Ça commence très fort dans La fille du boucher de Lynda Barry. Aurait-on trouvé la nouvelle Kathy Hacker ? Ou mieux, le Chuck Palahniuk féminin ? Verdict bientôt. En attendant, voici un extrait de la "chose" :
Il était une fois dans une rue crade dans le quartier le plus crade d'une ville archicrade d'un Etat, pays, monde, système solaire, univers supercrade. Il était une fois derrière le chantier crade de la scierie Black Cat, sur une route boueuse extrêmement crade aux relents bouillonnants très étranges qui traversent tels de malveillants génies la sombre pluie crade et franchissent la fenêtre jaunie à demi éclairée d'une chambre à coucher crade située à l'étage d'une maison de location crade où sur un lit crade une fille crade est assise en face de sa sœur crade qui JE TE TUE SI TU TOUCHE A ÇA, JULIE, ET SI TU LE FAIS JE JURE DEVANT DIEU QUE JE TE TUE, SANS PITIE, NI REPRIS, NI ECHANGE PROPRIETE PRIVE, ÇA S'ADRESSE A TOI, JULIE, TOI ! La fille crade prénommée Roberta écrivait le livre crade de sa vie crade.
Parfaite conclusion pour un été hypercrade, non ? Vous avez remarqué la richesse de la langue au milieu du torrent de boue ? Hé bien, j'en suis au chapitre 9, et pour l'instant tout est de ce tonneau. Hypnotique, violent, cru et fort, Et dire que pendant ce temps j'écoute un album crade de James Chance & The Contortions ! Il y a des moments comme ça... TRASH !
Lynda Barry
La fille du boucher
Editions Panama
Consultez également le dossier rentrée littéraire.
De Carlos, posté le 28.08.07 à 16:06
ça commence très fort ? Beurk, c'est le cas de le dire... 