Ferraille, bédé trashi-comique En 2001, Winshluss et Cizo avaient balancé un grand
coup de boule dans la bande dessinée avec leur désormais mythique Monsieur Ferraille (Les Requins marteaux). Compilation des aventures du super robot parues
dans le trimestriel Ferraille,
l'album témoignait d'une inventivité assez ébouriffante. Multiplication des
styles graphiques, détournements de pubs, art consommé de la parodie, humour à
la limite du macabre… C’est méchant, hilarant, noir et "abrasif" - bref, en un mot, ça dépote...Faut dire que le personnage de Ferraille, c'est un peu comme un "nouveau Tintin tout en métal", mais "avec une grosse paire de couilles". Un "héros" sévèrement burné qui ne fait pas vraiment dans la dentelle: Betty Boop transformée en pute, Batman abusant de Robin au festival de la bédé d'Angoulême, Ferraille faisant les poches d'un Achille Talon raide mort, Ric Hochet se mangeant un méchant coup de pied dans l'entrejambe… Ca canarde sec au royaume de la bande dessinée. Mais le summum est sans doute atteint avec les planches consacrées à Waltshluss et Gonzo, dessinateurs pleutres et alter ego des auteurs, tour à tour enrôlés par les propagandes française (pour "botter le cul des boches"), hitlérienne (contre "le péril rouge") et soviétique ("à l'assaut de la troisième année du plan quinquennal"). Le pastiche, grinçant, est d'une réussite totale - narration, graphisme et couleurs, tout fonctionne à la perfection. L'occasion pour Winshluss et Cizo, en historiens "trash" du 9e art, de mettre en lumière certains pans de son passé, pas franchement glorieux. Le rire comme condition du vrai, en somme... Commentaires
De tartine, posté le 14.12.05 à 09:29
![]() "sévèrement burné", c'est l'expression à la mode chez les plombiers polonais? De M.Propre, posté le 14.12.05 à 16:24 ![]() Tout à fait, j'ai vu un film consacré à monsieur ferraille à Angoulème en 2003. un sommet de drôlerie. De gâïa, posté le 14.12.05 à 18:04 ![]() Moui... J'ai un peu de mal avec ce genre de graphisme: très épuré, des couleurs absolument sans aucun dégradé, ça n'aide pas à rentrer dans le récit. Et un BD ça n'est pas que revendicatif, ça doit aussi avoir un scénario attractif... De Lech, posté le 14.12.05 à 21:30 ![]() Attention, Gaïa, tout n'est pas comme ça. Là, c'est une variation sur la bédé bolchévique. Très réussie d'ailleurs. Mais franchement, le reste de l'album est à se tordre. Lis et tu m'en donneras des nouvelles ! De jyeffe, posté le 05.01.06 à 12:42 ![]() Et puis de toute façon, une bd n'a pas besoin d'arborer des couleurs chatoyantes pour rentrer dans le récit. Peeters, David B ou Killofer ont peu recours à la couleur, ça n'empêche pas de nous embarquer illico dans des récits passionants. Les Pillules Bleues de Peeters c'est quand même splendide non ? De Sandor, posté le 05.01.06 à 13:01 ![]() Oui, je suis d'accord : Les Pilules bleues, de Frederik Peeters, c'est vraiment SPLEN-DIDE. De gâïa, posté le 05.01.06 à 20:49 ![]() Les pilules bleues je connais pas, mais David B, justement, j'arrive pas à entrer dans ses BD. j'ai jamais réussi à en finir une. Ajouter un commentaire |
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