Moonlight Hotel dans le texte
"Cher Monsieur Richards, Votre rapport du 10 novembre sur la situation actuelle dans le royaume du Kutar a retenu toute notre attention et je vous en remercie bien sincèrement. Ainsi que vous n'êtes pas sans le savoir, cette administration a toujours défendu le principe selon lequel, d'une part rien ne garantit mieux la prospérité d'une nation que la coexistence pacifique de ses citoyens, d'autre part rien n'est plus contraire à sa stabilité politique, économique et sociale que les conflits internes tel celui dont fait état votre rapport susmentionné. Nous sommes en conséquence très préoccupés par ce que vous nous dîtes des événements intervenus dans le royaume du Kutar et profondément convaincus qu'il est non seulement souhaitable mais nécessaire d'obtenir la fin des hostilités. Pour réaliser cet objectif, nous estimons que le gouvernement du Kutar se doit de poursuivre ses actions militaires contre l'armée de libération du peuple kutaran aussi longtemps qu'il n'aura pas obtenu la cessation définitive des hostilités...." Les lettres reçues tout au long du roman par David Richards de son correspondant des Affaires Etrangères sont hilarantes et constituent des modèles de langue de bois et de burlesque administratif. Une fois les communications interrompues, elles restent le seul vecteur de communication entre les Etats-Unis et le Kutar, mais aussi un ressort pour l'intrigue puisqu'elles portent sur leur ridicule les espoirs et désespoirs de l'ensemble des réfugiés du Moonlight Hotel. Commentaires
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