Si vous commencez à vous fatiguer de lire tous mes billets sur les oeuvres d'Osamu Tezuka, dites vous que pour chcune de ses oeuvres que je chronique ici, il en parait cinq autres que je laisse sous silence. Histoire Pour Tous et la Légende de Songoku chez Delcourt, Ludwig B. chez Asuka, Don Dracula chez Soleil... Tout ça rien que dans les derniers mois, et j'en ai surement ratés quelques-uns. Tezuka semble une véritable mine d'or pour les éditeurs et il y en a visiblement assez pour tous. Le problème qui se pose au lecteur est alors de choisir quel manga lire parmis tout ceux là s'il ne veut pas consacrer tout son temps et son porte monnaie à un auteur assez formidable, certe, mais aussi assez inégal. Du coup, on juge les livres sur leur couvertures, et on peut présumer qu'Unico La Petite Licorne n'est pas pour nous, par exemple (un préjugé que j'invite evidemment nos lecteurs à contredire si besoin est). On peut se dire que Prince Norman est surement très bien, puisque c'est Cornélius qui l'a édité, et que c'est sans doute une honte pour moi d'être passé à côté. Vous pouvez aussi écouter mon conseil et vous ruer sur Demain Les Oiseaux les yeux fermés.
Quelques part entre les Oiseaux d'Hitchcock et la Planète desSinges, ce manga de 1971 publié en un seul gros volume peut servir d'introduction parfaite à l'oeuvre du père du manga moderne. Le pretexte est simple : les oiseaux de la terre deviennent mystérieusement intelligent et prennent très vite le pouvoir sur l'homme, le réduisant à l'état d'esclave. Tezuka revisite alors quelques grands genre du cinéma hollywoodien transposé dans la société des oiseaux : western, polar, épopée biblique... Tout ça fait sans grande élégance dans le dessin où la métaphore mais avec une vitalité et une force qui prennent le pas sur toutez autre considération.
Demain les Oiseaux, c'est avant tout une histoire sur le pouvoir, la domination, la soumission et la bêtise humaine. On ne peut s'empêcher d'y voir un parallèlle avec le Japon d'après guerre : traumatisé par les bombes, soumis à l'occupant américain, menacé par les voisins chinois et russe et écrasé par la culpabilité qui empêchait toute fierté nationale. Pas si étonnant qu'ils aient pu faire preuve d'un peu de lucidité.
Demain les Oiseaux
Osamu Tezuka
Delcourt
De Docteur C, posté le 28.02.07 à 16:05 
2Goldfish dit la vérité: des parutions de Tezuka, il y en a pléthore, et ça devient difficile de s'y retrouver. Des dernières parutions, je n'en ai pas lu beaucoup, mais il semblerait que "L'arbre au Soleil" chez Tonkam soit intéressant (pas lu hein).
Chez Delcourt, Kihirito est bancal, donc plutôt à éviter.
J'ai vu le dessin animé d'Unico la petite licorne... A éviter absolument;