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Archives > Février 2009

La solution pour ne plus perdre la page où l'on suspend sa lecture

Posté par Céline le 27.02.09 à 11:07 | tags : news
 
Si vous faîtes partie de ceux qui s'endorment la bouche ouverte sur leur livre, sans avoir la force ni d'y glisser un marque-page, ni de le poser soigneusement sur le chevet, la lampe marque-page est faite pour vous.
 

Conçue par un designer d'objet astucieux (et peut-être grand lecteur), cette lampe est équipée d'une sorte de petite barre sur laquelle on pourra suspendre son livre ouvert sur la dernière page lue. Finis donc les pages cornées, les tickets de métro, de cinéma, les vieux post-it qui ne collent même plus, les cartes postales du collègue, les trombones, les billets doux, les bouts de ficelle que l'on avait tendance à recycler comme marque-page. Fini surtout le coup de vouloir retenir le numéro de la page à laquelle on a interrompu sa lecture, et qui ne marche jamais.

 

Source : La Feuille




Harlequin recrute des adolescentes pour sa nouvelle collection

Posté par Céline le 26.02.09 à 16:24 | tags : édition, news, chick lit
Pourquoi seules les "ménagères de moins de 50 ans" pourraient-elles profiter des histoires passionnées de la collection Harlequin ? Grâce à Harlequin Teen, une collection destinée aux adolescentes, qui sera lancée en avril, les filles vont pouvoir s'y mettre bien plus jeunes.
 

Mais comment adapter des romans sentimentaux (et sensuels, dira-t-on) afin qu'ils plaisent aux adolescentes ? Il suffit de demander l'avis des premières concernées. Harlequin recrute donc des adolescentes, qui recevront gratuitement des livres sur lesquels elles donneront leurs avis. Ainsi l'éditeur pourra-t-il répondre au mieux à la demande de jeunes lectrices friandes d'intrigues amoureuses - type j'ai le cœur qui bat quand il s'approche...

Un site est déjà mis en place. Dédié au 13-17 ans, il est animé par la supposée "Quin", la fille de Harle, donc. Mais que deviendront à 50 ans les femmes nourries à l'Harlequin depuis l'âge de 13 ans ?

 

Source : ActuaLitté







Philip Roth publiera bientôt deux romans

Posté par Céline le 26.02.09 à 12:15 | tags : vo, édition, news
Une nouvelle pour les fans de Philip Roth : l'éditeur Houghton Mifflin Harcourt a annoncé la parution prochaine des 30e et 31e ouvrages de l'écrivain, hautement respecté dans le milieu des lettres.
 

Près de cinquante ans ont passé depuis la sortie de Goodbye, Columbus, premier roman et premier succès de Philip Roth. Par la suite, plusieurs de ses livres ont été acclamés comme des chefs d'œuvre littéraires, comme Portnoy et son complexe, Pastorale américaine et La Tache.

Prévu pour cet automne, The Humbling retracera l'histoire d'un comédien vieillissant, dont l'existence morne est chamboulée par une affaire de "désir érotique et original". En 2010, le même éditeur devrait également publier Nemesis, roman se déroulant en 1944 et traitant d'une épidémie de polio et de ses conséquences sur une communauté de Newark.

Auteur très prolifique, Philip Roth - qui fêtera le mois prochain ses 76 ans - publie en moyenne un livre par an. Le dernier de ses romans traduits en français est Un homme, publié chez Gallimard en 2007.




Pendant la crise, Spider-Man travaille au McDo

Posté par Céline le 25.02.09 à 14:52 | tags : vo, comics, news

Bruce Wayne © DC ComicsSi vous pensiez que les super-héros échappaient à la crise, détrompez-vous : les Batman, Spider-man, Iron Man et cie peuvent eux aussi avoir du mal à joindre les deux bouts.

 

Chez Marvel, au palmarès des personnages atteint par la dèche, Peter Parker, alias Spider-Man, arrive largement en tête. Il y a quelques temps, on voyait l'homme-araignée sauver Obama des super-vilains le jour de son investiture. Dans un numéro à paraître, on le retrouvera un peu moins glorieux : ayant perdu son job de photographe freelance, Peter Parker est désormais contraint d'aller bosser... au McDonald's !

Autre super-héros à se serrer la ceinture : Tony Stark, le milliardaire qui se cache derrière Iron Man, connaît quelques difficultés financières, peu après avoir échoué à stopper une invasion d'aliens. « Il est dans une mauvaise passe, un peu comme Donald Trump après sa première faillite », explique Brian Michael Bendis, auteur phare chez Marvel.
 
Batman, lui, en disparaissant dans un récent épisode signé Grant Morrison, laisse l'entreprise Wayne dans une situation bien incertaine. Les aventures de super-héros sont décidément en phase avec l'actualité...

Passionné de comics, le professeur Mark D. White estime cependant que l'univers des super-héros doit justement permettre aux lecteurs de s'évader de la réalité. Ceux-ci « ne veulent pas qu'on leur rappelle les guerres, les tragédies ou catastrophes économiques. »
 
 
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Salman Rushdie attaque Slumdog Millionaire

Posté par Céline le 25.02.09 à 10:16 | tags : news
Slumdog MillionnaireSlumdog Millionaire et ses huit oscars ne font pas l'unanimité partout. L'écrivain Salman Rushdie, par exemple, a souligné au cours d'une conférence à Atlanta les nombreuses invraisemblances du livre de Vikas Swarup et de l'adaptation qu'en a donné Danny Boyle.
 
Comment, demande l'écrivain d'origine indienne, les deux jeunes personnages principaux finissent-ils au Taj Mahal, à un millier de miles de leur village natal ? Comment ont-il réussi à se procurer une arme à feu en Inde ? Pour un auteur qui met en scène des personnages anges, démons et télépathes, Rushdie est devenu bien tatillon...
Selon l'Atlanta Journal-Constitution, l'auteur des Versets sataniques n'a pas trop apprécié non plus les deux autres films adaptés de livres primés aux oscars : il a trouvé Le Liseur (tiré du roman éponyme de Bernhard Schlink) "prévisible et sans vie", et trouve que L'Etrange histoire de Benjamin Button (tiré de la nouvelle de Fitzgerald) "n'a finalement rien à dire".

Rushdie n'a encore jamais vu aucune de ses œuvres portées à l'écran, mais le roman Les Enfants de minuit, réputé pour être inadaptable, est en cours de réalisation. Quelles en seront les critiques ?
 
 
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Condoleezza Rice signe un contrat à 2,5 millions de dollars pour trois livres

Posté par Céline le 24.02.09 à 17:45 | tags : news, édition
Pour publier les trois livres qu'elle compte écrire - ou dicter - l'ancienne secrétaire d'état américaine Condoleezza Rice a signé avec Crown Publishers : un contrat à 2,5 millions de dollars, ça ne se refuse pas.
 

Filiale de Random House, Crown avait notamment publié The Audacity of Hope de Barack Obama. Dans un communiqué officiel, l'éditeur annonce que dans le premier livre à paraître (prévu pour 2011), Condoleezza Rice retracera ses années passées au sein de l'administration Bush, de 2001 à 2009.

Prévus pour 2012, les deux livres qui suivront devraient être plus "personnels". Rice y racontera notamment son enfance en Alabama où elle a connu la ségrégation, ses années d'études à l'Université Stanford, et son accession au poste de secrétaire d'Etat, qu'elle fut la première femme noire à occuper.

Souvent critiquée pour ses décisions politiques - notamment au sujet de la guerre d'Irak - et pour sa trop grande loyauté envers Bush, Condoleezza Rice a aussi, derrière elle, une histoire personnelle susceptible d'intéresser le public...




Le Premier Homme de Camus adapté au cinéma par Gianni Amelio

Posté par Céline le 24.02.09 à 10:28 | tags : le livre ou le film ?, news

Roman autobiographique inachevé, Le Premier Homme d'Albert Camus fait pour la première fois l'objet d'une adaptation au cinéma, par l'italien Gianni Amelio (Les Enfants volés).


Le tournage du film, coproduit par la France et l'Italie, débutera début avril en Algérie et en France. C'est l'acteur Jacques Gamblin qui incarnera le rôle de Jacques Cormery, l'alter ego de Camus dans le roman, un homme de 40 ans qui retourne dans son Algérie natale d'avant la guerre et s'y remémore son enfance. Claudia Cardinale jouera quant à elle la mère du personnage principale, une femme belle, mais sourde et distante. Denis Podalydès figurera également dans la distribution.

