
Né
en 1905, mort en 1940,
Paul Nizan n’aura pas vécu assez longtemps pour
avoir eu l’œuvre qui lui semblait promise. Ecrivain (
Antoine
Bloyé, Le Cheval de Troie, La Conspiration), essayiste (
Les Chiens de garde), communiste convaincu, il
rompit avec ses attaches partisanes au moment du pacte germano-soviétique. Par
la suite, la haine des hérétiques poussera le Parti communiste à saper sa
réputation. Il faudra tout le talent - et l'amitié - de Sartre, dans une
préface sublime à
Aden Arabie (1960), pour le sortir de l'oubli.
Pamphlétaire redouté, Paul Nizan fut également un
journaliste très en vue,
prolifique et polygraphe. Publié en début d’année,
Paul Nizan, articles
littéraires et politiques (éditions Joseph K.) nous donne à voir ce Nizan-là,
polémiste brillant et analyste rigoureux. Actualité internationale, critique
littéraire, économie, philosophie... : rien n'échappe à sa boulimie d'écriture.
Militant antifasciste ardent, Nizan, pour qui
"toute littérature est
propagande", aura également joint le geste à la plume : soldat, il périra
en 1940 lors d'une offensive allemande, à Audruicq, près de Dunkerque.
De virgule, posté le 15.12.05 à 15:17 
Il sortirait pas en La pléiade cette année aussi?