Doit-on sauver les littéraires ?Posté par Myosotis le 23.01.07 à 15:11 | tags : elucubration
La chose a été évoquée par la plupart des journaux, papier et télé : la désaffection de la filière littéraire (Bac L) risque de conduire prochainement à une extinction complète de la filière. Avec une diminution de 28% des effectifs en quinze ans, au profit des filières économique (la plus forte progression, +14%) et scientifique (+4%), le contingent littéraire tutoie, en effet, le seuil fatidique des 10%, sous lequel l'Education Nationale considère qu'une voie n'est plus viable et ne peut plus être "exploitée". Paradoxalement, si on aime les livres et la littérature, ce qui pourrait passer pour une sinistre nouvelle n'en est pas tout à fait une et comporte pas mal d'avantages. 5 bonnes raisons de supprimer cette section : 1. Le Bac L n'a plus aucune valeur. Les fondamentaux (orthographe rudimentaire, culture générale minimale) n'y sont plus exigés depuis longtemps et c'est devenu le refuge de ceux qui ne sont pas assez intelligents (ou scolaires) pour aller ailleurs. 2. Le Bac L est celui qui offre le moins de débouchés professionnels. En supprimant la filière, on lutte contre le chômage de masse. 3. Ca fait pas mal de temps que les jolies filles avaient choisi de rejoindre les séries AES et C. La série L était (de source sûre) devenue le refuge de celles qui avaient raté l'orientation "coiffure" en classe de 5ème. 4. Depuis que la filière L a éclaté en diverses sections privilégiant les arts plastiques, le théâtre ou l'audio-visuel, on peut avoir son bac L avec mention sans connaître un traître mot de littérature, d'histoire des lettres ou de latin, mais en tournant simplement un court métrage avec ses copains et la mini-caméra numérique qu'on s'est fait offrir pour ses 16 ans. 5. Ca fait belle lurette que les bons écrivains ne sont plus des littéraires. Ils font Sciences-Po, HEC ou ont des connaissances dans le milieu. Les autres sont plus souvent des autodidactes en la matière, bâtis sur leur expérience ou leurs lectures personnelles. Pour la littérature (qui s'en tamponne), la fin du bac L ne voudra pas dire grand chose. 6. Les lycéens de la série L deviennent parfois d'horribles profs de lettres qui refusent de se teindre les cheveux lorsqu'ils deviennent blancs.
Commentaires
De Nathrakh, posté le 23.01.07 à 16:59
![]() Je suis en Terminale L, il y a encore des jolies filles. Tout ce que vous dites est néanmoins plus ou moins juste, mais n'oubliez pas : nous vous tuerons durant votre sommeil. De Joest, posté le 23.01.07 à 17:10 ![]() Moi, j'avais fait STI Génie Méca. Lycée technique=célibat imposé (à moins d'être gay) Les filles y ressemblent à des mecs. Et comme les "techniques" ont la réputation (pas toujours usurpée) de voie de garage pour cancres, on est sûr d'être recalé lorsqu'une fille vous dit: "T'es en quoi?" Cela dit, je pense que l'éducation nationale devrait enfin faire le ménage dans les filères littéraires et les filières universitaires bidons (philosophie, histoire de l'art, sociologie...) où pour 1 élève studieux, on trouve 10 touristes qui atteriront rapidement à l'ANPE sans savoir rien faire. De easywriter, posté le 23.01.07 à 17:12 ![]() C'est très juste : si c'était à refaire, je troquerais mon bac lettres et arts (et oui les courts métrages dans le refectoire du lycée, j'ai fait!) contre une formation de prothésiste dentaire : je me foutrais de la gueule de mes amis profs avant de payer la facture du resto. l'étudiante que je ramènerais remarquerait le coupland sur la plage arrière de ma BM. De hinachii, posté le 23.01.07 à 19:40 ![]() Le premier et le second point sont liés ! Si le bac L avais plus de valeur, peut-être que les débouchées se feraient moins rares... Alors peut-être que la solution, c'est de réaménager la section L. Je pense par