Le manuscrit inachevé d'Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1957, avait été retrouvé dans sa valise après l'accident de voiture qui lui coûta la vie, le 4 janvier 1960.

 

Source : Variety




Bolek publie le livre qui lui a (peut-être) sauvé la vie

Posté par Maxence le 23.02.09 à 16:56 | tags : news, albin michel, édition
Il s'appelle Bolek, habite Paris et il est de ces gens "qu'on n'remarque pas", comme chantait Gainsbourg. Il était kiosquier avant de se retrouver condamné à la rue. Dans Je voulais pas crever, paru chez Albin Michel, il raconte son histoire.
 
Un jour de novembre 2005, un car scolaire détruit le kiosque à journaux dans lequel Bolek, de son vrai nom Boleslas Zwolak, vendait illégalement des livres depuis près de quinze ans. Hélas, après cet accident, les autorités sont bien obligées de découvrir le petit commerce illicite de Bolek et prennent alors des mesures pour lui interdire le trottoir qu'il occupait. Et celui "qui ne voulait pas crever", se retrouve pour de bon à la rue. Avec le soutien littéraire de Laurent Boscq, ex-journaliste de Zurban (entre autres), Bolek retrace donc son histoire dans Je voulais pas crever, sous-titré Petit manuel de résistance urbaine. Le camelot y raconte son combat quotidien contre l'administration, son "rôle éducatif pour la jeunesse du quartier", sa jeunesse dans les mines du Nord de la France, son passage en asile psychiatrique et son amour pour la peinture.
 
Un témoignage émouvant et d'autant plus touchant que son auteur nous semble bien proche, avec son amour des lettres et des belles images. Par les temps qui courent, Je voulais pas crever est en quelque sorte une lecture "d'utilité publique". Que ceux qui se disent au service de ce même public en prennent de la graine !
 
Bolek et Laurent Boscq, Je voulais pas crever. Petit Manuel de résistance urbaine, Albin Michel.



Un designer propose la version adulte des couvertures d'Harry Potter

Posté par Céline le 23.02.09 à 10:35 | tags : news, web
Si J.K. Rowling est officiellement considérée comme un auteur pour la jeunesse, l'expérience a pourtant montré que tout le monde lit Harry potter. C'est pourquoi un designer a décidé de concevoir, pour les sept tomes de la saga, de nouvelles couvertures plus "sérieuses", davantage destinées aux adultes.
 

Designer agé de 24 ans, MS Corley propose donc sur son blog sa série de couvertures Harry Potter : une couleur unique et un dessin assez sobre sur chacune d'entre elles, le but étant de les faire ressembler aux classiques de Penguin Books. Le graphiste/blogueur affirme avoir déjà contacté Scholastic, l'éditeur américain de Rowling. N'a-t-il pas cependant plus de chances d'être entendu par des avocats en colère que par des éditeurs enthousiastes ? s'interroge une journaliste du Guardian.

Le site de MS Corley présente plusieurs de ses autres travaux, notamment les couvertures des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Daniel Handler et des Chroniques de Spiderwick de Holly Black, elles aussi re-designées façon Penguin Books.
 
Harry Potter par MS Corley

 




Le top 10 des livres les plus volés de Grande-Bretagne

Posté par Céline le 20.02.09 à 16:50 | tags : news, short-list
The Modern Encyclopedia of Modern BodybuildingAlors que chaque année les bibliothèques établissent la liste des ouvrages les plus empruntés, le magazine Times publie, lui, une toute autre liste : celle des ouvrages les plus volés en Grande-Bretagne !
Cent millions d'ouvrages seraient dérobés chaque année dans les librairies, alimentant un marché noir d'environ 750 livres sterling (930 millions d'euros)...

Vol pratique. Si le dernier tome d'Harry Potter - le livre le plus emprunté en Grande-Bretagne - figure en bonne place dans la liste, il n'arrive cependant pas en tête du classement (4e). Selon les statistiques fournies par 50 librairies indépendants d'Angleterre, c'est un guide de la capitale anglaise, London A-Z, qui obtient cet honneur. En toute logique, ce sont des ouvrages pratiques qui se volent les mieux : des cartes routières (2e), des Lonely Planet (5e), The Oxford English Dictionary (9e) ou le code de la route (10e). Peut-être aussi, suppose le Times, de tels ouvrages donnent-il également l'impression d'être moins sacrés que des œuvres signées par de vrais auteurs ?

De Pratchett à Schwarzenegger. En dehors des guides pratiques, Terry Pratchett est l'auteur le plus volé de Grande-Bretagne avec The Colour of Magic (3e), suivi de près par Tolkien et sa trilogie Le Seigneur des Anneaux (6e). Auteur de roman policier, Martina Cole se réjouit quant à elle de figurer dans le palmarès (7e) : "Si les gens veulent lire mes livres au point d'aller les voler, c'est un compliment".
Mais si on peut comprendre pourquoi des auteurs à succès ou des auteurs pour enfants finissent par disparaître illégalement des rayons, d'autres larcins, eux, restent un mystère : dans une bibliothèque de Liverpool, The New Encyclopedia of Modern Bodybuilding d'Arnold Schwarzenegger a tant de fois été volé que que ses employés ont renoncé à le racheter...




Une campagne pour le droit de s'embrasser devant les gares

Posté par Céline le 20.02.09 à 10:43 | tags : édition, news
Un panneau signalant l'interdiction de s'embrasser ? Ça ressemble à un canular. Pourtant, la compagnie Virgin Rails, qui en a placé un devant le dépose-minute d'une gare anglaise, est on ne peut plus sérieuse : les amoureux gênent le trafic. Offensé, l'éditeur Mills & Boon, spécialisé dans la littérature romantique (genre Harlequin), décide de riposter.

 

Et quel est aujourd'hui le premier réflexe de protestation ? Un groupe sur Facebook, bien sûr (il y en a pour toutes les causes, de la plus grave à la plus débile). Ici, ce sera donc "Kiss goodbye to no kissing - Mills & Boon Protest", que s'empresseront de rejoindre les défenseurs de la traditionnelle embrassade sur le quai, avant départ du train. L'éditeur invite les lecteurs à partager ses propres photos de baiser de gare sur Flickr...

L'agence de communication de Mills & Boon, qui a conçu cette campagne de protestation, propose également des slogans comme : "Why so frigid Virgin ?" (pourquoi Virgin est si frigide ?), "It's our right to kiss where we like" (c'est notre droit de nous embrasser où nous voulons)... Mais à tous les mécontents qui ne savent pas tenir leur langue, la compagnie ferroviaire répond très simplement : "Si vous voulez faire ce genre de chose, faites-le dans le parking".

 

AFP et ActuaLitté




L'écriture automatique est-elle passée de mode ? Atelier de trivialités (11)

Posté par Myosotis le 19.02.09 à 15:27 | tags : littérature en vidéo, élucubration
 
L'écriture automatique à la Breton est un peu passée de mode, le cut-up à la Burroughs-Gysin n'a plus le vent en poupe. Ce qui marche un maximum en ce moment comme en témoignent les dizaines de vidéos similaires à celle-ci que l'on peut regarder sur le net, c'est l'écriture automatique spirite. Matériel nécessaire : une bougie, une pénombre semi-nocturne renforcée si possible par des rideaux lourds en velours rouge, une table ronde en bois de préférence, une autre bougie, un stylo, une ou deux amies frémissantes (prendre si disponibles des jeunes filles fraîches et au teint pâle, des rousses et brunes prioritairement), un gothique, une planche Ouija (à défaut une ardoise avec une craie blanche taillée en pointe) et un embryon de tempête (pluie bienvenue).
 
L'écriture spirite permet théoriquement d'interroger les esprits des disparus célèbres, proches ou inconnus, de convoquer des démons de bas étage et accessoirement de tenter quelques vers poétiques. A lire les questions sur les forums comme celle-ci : "J'essaie depuis quelque temps de faire de l'écriture auto, mais j'ai l'impression que ca tourne en séance de spiritisme ! En fait je prends une feuille de papier et un stylo,j 'écris le prénom de ma grand-mère et j'attends en essayant de me concentrer et de penser à elle. Je n'écris rien mais mon stylo bouge et forme des espèces de dessin bizzare qui ne représente rien de connu ! Je sens une présence (ou plusieurs,je ne sais pas) près de moi, alors j'arrête parce que je commence à avoir peur. A votre avis comment dois je interpréter cela ? Quelle est la différence entre le spiritisme et l'écriture automatique ? Est-ce que les 2 sont dangereux ?" Le projet n'est pas sans risques et ne laisse pas indemne.
 
