Dans la vallée de l'amour avec Farid Al-Din Attar Je poursuis mon parcours parmi les poètes persans avec Farid Al-Din Attar et cet extrait de la vallée de l'Amour. Farid Al-Din Attar est né en Perse (Iran) au milieu du XIIème siècle. Poète mystique, fils d'un "pharmacien, chimiste, botaniste" aisé, Attar est resté célèbre pour sa Conférence des Oiseaux.
La vallée qui suit est la Vallée de l'Amour. Pour y entrer, tu dois avoir le cœur bouillant. Comment dire ça autrement ? L'homme doit être le feu, en personne. Le visage de celui qui aime ou est aimé doit être bordé par les flammes, incandescent et irrésolu, comme le feu lui-même. L'amour véritable n'admet pas d'arrière-pensées. Par l'amour, le Bien et le Mal cessent d'exister. « Mais toi, dont l'esprit ne touche pas terre et qui se fout de tout, tu te moqueras de ce discours, tes dents n'y mordront pas avidement. Une personne qui a de la loyauté en elle tient son argent prêt, sa tête disponible, pour s'unir à ses amis. Les autres se contentent de brandir ce qu'ils feront pour toi... demain. Celui qui ne s'engage pas de cette façon là du côté de la loyauté, entier et sans retenue, ne sera jamais affranchi de la tristesse et de la mélancolie qui le plombent. Il sera agité et torturé jusqu'à ce que le faucon atteigne son but. Si un poisson est poussé par les vagues sur la plage, hors de l'eau, ne se débattra-t-il pas pour regagner l'onde ? « Dans cette vallée, l'amour est représenté par le feu, la raison par la fumée. Quand vient l'amour, la raison s'efface. Car la raison ne peut vivre sous la folie de l'amour. L'amour n'a rien à faire avec la raison des hommes. Si tu avais la conscience claire et l'esprit tourné vers le dedans, tu saurais voir de tes yeux la structure atomique du monde visible. Mais si tu regardes les choses avec les yeux de la raison commune, tu ne comprendras jamais combien il est vital d'aimer. Seul un homme qui a vécu et goûté la liberté peut accéder à ce bienfait. Celui qui veut venir jusque dans cette vallée doit y venir avec mille cœurs au moins, et être prêt à les sacrifier les uns après les autres à chaque seconde.
Commentaires
De mathias, posté le 08.06.07 à 11:20
![]() Entre nous, cet extrait n'est pas très bon. Ca me rappelle les histoires pour les gosses. Tu es sûr de ne pas t'être trompé de livre en le recopiant ? Et la philosophie derrière, ça fait peur si c'est tout ce que la pensée persane a à apporter. De petokrit, posté le 03.11.07 à 09:56 ![]() J'ai joué cette piece de Attar et je trouve ce texte magnifique, c'est un voyage iniciatique vers la sagesse, et je suis fière d'avoir pu y incarner la huppe De lilica, posté le 11.05.09 à 17:55 ![]() pppffff ! mathias, tourne sept fois ta langue dans la bouche, avant d'écrire des âneries pareil, c'est toi qui es un gosse, et l'on a peur que de ce que l'on ne connaît pas, aller va t en jouer avec tes copains et grandis un peu ! Ajouter un commentaire |
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