exemple à augmenter les options artistiques... J'ai passé un bac L option théâtre, et cela m'a plutôt réussit. On pourrait imaginer aussi que les "L" soient plus spécialisés ( en histoire ou en philosophie par exemple. Bref, fermer la section L n'est pas une solution, c'est une facilité... De absolu, posté le 23.01.07 à 20:03 ![]() J'ai obtenu un Bac S en 1995 (oui je sais ça date pas d'hier) ; j'ai fait quelques mois en fac de sciences, sans succès.. j'ai ensuite intégré une fac de lettres, pendant deux ans, mais cene fut pas la gloire, non pas par incapacité, mais plutôt par manque de concret... Finalement j'ai dû rentrer au domicile familial, j'ai bossé en usine, chômage, puis usine, et un stage, et puis chômage, et là, paf, me voilà initiatrice NTIC.. pendant près de 5 ans.. Mais ça n'était pas mon but hein.. je précise.. Et puis le choc, le 2 janvier 2007, je prenais mes fonctions d'un poste qui me tenait à coeur depuis quelques années... Me voici bibliothécaire ! Tout ça sans bac L... De katell Bouali, posté le 23.01.07 à 21:01 ![]() Je suis un dinosaure qui a obtenu son bac A1 (latin/grec/allemand/anglais) en 1983...Le bac A commençait à être galvaudé mais il y avait surtout des "bons" en français qui savaient manier la langue correctement et rédiger une dissertation avec élégance. Je suis allée à la fac de lettres après avoir suivi une année de Lettres Sup. J'ai rencontré à la fac des gens issus de filières scientifiques qui râlaient parce que les profs parlaient de livres qu'ils ne connaissaient, d'auteurs dont ils n'avaient jamais entendu parler. C'était risible et pitoyable. C'était en 1986, autant dire il y a des siècles. Nous étions 300 étudiants en 1ère année de DEUG, 150 en 2è. Nous aimions lire, aller au cinéma et au théâtre. Nous dévorions les nouveaux auteurs découverts grâce à nos profs de fac. Bref, c'était le paradis. J'ai une cousine qui a 16 ans de moins que moi, presqu'une génération nous sépare: elle a obtenu son bac L en n'ayant lu que les quelques livres au programme...j'étais abasourdie!!! C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à comprendre que les autorités politiques n'avaient absolument pas besoin de masses cultivées ni abreuvées d'oeuvres classiques ou de littérature moderne. Quant à étudier le latin ou le grec ancien....n'y pensons même plus: pourquoi se souvenir d'où nos mots viennent puisque l'on veut nous museler? Maintenant, la culture sombre dans l'oubli...."la fabrique du crétin" bat son plein, et hélas n'est pas encore à son apogée. Mon long billet fait un peu "vieille conne" mais c'est une "vieille conne littéraire" (maîtrise de lettres modernes) qui est devenue instit en maternelle par idéal et qui tremble de constater que le rôle qui lui est attribué par l'Education Nationale n'est plus de former des citoyens libres et instruits mais des citoyens "chairs à consommer". Mais que peut-on espérer quand on constate que nos élites politiques, ayant été élevées à la sauce "grandes écoles de la République", ne lisent rien et regardent la culture et l'élévation de l'esprit comme une perte d'énergie, de temps et d'argent? Que peut-on espérer quand un Florian Zeller ou une Christine Angot est édité ou reçoit un prix littéraire? Montaigne, Balzac, Zola, Rimbaud, Verlaine, Hugo, Dante, Platon,Ciceron, Plaute, Aristophane,Sénèque (et j'en oublie!!), Molière, Racine, La Fontaine, et tous nos auteurs contemporains de talent, levez-vous, ils sont devenus fous!!!! Puissent les lettres retrouver leur attrait.... De Dereck, posté le 23.01.07 à 21:52 ![]() Myoso, je t'aime, tu le sais ça. Si seulement tu pouvais faire un livre là-dessus, ou une lettre ouverte, pour expliquer aux Bac L, mention ou non qu'ils sont l'élite du néant. Des gros ballons d'air chaud qui ont lu quelques bouquins de plus que les autres filières, par la force