Sur le plan strictement littéraire, il n'est pas démontré que l'écriture spirite soit un must. Les mots sont décousus, peu nombreux, assez mal écrits et on n'obtient rarement autre chose que des séquences sans queue ni tête. Ceux qui ont une ambition littéraire et qui voudraient vraiment persévérer dans cette voie auraient intérêt à suivre ces quelques conseils élémentaires :
 
1. Utiliser un stylo feutre plutôt qu'un bille ou un plume. Il glisse mieux et ne risque pas de déraper, si l'esprit venait à s'exciter. Pensez qu'un revenant qui aurait tout ce chemin jusqu'à vous préférerait clairement user d'un pinball noir classieux et léger que pousser un Montblanc à 1000 euros de 350 grammes.
 
2. Convoquer de préférence un esprit sachant écrire et ayant une réputation littéraire établie. Pour rappel, la convocation se fait assez simplement en écrivant en haut de page le nom de celui-ci que vous appelez. Pas la peine d'appeler Marc Lévy (ok, ce n'est pas un bon exemple), Jean D'Ormesson, ou Pascal Sevran. N'appelez pas non plus une célébrité internationale du type Shakespeare, qui de notoriété spirite, a décidé depuis 250 ans, de ne plus répondre à ce genre d'appels idiots. Prenez un écrivain moyenne-gamme, un peu oublié, genre Montesquieu, le Cardinal de Retz ou que peu de jeunes tels que vous iront solliciter. Cela maximisera vos chances d'avoir une réponse. Evitez évidemment les stars gothiques telles que Baudelaire ou Poe. Ils ne se déplaceront pas.
 
3. Si vous n'obtenez pas de bons résultats, remballez votre matériel et tentez la tout aussi simple manipulation des enregistrements à la Raudive. Prenez un magnétophone ou un enregistreur MP3, réglez votre équaliseur sur une sensibilité maximale aux basses (un réglage "The Fall" fait très bien l'affaire), et allez vous coucher. Lorsque vous vous réveillerez, connectez votre lecteur à votre chaîne hi-fi et poussez le volume à fond. Vous tenez votre poème.
 
Illustration par une de mes tentatives récentes, poème obtenu après une nuit d'enregistrement en janvier : "Pain, Pain, crise, tu n'auras point /Main main, cris, mange ta main /Pas à pas, pain à pain, décharne et décharge / de tes poids gras double t'évideras." La ponctuation a été rajoutée, ainsi que quelques mots de transition. Pour un poème en écriture spirite, ce n'est pas si mal. J'avais pour l'occasion convoqué l'écrivain américain Sinclair Lewis, mort le 10 janvier 1951 à Rome. Je ne sais pas si ces quelques mots sont de sa main, mais cela montre que l'écriture spirite, ça marche !     
 



Margaret Atwood boycotte un festival de Dubaï pour une affaire de censure

Posté par Céline le 19.02.09 à 11:42 | tags : festival, édition, news

A chaque festival de littérature son histoire de censure. Celle-ci se passe à Dubaï, où l'auteur britannique Geraldine Bedell s'est vu interdire son roman sur une Foire du livre. Suite à cette décision, l'écrivain canadien Margaret Atwood, vice-présidente du PEN International, choisit de boycotter l'événement.


Intitulé The Gulf between us, l'ouvrage frappé par la censure est une comédie romantique qui devait être officiellement présenté au cours du festival. Mais les organisateurs, selon Geraldine Bedell, se sont ensuite rétractés, invoquant diverses raisons : le fait que l'histoire se déroule dans les Emirats Arabes, les allusions à l'Islam et à la guerre d'Irak, mais également la présence d'un personnage secondaire, un cheick homosexuel dont le petit copain est anglais...

La directrice du festival, Isobel Abulhoul, qui vit à Dubaï depuis 40 ans, affirme que sa décision d'interdire le livre a été prise en connaissance de cause : à la lecture du manuscrit, elle aurait ainsi pressenti que le texte pourrait "offenser certaines sensibilités culturelles" et qu'il n'était donc pas dans l'intérêt du festival de le présenter.
 
Beaucoup des écrivains invités se sont sentis touchés par cette atteinte à la liberté d'expression, et certains d'entre eux, à l'instar d'Anthony Horowitz et de Lauren Child, deux célèbres auteurs pour la jeunesse, remettent en question leur participation au festival.

 




Et si le livre numérique était né en 1968 ?

Posté par Céline le 18.02.09 à 18:07 | tags : e-book, numérique, news
Lecteur portable proposé par Harold Wooster
Le livre numérique existait-il déjà il y a quarante ans ? Presque... C'est en tout cas ce que laisse supposer un rapport fédéral datant de 1968, dans lequel le chercheur Harold Wooster présente un lecteur portable dont les caractéristiques évoquent celles du e-book actuel.

Le rapport contient des images et des descriptions du lecteur imaginé par Wooster, et il y est notamment précisé que les informations seraient stockées dans l'appareil grâce à des microfiches. Mais le plus intéressant, indique un article du blog NonStopBook, ce sont les autres propriétés spécifiées par Wooster : "moulé dans un plastique résistant, aux bords et aux coins arrondis", le lecteur doit être aussi confortable à l'utilisation qu'attrayant par son apparence.

Le chercheur ajoute que si le prix du lecteur pouvait ne pas dépasser 100 dollars de l'époque, soit près de 630 dollars en 2009, "le dernier obstacle majeure à l'utilisation des microfiches aura été surmonté". La réalité a largement surpassé les espoirs d'Harold Wooster. Le tout nouveau Kindle d'Amazon est annoncé à 359 dollars environ, presque moitié moins que le prix idéal avancé en 1968...

 

Via

 

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Un inédit de Philip K. Dick auto-publié par sa femme

Posté par Céline le 18.02.09 à 16:43 | tags : édition, news, science-fiction
Auteur de SF dont les œuvres sont devenues cultes (Substance mort, Ubik, Blade Runner) Philip K. Dick avait laissé, au moment de sa mort en 1982, un ouvrage inachevé... que l'on pourra bientôt découvrir : Tessa Dick, sa cinquième et dernière épouse, s'est chargé de remanier le manuscrit, et faute d'avoir trouvé un éditeur, elle vient de l'auto-publier via CreateSpace, site d'auto-édition dépendant d'Amazon.
 
Dans un entretien accordé à Self Publishing review, Tessa Dick donne quelques informations sur cet inédit de K. Dick, intitulé The Owl in Daylight : le roman retrace les aventures d'un informaticien (Arthur Grimley) piégé dans un monde virtuel dont il serait lui-même à l'origine. Il devrait être suivi d'un second volume, The Owl in Twilight.

Le titre du premier volume, The Owl in Daylight, avait quant à lui été également annoncé comme celui d'un biopic en cours de réalisation sur Philip K. Dick, dans lequel Paul Giamatti tiendrait le rôle principal. Le livre lui, est donc disponible sur Amazon.

 

Source : ActuaLitté

 

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Des livres pour comprendre le génocide commis par les Khmers rouges

Posté par Céline le 18.02.09 à 12:15 | tags : news, histoire, essai
Alors que le procès des principaux dirigeants Khmers rouges, responsables du génocide des cambodgiens entre 1975 et 1979, s'est ouvert hier à Phnom Penh sous le parrainage de l'Onu, les librairies proposent plusieurs ouvrages, récemment parus ou plus anciens, retraçant le massacre mené sous le régime de Pol Pot.

Kaing Guek Eav, alias Douch, ancien directeur du centre d'interrogatoire S-21, où 15000 personnes ont été torturées, était le premier à comparaître hier. Ce tortionnaire a notamment été décrit avec précision dans Le Portail, récit dans lequel l'ethnologue François Bizot relate son enlèvement par les Khmers rouges en 1971.
 
Le documentaire du cinéaste Rithy Panh, La Machine Khmère rouge, qui traite également de S-21 (prison de Tuol Sleng), va faire quant à lui l'objet d'une réédition chez Flammarion. Rithy Panh est lui-même l'un des rares rescapés de S-21, et ses deux films tirés de cette expérience, La Terre des âmes errantes (1999) et S-21, la machine de mort Khmer rouge (2002) ont été primés à plusieurs reprises.
 
