Le chien de guerre et la douleur du monde : Moorcock fantastique
Avec ce premier volume du Cycle de Von Bek, Michael Moorcock réussissait non seulement à se payer l'un des plus beaux titres de l'histoire littéraire mondiale (The Dog Hound And The World's Pain, qui dit mieux ?) mais aussi à ouvrir majestueusement un cycle en forme de trilogie achevé 5 ans plus tard, en 1986, avec The City in The Autumn Stars, puis enrichi à foison de liaisons secrètes, nouvelles rétroécrites, justifiant et étoffant le caractère épique de l'histoire. Le cycle (que je trouve, pour ma part, bien meilleur que les histoires d'Elric et de Jerry Cornelius) raconte l'histoire d'une famille devenue par la force des choses (et surtout celle de ce premier volume brillant) la gardienne et détentrice du Saint Graal. Moorcock concentre, par delà les références faustiennes, dans ce personnage de Von Bek un nombre de qualités, de valeurs et de déchirements (amour, bravoure, barbarie, sens des compromissions, respect du devoir, honneur,...) qui, à aucun moment, n'attentent à l'humanité et à la crédibilité du personnage. L'intensité des scènes clés du roman est une vraie leçon d'écriture romanesque, illustrant, s'il en était encore besoin, l'art de Moorcock pour faire accoucher ses personnages et ses intrigues de leçons de vie aussi ambitieuses que touchantes. Le chien de guerre et la douleur du monde
Commentaires
De pavel, posté le 13.07.07 à 15:35
![]() Je dis mieux : "flow my tears, the policeman said" de Dick. De Miss, posté le 13.07.07 à 18:00 ![]() Hum, hum... De Zola Karaoke, posté le 13.07.07 à 21:19 ![]() "french women don't get fat", un livre vu sur Amazon qui n'est malheureusement que l'oeuvre très prosaïque d'un diététicien qui n'a jamais du me rencontrer. De Montsé, posté le 14.07.07 à 11:35 ![]() Mouais, je ne sais pas. Mois j'aimerais bien voir l'avis éclairé de Dash ! ![]() Ajouter un commentaire |
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