52 : la saga sitcom des outsiders DC
Avant qu'il ne soit trop tard pour vous, et parce que la période s'y prête (rien de tel qu'un petit comics sur la plage pour passer pour quelqu'un d'irresponsable, mégacool, décérébré et ouvert à toutes les expériences multipartenaires), il est encore possible de vous précipiter en kiosque pour rattraper les 3 numéros de la série 52 sortis ces derniers mois. A 4 euros et quelques le numéro (pour 40 minutes de lecture x 3, donc), l'investissement n'est pas si mauvais et peu aisément être comparé à la lecture de qui vous savez (ML, le hérisson & co). Evénement de l'année 2006 chez DC Comics, 52 a non seulement réussi à assurer une bonne part du bénéfice commercial des adversaires de la Maison des Idées, mais démontré que son format original (1 numéro par semaine sur 52 semaines - d'où son titre, enfin, je suppose) était artistiquement tenable. Il aura fallu pas moins de 4 équipes de scénaristes pour venir à bout du défi et présenter un magazine ponctuel et de qualité, que la sortie française nous offre dans un format sensiblement différent (4 numéros rassemblés par mois sur 13 mois), ce qui n'est pas plus mal. Du coup, c'est un réel plaisir de suivre la résurrection de personnages dont on ne soupçonnait plus même l'existence et de se laisser paumer dans et par une succession de tableaux (4 "héros" constituent 4 fils narratifs qui se rejoignent) dont on trouve les sources un peu partout dans l'univers DC mais aussi dans le modèle des sitcoms télé (Friends, Heroes qui a raflé la mise au même moment) ou de la BD indépendante (le Top Ten d'Alan Moore). Parmi ces personnages venus de nulle part et qui occupent ici les premiers rôles, on marquera une préférence pour le déchirement d'Elongated Man, qui a, au début du récit, perdu sa femme, pour la lesbienne alcoolo Renée Montoya et pour le mystérieux homme sans visage, The Question. On aura aussi une pensée pour BatWoman, le méchant Black Adam et pour toutes les trouvailles scénaristiques qui font de la saga 52 une entrelacs de récits, histoires et sous-contes tout à fait passionnant. Il reste néanmoins à parier que ceux qui avaient pris l'habitude de lire les comics en roue libre et avec une petite partie de leur cerveau, ceux qui ne peuvent pas suivre plusieurs choses de front, ceux qui se croient trop intelligents pour s'attacher à des hommes et femmes en collants, se perdront en route. Rappelons le : il y a plus à gagner en se lovant dans la soie de l'araignée qu'à péter avec élégance dans celle du hérisson. (proverbe sarthois) Commentaires
De decka, posté le 21.08.07 à 14:34
![]() Oui, c'est bon. Oh oui, c'est bon. Pardon. A noter que la sequel de 52, à l'air à chier... J'ai feuilleté... Et que personne ne parle de la traduction française catastrophique de 100 bullets (tome 2 : dos rond pour le daron)... à lire en anglais... Série Vertigo (label adulte de DC) dont le dénouement approche à grand pas... Qu'est ce que c'est bien... De Maxence, posté le 22.08.07 à 11:13 ![]() mégacool, décérébré et ouvert à toutes les expériences multipartenaires Poisson, l'adresse de ton libraire s'te plait !! Viiiiiiiiiiiiite ! De Lolla, posté le 22.08.07 à 19:23 ![]() C'est Myosotis, Maxence... Ajouter un commentaire |
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