De nombreux autres ouvrages témoignent du génocide khmer. Parmi eux, le manga Enfant Soldat, qui retrace l'histoire d'Aki Ra, enrôlé de force par les Khmers rouges à l'âge de cinq ans (dessin d'Akira Fukaya, paru chez Delcourt le 14 janvier). Un ouvrage de photo de Dominique Mérignard, qui dans Témoin S-21 : face au génocide des Cambodgiens propose des clichés du musée officiel du génocide khmer (éd. Bec en l'air). Un roman enfin : Le Choeur des enfants Khmers de Loïc Barrière, inspiré de l'histoire vraie de Rotha M., jeune cambodgien vivant en France qui cherche à comprendre le passé difficile de son pays d'origine.
 
Trente ans ont passé depuis la chute du régime des Khmers rouges. Ce n'est qu'assez récemment que des témoignages se sont multipliés sur cette époque. Arrêté depuis 1999, Douch est accusé de "crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de meurtres avec préméditation". Après lui, quatre autres dirigeants Khmers rouges, âgés de 76 à 83 ans, seront entendus et jugés à leur tour.
 
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Une lecture marathon de la Princesse de Clèves contre Sarkozy

Posté par Céline le 17.02.09 à 16:00 | tags : news

On se souvient tous de la remarque faite par Nicolas Sarkozy sur La Princesse de Clèves, grand classique étudié sur les bancs des grandes et petites écoles. Le monde des lettres n’avait pas beaucoup apprécié. Hier lundi 16 février, plus d'un an après les faits, universitaires et résistants de tous horizons se sont réunis en signe de protestation devant le Panthéon, Place des Grands Hommes, pour une lecture intégrale du roman de Madame de La Fayette.

 

Ouvert par Marcel Bozonnet et Louis Garrel, cette lecture marathon a réuni "les voix de dizaines de lecteurs, qui se sont succédés de page en page jusqu'à la nuit tombée, pour donner le plus vibrant démenti aux propos réitérés du Président de la République à l'encontre des livres "inutiles" ", rapporte le site Fabula. Il aura fallu en tout 6 heures et 15 minutes pour en venir à bout du chef d'oeuvre.

 

Pour ceux qui avaient raté l'épisode Madame de La Fayette, rappelons que le Président avait alors avoué avoir souffert le martyre lorsqu’on l’avait forcé à lire son roman dans le cadre de la préparation d’un concours administratif. "Je me demande bien quel intérêt il peut y avoir à lire ce genre de choses, quand on veut travailler dans la fonction publique", s’était-il plaint à peu près en ces termes.

Mais Nicolas Sarkozy semble cependant vouloir rattraper le coup : comme Obama, il a rendu public ses lectures de chevet. Mais pour quelles raisons le président peut-il bien vouloir se mettre aux romans ?

 

Lire l'article "Les lectures de Nicolas Sarkozy" sur Fluctuat.

 

Lire aussi : 

- Entretien avec David Angevin, auteur de Dans la peau de Nicolas

- Chronique de Dans la peau de Nicolas

- Le fil d'actu sur le blog politique




Problem Sleuth : MS Paint Adventures !

Posté par 2goldfish le 17.02.09 à 10:34 | tags : comics, vo, web

MS Paint Adventures est un webcomic plus ou moins intéractif qui s'inspire des jeux d'aventures textuelle des années 1980. Le principe est le suivant : l'auteur Andrew Hussie a dessiné une première page (celle que vous voyez reproduite ici même) et a ensuite attendu les suggestions des internautes pour dessiner la suite. On avance ainsi de page en page, de suggestions - ou "ligne de commande"- absurdes en conséquences innatendues et on se retrouve l'air de rien très vite pris au "jeu", même si on met des heures et des heures avant d'en arriver au point de l'aventure où on peut effectivement entrer sa propre suggestion.

 

Très simplement, "Problem Sleuth", qu'on pourrait traduire par "chasseur de problèmes", est un webcomic bizarre et drôle, qui rappellera pas mal de souvenir à tous ceux qui ont passé du temps sur un jeu d'aventures exaspérant de difficulté (ma référence personelle en la matière est l'impossible SRAM) sauf que dans celui là, on ne reste jamais coincé très longtemps. Si toutefois vous lancer dans l'aventure "Problem Sleuth" vous intimide, Hussie a aussi lancé deux autres quêtes sur son site : Bard's Quest, une aventure à choix multiples, et Jailbreak qui sur le même mode que Problem Sleuth offre l'avantage d'avoir une fin. On vous conseille tout de même de commencer par Problem Sleuth, c'est la meilleure des trois.




McEwan révèle avoir offert l'asile à Salman Rushdie, visé par une fatwa

Posté par Céline le 16.02.09 à 15:02 | tags : news, média
Alors que l'on commémorait le 14 février dernier les vingt ans de la fatwa prononcée par l'Ayatollah Khomeini contre Salman Rushdie, un article de Daniel Zalewski à paraître dans le New-Yorker révèle qu'à l'époque, Ian McEwan, proche de Rushdie, offrit à l'écrivain menacé l'asile dans l'une de ses résidences.
 
Quelques jours après le lancement de la fatwa, Rushdie avait donc rejoint McEwan dans sa maison située dans les Cotswolds (centre de l'Angleterre). Une longue période d'exil commençait alors pour l'auteur des Versets sataniques. « Il devait partir. Un moment terrible pour lui », se souvient McEwan. « Nous écoutions le flash de 8 heures de la BBC. Il se tenait droit à côté de moi, il faisait la une de l'actualité. Le Hezbollah consacrait désormais toute son énergie et sa force au projet de l'assassiner. »
 
Même au-delà de la controverse liée au roman de Rushdie, McEwan a tendance à défendre, depuis longtemps, une approche scientifique et rationnelle du monde. Des témoignages lui ont cependant attribué des vues bien plus spirituelles. Martin Amis se rappelle ainsi d'un voyage qu'il fit avec McEwan en 1972 le long de la passe de Khyber, itinéraire hippie par excellence. « Ian était plus hippie que je ne l'étais (...) Il possédait de nombreux caftans, vous savez. » McEwan, lui, dément avoir jamais porté de caftans. En réalité, ses opinions sur la religion se sont probablement endurcies avec le temps. Il avait notamment suscité la polémique en déclarant "mépriser l'islamisme", qui selon lui prive la société de ses libertés. Selon le New Yorker, l'écrivain serait désormais poursuivi par les médias avec une avidité qui n'est autrement réservée qu'à Amy Winehouse...
 
McEwan, qui assigne au roman la tâche d'interpeler, sinon de provoquer le lecteur, travaille depuis décembre 2007 sur un nouvel ouvrage qui traite du réchauffement climatique, sujet inspiré d'un voyage dans l'archipel de Spitsberger (Norvège).
 
 
Illustration : image publiée en décembre 2006 dans le Newstateman par Ziauddin Sardar, qui dénonce la domination de Martin Amis, Salman Rushdie et Ian McEwan sur les lettres britanniques. Le critique avait employé pour qualifier le trio le terme de "Blitcons", contraction de "British literary neoconservatives" ("les néo-conservateurs de la littérature britannique"). 
 



Les Moutons Electriques, un éditeur pas rasant

Posté par Maxence le 16.02.09 à 11:04 | tags : revue, science-fiction, édition, short-list

 

Bientôt cinq ans d'activisme (déjà!) pour les Moutons Electriques, éditeur indépendant, oeuvrant (entre autres) dans le champ des littératures de l'imaginaire, science-fiction, fantastique et essais de contre-culture. A l'occasion de cet anniversaire, retour sur le catalogue et les collections proposées par cette structure peu connue.

 

Fondé en juin 2004 par un groupe d'auteurs passionnés et principalement dirigé par André-François Ruaud, les Moutons Electriques sont d'abord fort d'une collection de plumes reconnues, telles que David Calvo, Fabrice Colin, Ugo Bellagamba, Serge Lehman, Xavier Mauméjan, Michel Jeury ou Roland C. Wagner, pour les francophones. Tandis que du côté des anglophones, on retrouve Mary Rosenblum, Stephen Fry, Terri Windling ou James Patrick Kelly.

 

Le catalogue de l'éditeur, pour sa part, se compose principalement de trois collections et de deux périodiques. La collection la "Bibliothèque Voltaïque", est globalement consacrée aux diverses fictions (romans et recueils de nouvelles) que l'éditeur estime être des œuvres marquantes, voire essentielles, de l'imaginaire. Vient ensuite la "Bibliothèque Rouge", co-dirigé par Ruaud et Xavier Mauméjean. Celle-ci réunit les ouvrages originaux de grandes figures de la littérature populaire (le roman feuilleton de Gustave Le Rouge, James Bond, Arsène Lupin, Maigret, Dracula, des romans de Jane Austen). Pour finir, la "Bibliothèque des miroirs" sera la nouvelle collection de l'éditeur. Co-dirigée par Julien Bétan et Raphaël Colson, thématique, elle se consacrera aux essais et beaux livres sous l'angle de divers médias (cinéma, télévision, littérature, musique, jeux vidéo ou univers virtuels). Le premier volume aura pour thème Les Zombies !.