des choses, et qui pensent que de bons résultats scolaires font d'eux des Duras et des Dumas d'élevage. J'ai fait S, je ne dis pas que les autres fiières sont mieux, mais la L, plus ça va plus c'est bidon. Déjà, il y a 9 ans on leur jetait des cailloux dans la cour du lycée. Le bac ne vaut déjà plus rien, si c'est en plus pour en faire du Bac de synthèse, autant le supprimer ou le remanier de fond en comble. De aegirsson, posté le 23.01.07 à 23:56 ![]() la littérature, c'est quoi ? quand on voit, que certains ne savent, ni lire ou ecrire en sixieme et peu-etre même en troisieme de nos jours, leurs parler de livres et consort ... celà doit leur echapper, apprenez déjà le plaisir et le gout de la lecture au cours, preparatoire, elementaire et moyen, et apres on pourra songer aussi à revaloriser et ameliorer le bac L De Clairwitch, posté le 24.01.07 à 08:58 ![]() DESS de Lettres modernes... et tout ça avec un bac S à la base. Au lycée, quand je comparais mes lectures avec celles de mes petits camarades en L, je me marrais intérieurement. J'ai mal pour les gosses qui font L par réel intérêt pour la littérature. (je crois qu'il en reste encore ?) De Daylon, posté le 24.01.07 à 11:12 ![]() ... Heu oui, il en reste encore ahah J'ai une soeur qui a tenté la filière, mais je crois que le contexte (cours, profs et élèves) la déprime plus qu'autre chose, les livres qu'on leur fait lire l'emmerdent (généralement) (bon, j'aurai ptêt pas du la souler tout de suite avec des auteurs branchouilles contemporains -non, pas français avec des cheveux-) et heu. Bah voilà. Mais elle y croit encore. Il reste des gens qui prennent L car ils aiment les langues, vivantes ou mortes. On va appeler ça "l'amour de l'art". De TheEraser, posté le 24.01.07 à 11:49 ![]() Vous êtes tous tellement pleins de suffisances et de certitudes et même si voius ne l'avouez pas à voix haute, vous êtes contents de vous sentir dans le camp des "winner"(donnée toute subjective rassurez vous), de ceux qui ont eu leur bac S ou ES, qui n'en veulent, et qui est vachement dur, face à ces pauvres losers que sont les étudiants ayant choisi de faire une L. Oui cette filière dans la plupart des lycées est devenue une poubelle où croupissent les élèves les plus mauvais, où le professeurs, parfois en ont rien à branler, ou plutôt sont désespérés de voir que personne ne s'intéresse à ce qu'ils font. Imaginer un professeur qui enseigne à des S, qui savent très bien que le Français ne compte que pour très peu dans leur bac, et de fait ne font rien, et enseigne à des L qui ne sont pas plus intéressés car totalement ignares, placés là par dépit..Pourquoi ne pas travailler à une meilleure orientation. Oui il en reste qui sont intéressés par la littérature, par les langues, qui se font un sacerdoce de devoir réussir et étudier à fond ces matières, qui sous la pluie de cailloux balancés par les autres, savent qu'ils auront l'avantage un jour ou l'autre, que ce n'est pas parce qu'on sait faire des équations qu'on est supérieurement intelligent. A clairwitch : ce n'est pas parce qu'on est en L qu'on est assujeti. Les lectures obligatoires sont de plus en plus faibles. La diférence se fait chez soi, dans ses lectures personnelles. Chez les S les lectures et thèmes d'études, sont non seulement pathétiques mais je sais, par expérience, que la grande majorité ne dépasse pas cet horizon demandé. Il faut transformer la L en ce qu'elle aurait du devenir depuis longtemps, une filière d'élite. Quite à la faire rétrécir, autant favoriser un meilleur recrutement, à la fois des élèves et des professeurs, mais aussi opérer une révolution dans les programmes et dans mla manière d'enseigner la littérature, les langues.... Mais tout cela est bien anti égalitaire. Tout ce que le système tend à faire c'est d'anihiler tout ce qui peut manifester une