celle de la middle-class de la ville industrielle de Cleveland, dans les années 70 et 80. Fluctuat vous propose de lire un extrait inédit de l'anthologie American Splendor, mais également d'en gagner un exemplaire, en participant au concours American Splendor. Anthologie American Splendor, volume 1, éditions ça et là, sortie le 26 septembre 2009. Lire aussi : Disney rachète Marvel: qu'est-ce que ça veut dire pour les comics ?
A terme cependant il se pourrait que Disney, cible favorite des conservateurs américains au boycott facile malgré son extrême prudence, se penche un peu sur les pages des comics publiés par Marvel et n'apprécie guère de découvrir que ce qui étaient autrefois des BD bon enfant sont désormais pleines de massacres, de viols, de super héroïnes en strings et autres joyeusetés. Disney pourrait ordonner quelques révisions de scénario politiquement correctes la prochaine fois que Marvel voudra faire resombrer Iron Man dans l'alcool, alors que chaque jour des milliers d'enfants s'engouffreront dans l'attraction qui porterait son nom à Disneyland.
Sur Flu: - Sur le blog cinéma: Disney mange du super-héros - L'actu des comics sur le blog livres. Démon, de Thierry Hesse: Bête à prix
De facture classique, ce roman historique embrasse toute l'histoire de l'Europe contemporaine: la Russie de Staline, la Shoah, la guerre en Tchétchénie, jusqu'au 11 septembre. Le siècle vécu par une famille, les Rotko, de l'arrière grand-père qui traverse la révolution de 1917 à Pierre, le journaliste qui a failli mourir lors d'un reportage à Grozny. On l'aura compris, Démon se situe à l'opposé d'un quelconque nombrilisme littéraire ambiant. Après les remarqués Le Cimetière américain et Jura, Thierry Hesse fait partie des lauréats potentiels des prix littéraires 2009. De la précision historique, une volonté de coller au réel (quitte à assécher le récit), une intrigue finement tissée où les figures se font écho à travers les années: que demander de plus?
Lire la chronique de Démon et l'entretien avec Thierry Hesse sur Fluctuat.
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