 

Côté périodiques, on retrouve Fiction, l'édition française de la revue américaine Fantasy & Fiction. Cette anthologie semestrielle regroupe des textes mêlant les genres (SF, fantasy, fantastique et articles de fond venant compléter l'ensemble). La sélection des auteurs qui y sont proposés est internationale. De son côté, Yellow Submarine, créée en 83 et reprise aux éditions du Belial, se propose d'analyser les littératures de l'imaginaire sous l'angle d'un thème. Le dernier numéro, consacré au thème de l'utopie, a fait l'objet d'une présentation sur Fluctuat.




L'Imagier des gens de Blexbolex est le plus beau livre du monde

Posté par Céline le 13.02.09 à 11:11 | tags : news, prix, beau livre
Le plus beau livre du monde est français, si l'on en croit le jury du Goldene Letter 2009, qui remettra son prix le mois prochain pendant la Foire du livre de Leipzig : c'est en effet L'Imagier des gens de Blexbolex, publié chez Albin Michel Jeunesse, qui a été distingué comme "The best bookdesign from all over the world".

Choisi parmi 704 titres en lice, L'Imagier des gens se compose d'une série de portraits de gens représentés en fonction de leur statut ou de leur activité, et non de leur particularité physique. Inspiré par le graphisme des années 50 et 60, l'auteur Blexbolex a également choisi de coupler les portraits, proposant ainsi des associations d'idées.

Trois autres éditeurs français ont également été distingués pour l'un de leur beau livre. Galaade pour Israël, les Arabes, la Palestine. Chroniques 1956-2008, de Jean Daniel, et pour Les Laboratoires du temps : Ecrits sur le cinéma et la photographie, d'Alain Fleischer, dont le design est signé Julien Hourcade et Thomas Petitjean ; le Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, pour le catalogue Art is Arp. Dessins, collages, reliefs, sculptures, poésie, conçu par l'agence SP Millot. Et enfin, La Galerie d'architecture, pour Méthodes de Cédric Libert et L'Atelier d'architecture de Pierre Hebbelinck, conçu par Manuela Dechamps-Otamendi.
 





La nouvelle Batwoman est rousse, sexy et lesbienne

Posté par Céline le 12.02.09 à 15:11 | tags : vo, comics, bd
Alors que l'on se demandait il y a quelques temps si Batman était vraiment mort, DC Comics annonce l'apparition, à partir du mois de juin, de l'héroïne qui pourrait bien reprendre le flambeau : il s'agit d'une toute nouvelle Batwoman, « rousse, au caractère bien trempé », et - c'est là qu'est la révolution - lesbienne.

Des super-héros homos, voilà ce qu'il manquait à l'industrie DC Comics. La "Gay and Lesbian Alliance Against Defamation" a déjà remercié l'éditeur pour ce  premier pas vers la diversification de ses personnages. Batwoman/Kathy Kane, qui avait fait sa première apparition en 1956, avant de disparaître en 1979, avait, semble-t-il, laissé une bonne impression auprès de certains lecteurs. La nouvelle version de la justicière sexy devrait elle aussi faire sensation : « Je pense que les gens vont tomber de leur siège », prédit Greg Rucka, scénariste de la série.

Pendant ce temps, DC Comics refuse de donner des détails sur la suite de Batman, que le scénariste Grant Morrison a fait tomber l'année dernière d'un hélicoptère.
 
 
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Pouchkine est-il mort sur son canapé ?

Posté par Céline le 12.02.09 à 11:15 | tags : news
Alexandre PouchkineAu Musée Pouchkine de Saint-Pétersbourg, on se ronge les ongles en se lançant des regards inquiets. Le canapé exposé dans ses galeries est-il vraiment, oui ou non, celui dans lequel Pouchkine mourut à l'âge de 37 ans, suite à un duel avec le français Georges d'Anthès ?

Au cours du combat, Pouchkine est blessé à l'estomac par son adversaire. La légende veut qu'il soit mort deux jours plus tard, le 10 février 1937, sur ce fameux canapé. Et c'est cette version-là qu'on peut lire depuis des années sur la brochure du musée. Seulement, le canapé, remis à l'Ermitage en 1937, a près de deux siècles - il s'en passe des choses en deux siècles - et il n'a jamais été prouvé que les tâches de sang provenaient de la blessure de Pouchkine.

Ce sont les analyses scientifiques qui rendront à ce sujet un verdict définitif. Des tests préliminaires sur des échantillons de sang révèlent déjà que celui-ci est bien celui d'un homme, et mort il y a longtemps. Il reste cependant à le comparer à celui prélevé sur la veste que Pouchkine portait lorsqu'il fut blessé. Par la suite, il serait également possible de déterminer si le traitement reçu par l'écrivain était approprié...

Considéré comme l'un des plus grands poètes de Russie, Pouchkine a aussi quelque chose d'un héros national. Ses poèmes épiques, comme Eugène Onéguine ou Le Cavalier de bronze, tout comme ses nouvelles (La Dame de pique, La Fille du capitaine) font désormais partie des classiques les plus appréciés de la littérature russe. Bien sûr, un canapé n'y changera rien.
 
 
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Quand Arletty lisait Louis-Ferdinand Céline

Posté par Maxence le 11.02.09 à 16:45 | tags : roman, littérature en vidéo

Il y aurait beaucoup à dire sur le site anglais Ubu.com, référence mondiale en ligne de poésie sonore que ses créateurs glanent et archivent tout autour de la planète. Mais c'est plus exactement sur la lecture de Mort à crédit de Louis Ferdinand Céline par la chanteuse Arletty que l'on se penchera aujourd'hui. Mort à crédit, œuvre impérissable de celui qui reste aujourd'hui encore le plus grand des stylistes français, méritait une grande voix. Avec Arletty, elle l'a trouvée.

Il faut dire que l'actrice populaire et l'écrivain partagent une histoire commune. Tous deux natifs de Courbevoie, ils furent également tous deux accusés de collaboration. Céline pour les écrits que l'on sait (entre autres), Arletty pour avoir commis la faute de tomber amoureuse d'un officier allemand. Celle qui déclarait à ce propos, "Si mon coeur est à la France, mon cul est international !", sera d'ailleurs une des seules à défendre l'auteur du Voyage au bout de la nuit, et elle venait parfois le visiter à Meudon, comme le prouvent de fameuses photos.

Sur Ubu.com, on entend aussi la chanteuse lire "Le certificat d'étude" et "Le départ pour l'Angleterre". Si l'on retrouve bien évidemment la gouaille attendue, c'est surtout le ton qui marque. Arletty aimait et respectait les écrits de Céline, cela se sent. Elle parle d'ailleurs plus amplement de son admiration pour l'auteur, de leur racines communes et des déboires que leur valurent l'occupation, dans ses Mémoires parues en 1971 aux éditions de la Table Ronde (épuisé, mais encore trouvable chez les bouquinistes, en ligne ou ailleurs).

En attendant, on profitera de ces deux extraits lus par la chanteuse, ainsi que d'un troisième, disponible sur Dailymotion, "Les vacances en famille" :
 


A noter qu'Ubu.com recense aussi les films et vidéos d'archive. On retrouve ainsi le fameux "Louis-Ferdinand Céline - Un diamant noir comme l'enfer" tiré de l'émission "Un siècle d'écrivains" de 1998.
 
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Plastic Logic rejoint Sony et Amazon sur le marché du livre numérique

Posté par Céline le 11.02.09 à 10:50 | tags : numérique, news, e-book

Alors qu'Amazon vient de présenter le Kindle 2, un nouveau concurrent, Plastic Logic, fait son entrée sur le marché du livre numérique.


Start-up américaine basée en Californie, Plastic Logic annonce pour fin 2009 un e-reader doté d'un écran large que ceux du Sony reader et du Kindle d'Amazon, les deux modèles les plus populaires du marché. Avec un écran de la taille d'un magazine (pour une visualisation de 10.7 pouces), ce nouveau produit doit séduire les éditeurs et les utilisateurs qui craignent qu'un petit écran n'altère la qualité de reproduction des textes et le confort de lecture.

