L'émergence de l'informatique en tant que puissance a permis à la technique d'unifier tous ses systèmes et d'atteindre une espèce d'homéostasie à la faveur de laquelle ces derniers se renforcent et se conditionnent les uns les autres. Ainsi, j'ai envisagé la société sous forme de réseau, de modèle électronique - avant la prochaine étape qui devrait m'amener à me pencher sur les métazoaires. L'idée n'est pas nouvelle. Il suffit de regarder les images du début du siècle de Los Angeles vue du ciel, pour comprendre que la force d'harmonisation générale inhérente au déploiement de la Technique a depuis longtemps tendance à confondre les communauté humaines et circuits intégrés. C'est la raison pour laquelle j'emploie le néologisme connectivité pour parler de ce que l'on appelle encore la collectivité.
Imagination contre incarcération, musculation contre immobilisme, urbanisme contre littérature, amour contre anomie. C'est "le choc d'Eros contre la machine". Ou, comment dans un futur proche terriblement semblable à notre "aujourd'hui", seules les puissances subversives de l'art et de l'amour nous permettent de se réapproprier une humanité qu'étouffe un peu plus chaque jour le carcan mortifère de la technique. C'est le thème ambitieux exploré par Technosmose, le brillant dernier roman de Mathieu Terence. Un auteur à suivre dans notre rentrée littéraire.
Technosmose
Mathieu Terence
éditions Gallimard
Retrouvez dès aujourd'hui la chronique et l'interview de Mathieu Terence sur le mag.
Consultez le dossier Rentrée Littéraire.
De Bach, posté le 19.09.07 à 18:55 
Même pas un Fiasco, une catastrophe.
Pénible à lire, un phantasme pré-pubert...
ni la refllexion, ni l'écriture.
Mais comment fait-il pour être encore publié ?