L'entreprise prévoit également de lancer une plateforme où les éditeurs pourront proposer leur ouvrages numérisés, ainsi qu'un site regroupant plusieurs offres de contenus. Des partenariats ont notamment été conclus avec le Financial Times, et LibreDigital, qui gère les versions électroniques de Los Angeles Times, New York Times, USA Today et Washington Post. Des discussions seraient en cours avec d'autres groupes, comme Ingram Digital et Zinio, qui sont notamment les distributeurs des périodiques des groupes Hearst, IDG, Hachette Filipacchi, Playboy et Ziff Davis.
En revanche, Plastic Logic n'a pas encore annoncé de prix pour son livre numérique, ni pour les abonnements aux publications...
 
 
Photo : présentation d'un prototype de journal électronique à Dresde en septembre 2008 © KILLIG/MOMENT PHOTO/SIPA

 

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La face cachée de Paris révélée par la préfecture de police...

Posté par Céline le 10.02.09 à 17:20 | tags : news, édition

Après Eugène Sue au XIXe siècle, c'est aujourd'hui au tour de... la police de nous dépeindre l'envers de la capitale : publié par La Documentation française, le premier numéro des « dossiers de la préfecture de police » est consacré au « Nouveaux mystères de Paris ».

 

C'est peut-être mieux encore que les reportages en immersion chez les flics proposés sur nos chaînes hertziennes. Ce numéro nous apprendrait en effet l'existence : de recoins interdits des catacombes, de galeries secrètes dans le Louvre, d'une salle de cinéma secrète sous le Palais de Chaillot, d'un sarcophage enfouis sous un chantier, d'un lac sous l'opéra Garnier, et le meilleur pour la fin, d'un croco vivant dans les égouts de Paris...
 
Certains chapitres reviennent aussi sur des affaires criminelles et autres faits divers glauques ou insolites - qui ne sont pas sans évoquer les gros titres de magazines d'enquêtes et de détective : « un cadavre retrouvé dans un cabanon en friche dix-sept ans après la mort, un suicide rituel, un étrangleur de parkings ou un voleur de troncs », cite par exemple l'AFP. Les récits sont signés par des grands noms du milieu : l'ancienne directrice de la police judiciaire, le fondateur du Raid, l'ancien chef de l'identité judiciaire...
 
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Amazon présente le Kindle 2, son nouveau livre électronique

Posté par Céline le 10.02.09 à 10:50 | tags : news, numérique, e-book
Le distributeur Amazon a présenté hier à New York la nouvelle version de son livre électronique Kindle : plus design, plus léger, l'appareil a également une batterie plus puissante et une plus grande mémoire. Le point sur ce gadget qui n'a pas encore fait son entrée en France.

Kindle 1 c'est bien, Kindle 2 c'est mieux. Désormais pourvu de 2 Go de mémoire, le nouveau Kindle permet désormais de stocker jusqu'à 1500 titres (dans moins de 300 grammes). Il peut également lire des nouveaux formats, comme les MP3 ou les pdf. L'autre nouveauté, c'est la fonction "Read-To-me" : la machine est capable de vous lire n'importe quel texte, sur demande. Et tout ça, pour le même prix que le modèle précédent, soit 359 dollars environ.

Que lit-on sur le Kindle 2 ? Des titres à télécharger parmi les 230 000 ouvrages disponibles, vendus 10 dollars pièce, et où l'on retrouve 103 des 110 best-sellers du classement du New York times. Mais aussi des journaux, des magazines et des blogs, par abonnement.

Est-ce que ça marche ? Même si le produit ne représente qu'une mince part du chiffre d'affaires d'Amazon, et qu'il n'a pas suscité un engouement démesuré, il a connu un joli succès en 2008 : 500 000 Kindle auraient été vendus et il y aurait même eu rupture de stock après les fêtes.

Kindle 2 vs Sony Reader. Même si le Kindle 2 ne propose pas, comme son concurrent le Sony Reader, un écran tactile, il garde cependant un gros avantage sur lui : il ne nécessite pas de PC pour le transfert des livres, qui se fait via le réseau 3G de l'opérateur Sprint.

Le Kindle 2 sera disponible à partir du 24 février, et peut déjà être réservé sur le site du groupe. Vice président du groupe, Ian Freed a déclaré vouloir proposer les services du Kindle dans d'autres pays, ce qui suppose d'abord des négociations avec les opérateurs téléphoniques. L'autre projet d'Amazon, c'est de proposer des titres téléchargeables sur téléphone portable, comme Google Books le fait depuis vendredi avec des livres qu'il a déjà numérisés.
 
MAJ 11 février : la fameuse fonction de synthèse vocale proposée par le nouveau modèle de Kindle est remise en cause par l'Authors Guilde. Selon Paul Aiken, son directeur exécutif, cela relève en effet "du droit audio, qui est un dérivé du droit d'auteur". Amazon, de son côté, rétorque qu'il n'y a aucune confusion possible entre un texte  entendu à partir de cette option et un véritable livre audio. Des poursuites pourraient cependant être engagées. 
 
Sources : Livres Hebdo, Times
 
 
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Un ouvrage sur Cuba interdit dans une école de Miami

Posté par Céline le 09.02.09 à 12:01 | tags : news, bibliothèque
Pour quelles raisons peut-on interdire l'utilisation d'un manuel scolaire dans une école ? Images pornos, propos racistes ? Pas seulement. A Miami, un ouvrage jeunesse va être retiré de la bibliothèque parce qu'on y voit des enfants en uniforme communiste tout souriants.
 

L'affaire avait commencé en 2006, lorsqu'un parent d'élève s'était plaint de descriptions mensongères contenues dans l'ouvrage jeunesse Vamos à Cuba (A Visit to Cuba). Ancien prisonnier politique sous le régime castriste, Juan Amador, le parent en question, avait bien ses raisons de ne pas apprécier les images d'enfants en uniforme communiste commémorant dans la joie la révolution de 1959... pas plus que les textes dépeignant le quotidien des enfants cubains comme identiques à celui d'autres pays.

 Après avoir lu le livre à sa fille, il lui aurait ainsi déclaré : « Ce cuba-là n'existe pas. Ce ne sont pas là les raisons qui expliquent pourquoi tu as dû naître ici ». Jeudi dernier, la cour fédérale a donné raison à Juan Amador, qui ne cherche pas à interdire le livre, mais souligne qu'il y a une différence entre le proposer dans une bibliothèque publique parmi d'autres titres, et le proposer dans une école publique, où il pourrait être perçu comme l'ouvrage de référence.

 

Ce n'est pas l'avis de l'American Civil Liberties Union de Floride, qui estime que ce genre de décisions revient à épurer progressivement les bibliothèques scolaires de tous les livres à caractère choquant ou proposant un point de vue différent.

 

Source : ActuaLittéMiami Herald

 

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Quel point commun y-a-t-il entre Edgar Allan Poe et un oeuf ?

Posté par Myosotis le 06.02.09 à 16:13 | tags : élucubration, littérature en vidéo
 
Quel rapport y a-t-il entre Humpty Dumpty, oeuf rendu célèbre par une comptine, et Edgar Allan Poe ? Pas grand-chose a priori, mais ce chouette film (marchand) était l'occasion de revenir quelques instants sur le 200ème anniversaire de la naissance de l'écrivain, célébré en grande pompe, il a quelques jours, aux Etats Unis.
 
Né le 19 janvier 1809 à Boston, Poe fait l'objet d'une féroce bataille mémorielle entre plusieurs villes qui aimeraient toutes s'imposer comme la ville préférée des touristes littéraires intéressés (et ils sont nombreux) par l'auteur des Aventures d'Arthur Gordon Pym et autres contes et histoires extraordinaires. Poe est célébré à Baltimore où il a résidé à partir de l'âge de 23 ans, avant de déménager à Philadelphie. Là, il est allé de maison de location en maison de location, et la dernière par laquelle il est passé a été déclarée Site National Historique Edgar Allan Poe par l'équivalent américain du service des "monuments historiques". A côté de cette maison dite du Spring Garden, le personnage de Poe est aussi revendiqué par New York, où il a résidé dans un petit cottage du Bronx.
 
En miettes mais entier
 
Cet éparpillement de Poe, qui reste l'un des écrivains les plus lus au monde pour ses nouvelles et son talent immense (La Lettre volée, Le Corbeau et à peu près les 3/4 de ce qu'il a composé sont des merveilles) nous ramène évidemment à l'ami Humpty Dumpty, beaucoup moins connu que Poe de ce côté-ci de l'Atlantique, bien que promu par un autre type bizarroïde dans son Alice au pays des merveilles. On lui prête au moins une douzaine d'origine. HD est un roi ou alors un con, quelqu'un d'important, réel ou imaginaire, du XIVème ou XVIIème siècle. Comme vous le verrez, si vous ne le connaissez pas, Humpty Dumpty est donc un personnage de comptine, souvent représenté sous la forme d'un oeuf. La comptine dit à peu près ceci (en traduction maison) :  "Humpty Dumpty sur un mur perché./ Humpty Dumpty par terre s'est rétamé./ Ni les sujets du Roi, ni ses chevaux / N'en purent jamais recoller les morceaux." C'est évidemment beaucoup plus goûteux en anglais mais cela dit bien ce que cela veut dire. Poe et Humpty Dumpty sont tous les deux tombés du mur, ce qui est une façon comme une autre de parler de la mort.
 
Dans ces cas là, et qu'on soit oeuf ou poète, il n'y a qu'une issue : l'éclatement en mille morceaux, morceaux-contes, morceaux-puzzle, morceaux-villes, morceaux-souvenirs. La mort a cette caractéristique de changer l'unitaire en fragments : cela vaut pour le corps évidemment, mais surtout pour l'histoire de l'homme, qui devient alors légende. De toutes les composantes de l'homme ou de l'Humpty Dumpty, il n'y a guère qu'un élément qui ne pâtit pas de la mort : l'oeuvre ou la comptine. Même écrasé au bas du mur, même six pieds sous terre, l'oeuvre de Poe se transmet aussi vive et multiple que le conte d'Humpty Dumpty (chanté par Abba ou Genesis, par des enfants, des gothiques et des foldingues). En ces matières, seul l'art échappe à jamais au nevermore.   
 
Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste
pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre;
et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon
qui rêve; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui,
projette son ombre sur le plancher; et mon âme, hors du
cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne
pourra plus s'élever, - jamais plus!




L'écrivain Alaa El Aswany dénonce l'hypocrisie et la servilité égyptiennes

Posté par Céline le 06.02.09 à 12:33 | tags : news, édition, roman
J'aurais voulu être égyptienAuteur de L'Immeuble Yacoubian (2002) et de Chicago (2006), l'égyptien Alaa El Aswany fait partie des écrivains arabes les plus connus au monde. Troisième de ses ouvrages à être traduit en français, son recueil de nouvelles J'aurais voulu être égyptien paraît aujourd'hui aux éditions Actes Sud.
 
Alaa El Aswany s'était vu refuser à trois reprises la publication de son livre par l'Etat égyptien, il y a de cela plus de dix ans - car J'aurais voulu être égyptien fut écrit au début des années 1990, bien avant les deux romans qui le firent connaître.
 
Aujourd'hui mondialement connu, Aswany a donc eu l'idée ressortir ses vieux feuillets du tiroir. Dans la préface (un petit bijou cette préface, il faut la lire), il s'offre le plaisir d'une petite mise au point à l'adresse du gouvernement égyptien, à qui il reproche de n'avoir pas compris l'essence même de la littérature en confondant imaginaire et réel, narrateur et auteur... Fluctuat a rencontré au Caire cet écrivain engagé, qui nous parle sans détour de cette Egypte qu'il aime mais juge sévèrement. 



Le roman Haunted de Chuck Palahniuk a trouvé son réalisateur

Posté par Maxence le 05.02.09 à 15:05 | tags : news, le livre ou le film ?

Chuck Palahniuk boit du champagneL'écrivain américain Chuck Palahniuk a décidément la cote au cinéma ! Après Fight Club, adapté par David Fincher, Choke par Clark Gregg, Survivant qui devrait être réalisé par Francis Lawrence (Je suis une légende) et Berceuse, supposément optionné par un réalisateur suédois encore inconnu, il semblerait que ce soit au tour de l'inénarrable Haunted (A l'estomac en VF) d'avoir trouver son réalisateur.

 

Relativement, pour ne pas dire, totalement inconnu, le belge (oui, oui, vous lisez bien !) Koen Mortier s'est donc engagé à adapter l'inadaptable, soit les 23 nouvelles déguisées en roman de l'écrivain culte de toute une génération. A l'origine d'un premier long métrage titré Ex-Drummer, un film très "rock'n'roll" selon la critique, Koen Mortier devra notamment relever le défi de mettre en image la fameuse nouvelle "Guts", celle dont la seule lecture, donnée par l'auteur un peu partout dans le monde, a déjà provoqué course aux toilettes pour vomir et évanouissement... Je vous laisse imaginer ce que cela pourrait donner sur grand écran. Souhaitons que les CGR et autres multiplex prévoient des sacs comme dans les avions (enfin, plus résistants toutefois que ceux des avions) et une bannière d'interdiction au moins de 12 ans (minimum).

Dans le même ordre d'idée, on attend avec impatience l'annonce de l'adaptation du Festival de la couille...

 

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Photo : © CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA




Quels romans faut-il lire pour mieux traverser la crise ?

Posté par Céline le 05.02.09 à 10:40 | tags : news, elucubration, roman, short-list
Dans la dèche à Paris et à LondresOn aurait tendance à dire que la vie ne peut pas s’apprendre (que) dans les livres. Pourtant une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’université de Washington, basé à Saint Louis, montre le contraire : loin de déconnecter de la réalité, la lecture donnerait les moyens d’affronter certaines situations de la vraie vie… Quels livres faudrait-il alors avoir lu pour traverser la crise de 2009 ?

C’est un article du Guardian qui nous fait le rapport de cette étude, lancée par le département des sciences cognitives de l’Université de Washington. Des examens menés sur plusieurs participants ont révélé que la lecture, loin d’être une activité passive, stimule considérablement l’activité cérébrale du lecteur, en fonction des contenus du livre en question. Par exemple, s’il est fait mention d’un personnage qui tire sur une corde, c’est la région du cerveau contrôlant nos mouvements pour saisir les objets qui se retrouvera en pleine activité. La lecture permettrait donc au lecteur d’assimiler toute situation rencontrée dans le récit, de sorte à pouvoir réagir dans la vraie vie face à une situation similaire. En d’autres termes, lire les aventures sentimentales désastreuses de Bridget Jones aideraient les femmes à mieux gérer leur vie amoureuse…

Lire la suite de l'article

 

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Selon Stephen King, Stephenie Meyer ne sait pas écrire

Posté par Céline le 04.02.09 à 11:04 | tags : news
Maître de l'horreur, régulièrement cité comme référence par de plus jeunes écrivains, Stephen King est également un juge sévère (sincère) : dans une interview accordée à USA Today (à paraître en mars), il a déclaré que Stephenie Meyer, auteur de la saga Fascination, ne savait pas vraiment écrire...
 

Ce jugement a en fait été rendu dans le cadre d'une remarque sur les deux écrivains stars du moment, Stephenie Meyer et J.K. Rowling : "La vraie différence, c'est que J.K. Rowling est un excellent écrivain et que Stephenie Meyer ne peut pas écrire correctement". Pour Stephen King, l'histoire de vampires de Twilight s'adresse à "toute une generation de filles", qui ne sont pas encore prêtes pour des descriptions plus réalistes. Trop romantiques, bourrés de bons sentiments, les livres de Meyer sont peut-être passionnants, mais selon King, ils ne représentent pas le danger des livres qui sont plus "explicitement sexuels" : ils sont, en quelque sorte, le résumé de toutes les choses pour lesquelles leur jeunes lectrices ne sont pas encore prêtes.

 

Un peu plus loin dans l'article, l'auteur de Shining compare finalement Stephenie Meyer à un autre écrivain à succès qu'il ne trouve pas très talentueux, Erle Stanley Gardner (auteur de Perry Mason). Il citera aussi, au passage, quelques noms qui ont pu influencer son écriture : Lovecraft, par exemple, est une lecture d'enfance, mais qui n'a pas marqué son œuvre comme a pu le faire Richard Matheson, l'auteur de I am a legend.

 

Via ActuaLitté

 

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Maisons d'écrivains : les oeuvres ont-elles une adresse ?

Posté par Myosotis le 03.02.09 à 17:24 | tags : littérature en vidéo, élucubration

Le Musée Zola à Medan

 

J'ai toujours un peu de mal avec les maisons d'écrivains. Faut-il se contenter de lire les livres ou y a-t-il un intérêt réel à découvrir l'endroit exact où a été écrit tel ou tel livre, de voir la chaise de l'auteur, de quelle couleur était peinte sa chambre, ce qu'il voyait ou ne voyait pas par la fenêtre ? J'ai visité la maison de Rostand, le Musée Zola à Medan (vidéo), celle du séjour romain de Keats, la maison de Shakespeare et puis un tas d'autres mais je ne suis pas certain au final que cela ait eu une véritable résonance sur ma compréhension de leurs oeuvres. Dans certains cas, on peut se faire un plaisir de midinette et avoir l'impression de sentir la présence du "Grand Homme" entre les murs, voir où il a traîné ses savates, où il a aimé, fait pipi, voir où il a posé son coude.

 

C'est à chaque fois émouvant d'effleurer un objet qu'il a possédé ou utilisé, de mesurer les distances entre les murs, de monter et descendre les escaliers en se calant sur son ancien pas. Et puis quoi ? Pensez-vous que, si on figeait votre baraque le matin du 3 février 2009, et qu'on y revenait, disons le 3 février 2209, vous y seriez encore ? Pensez-vous que les visiteurs du futur auraient suffisamment de connaissance de votre époque, de votre morphologie, de vos moeurs pour comprendre pourquoi vous aviez mis telle ou telle chose au mur, mis tel meuble sur tel mur ? Pensez-vous que ce serait instructif pour eux et qu'ils pourraient, ne serait-ce qu'une seule seconde, y entrevoir votre âme ? Une personne normale et qui ne vous vouerait aucune sorte d'admiration ne trouverait-elle pas ce spectacle d'une maisonnée ré-ordonnée à la mode de l'époque pour la visite totalement inintéressante ?

 

Trou noir

Il me semble avoir vu dans un magazine un portrait de Marc Lévy chez lui et je m'en souviens à peine. On peut choisir comme d'autres (touristes) de préférer aux maisons les lieux qui sont décrits par les romans, la périphérie des tournages. La Normandie de Maupassant est instructive, le Combray de Proust dont certains empruntent le circuit à neuneux, est un must. On peut courir la lande des Hauts de Hurlevent comme si on était transi d'amour, faire le circuit Ulysse avec James Joyce dans sa poche ou une croisière Odyssée homérique avec Pascal Sevran (mort) en animateur expert. Qu'il s'agisse de se replonger dans les lieux de l'écriture ou dans les lieux du livre, la démarche peut répondre à un besoin du lecteur mais n'a en soi pas une grande valeur critique (si on n'écrit pas une thèse sur le livre ou l'auteur évidemment).

 

Elle rappelle que la lecture est lecture du livre mais surtout un fantasme du lecteur autour du livre lui-même, construit sur du sable, et qui incorpore à l'acte de lecture toute une matière qui lui est extérieure. Toutes proportions gardées, il n'est pas insensé de considérer qu'en lisant, on met en place dans son canapé un trou noir qui aspire tout ce qui se présente ou a pu se présenter autour : nos propres souvenirs, notre propre environnement, mais aussi tout l'entourage sensationnel du livre, sa couverture, ses pages, sa police de caractère, son intrigue, sa langue, auteur, maison de l'auteur, époque,.... D'une certaine façon, c'est cette dynamique du trou noir sensationnel qui explique le succès de la série des Jasper Fforde, Affaire Jane Eyre et co, laquelle repose sur la mise en 3D du rapport au livre.




Orgueil et préjugés, le célèbre roman de Jane Austen en version zombie

Posté par Céline le 03.02.09 à 11:11 | tags : news, édition, vo
Un éditeur américain va publier une version parodique et terrifique du célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, dans laquelle l'héroïne Elizabeth se retrouvera à lutter contre une bande de morts-vivants affamés, aux manières plus que suspectes.

La blague ne fera peut-être pas rire tout le monde. Monument de la littérature anglaise, l'œuvre de Jane Austen se place toujours assez haut dans les listes de livres qu'il faudrait avoir lus dans sa vie. Alors, mêler son texte original à des histoires de zombies et autres craquements d'os... En tout cas, Seth Grahame-Smith, auteur entre autres de How To Survive A Horror Movie et The Big Book of Porn, l'a fait : son Pride and prejudices and Zombies paraîtra en avril aux éditions Quirk Books.

Dans cette version zombie du roman, on retrouvera donc la courageuse Elizabeth Bennet, bien déterminée à lutter contre les morts-vivants qui menacent son village, mais qui sera bientôt "distraite par l'arrivée de l'arrogant et hautain Mr Darcy". Décrit comme une "charmante comédie de mœurs", le livre consiste à faire alterner des scènes de "lutte raffinée entre les deux jeunes amants" et celles, plus violentes, des combats sanglants que mène Elizabeth contre les troupes de zombies carnivores. Après ça, on peut imaginer d'autres mixages (profanes) entre nos classiques et des morceaux de cultures pop. On vous laisse imaginer.
 

Source : The Guardian




La NRF fête ses cent ans

Posté par Céline le 02.02.09 à 14:52 | tags : news, édition, gallimard
Le 1er février 1909, il y a donc tout juste cent ans, paraissait le premier numéro de la Nouvelle Revue Française. Créée par une bande de passionnés menée par André Gide, la célèbre revue est à l'origine du groupe Gallimard, aujourd'hui premier éditeur indépendant en France et pilier du monde littéraire.

Gallimard, c'est une histoire de famille. A l'origine, il y a Gaston, amoureux de littérature, qui prend à partir de 1911 la direction des éditions de la NRF à la demande de ses fondateurs. En 1919, les éditions de la NRF deviennent Gallimard, et commencent, déjà, à appliquer les principes qui font encore la réussite de la maison aujourd'hui : d'un côté, de bons éditeurs, qui savent flairer le bon texte et dénicher la perle rare, et de l'autre, une stratégie commerciale imparable.

Aujourd'hui, un siècle plus tard, c'est Antoine Gallimard, le petit-fils de Gaston, qui se charge de perpétuer le succès économique et littéraire de l'entreprise. Entre les auteurs devenus classiques (Camus, Genet, Ionesco, Bataille...), les énormes cartons éditoriaux (Les Bienveillantes de Littell, L'élégance du hérisson de Barbéry, ou la saga Harry Potter dans le secteur jeunesse), et les premiers romans qui marchent (récemment Une éducation libertine de Jean-Baptiste del Amo, en lice pour le Goncourt, La Meilleure Part des Hommes de Tristan Garcia, prix de Flore) la maison tourne... bien. En rachetant d'autres maisons - Denoël, P.O.L, La Table Ronde, le Mercure de France - il faut dire que Gallimard s'est également donné les moyens de lutter contre d'autres poids lourds de l'édition...

On pourra en apprendre davantage sur la NRF et Gallimard ce mois-ci, puisqu'à l'occasion du centenaire de la revue, paraissent deux ouvrages : Une brève histoire de la NRF d'Alban Cerisier, ainsi qu'un numéro spécial de la revue, dans lequel des auteurs phares de la "nouvelle génération Gallimard" comme Marie Ndiaye, Jonathan Littell, Muriel Barbery, Mario Vargas Llosa ou Yannick Haenel commentent chacun un article signé dans la revue par de grands noms de la littérature.
 
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Blutch, Winshluss et les autres lauréats d'Angoulême

Posté par Céline le 02.02.09 à 11:00 | tags : news, bd, angoulême

La 36e édition du Festival d'Angoulême s'est achevée hier, après avoir récompensé quelques auteurs dont les oeuvres ont été jugées "essentielles" par le jury. Verdict.

 

Le Grand prix revient à Blutch, pour Le Petit Christian. Pilier des éditions de L'Association, Blutch succèdera donc à Dupuy et Berberian à la présidence de la prochaine édition.

Le prix du meilleur album est revenu au Pinocchio, de Winshluss aux éditions Requins Marteaux.

 

Les 5 Essentiels de l'année :

Tamara Drewe, de Posy Simmonds, aux éditions Denoël Graphic.

Le Journal d'un ingénu, d'Émile Bravo, aux éditions Dupuis.

Lulu femme nue, d'Étienne Davodeau, aux éditions Futuropolis.

Le petit Christian, Tome 2 de Blutch, à L'Association.

Martha Jane Cannary, de Christian Perrissin et Matthieu Blanchin, aux éditions Futuropolis.

 

Essentiel SNCF/FNAC : Mon gras et moi, de Gally, aux éditions Diantre.

 

Les autres prix :

Essentiel Jeunesse : Le Petit Prince, de Joann Sfar, aux éditions Gallimard

Essentiel Patrimoine : Opération mort, de Shigeru Mizuki, aux éditions Cornélius.

Le prix Révélation : Le goût du chlore, de Bastien Vivès aux éditions KSTR.

 

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