différence. Les vrais littéraires, il en reste. Mais comme on peut le constater, il restent conspués au milieu de la masse... De Dereck, posté le 24.01.07 à 12:39 ![]() C'est peut-être ça le problème. Essayer de leur faire croire qu'ils sont une élite ce n'est pas les aider pour la suite. Ils sont déjà assez suffisants comme ça avec leur demi-mépris pour les "matheux sans imagination". Les filières ne s'aiment vraiment entre elles, et les L n'ont pas le monopole du martyr. Se prendre pour le premier de la classe avec le bagage d'un boat people parti à l'arrache, c'est le mur assuré. Les bonnes notes ne font pas de bons penseurs. Ca se saurait, sinon. De Josh, posté le 24.01.07 à 12:47 ![]() Bonjour, j'ai fais un BAC S et termine une Grande Ecole de commerce/gestion "à la française"; deux choses : j'aime lire, tant que je peux, mais en voie S on ne peut pas dire qu'on m'y ait beaucoup incité, à un âge où il est préférable, selon moi, de se voir imposer un certain nombre de choses - comme la lecture - que, adolescents, nous ne sommes pas toujours en mesure de considérer comme des investissements fructueux (question de mâturité, question aussi d'attraits pour l'apparence, le fric, le sexe = les drivers du monde adulte?) . école de commerce/gestion, rebelote, relativement peu de place pour les humanités, les sciences sociales, la littérature... mais là c'est à chacun de se prendre en main et j'ai dit relativement parce que les associations de fans - souvent des filles, c'est vrai, et pas toujours le plus "canon", c'est vrai aussi (ces dernières sont plus branchées associations défilés de mode) - sont là et bien là; et dans les milieux que je côtoie (business, pour simplifier), je rencontre souvent des personnes brillantes dans le business, le management etc. et qui par ailleurs sont de véritables puis de sciences (littéraires). >> ce qui m'inquiète le plus, c'est le niveau général des masses, toutes catégories sociopro confondues, d'où ma conviction : l'école, l'école, l'école! la lecture (l'expression), le calcul (les ordres de grandeur), plus tard la capacité à raisonner et penser par soi-même... (des impératifs, des bases élémentaires...); merci à mes quelques instituteurs passionnés, si j'avais 8 ans j'y retournerais les yeux fermés (et apprendrais les braille...
De easywriter, posté le 24.01.07 à 12:57 ![]() Faire croire aux L qu'ils font partie d'une élite faut pas exagérer : à l'époque on encensait surtout lessections scientifiques - où pas mal d'odieux connard athlétiques et analphabètes se croyaient du côté de l'efficacité - un paquet d'entre eux n'a évidemment pas fait grand chose non plus ( le guichetier de ma banque en est un, il lui reste du discours de l'efficacité son appartenance à un parti de droite...) je remarque quand même un anti-intellectualisme un peu rance de ceux qui avaient choisi les maths ou l'économie (mais bon c'est juste pour foutre la merde) De easywriter, posté le 24.01.07 à 13:21 ![]() Je n'ai jamais dit qu'il fallait leur faire croire qu'ils faisaient parti d'une filière d'élite, ce qu'elle n'est manifestement pas de nos jours, mais plutôt de la transformer en une filière d'élite...je n'ai jamais été un adepte de oeillères... De TheEraser, posté le 24.01.07 à 14:01 ![]() Désolé easy, apparemment problème de script...tu n'es pas schizophrène, c'est bien moi qui ait écrit la réponse précédente... De Psydo, posté le 24.01.07 à 14:57 ![]() Je suis d'accord sur le fait qu'il faudrait faire du bac L une filière "d'élite" ou du moins, aussi valorisante que les deux autres... Pourquoi y-a-t-il des cours de philo ou de français un tant soit peu dignes de ce nom en section S ou ES mais des cours de sciences totalement pitoyables en L ? Les gens qui sont forts en science sont forts en tout mais ceux qui sont fort en lettre ne savent rien faire d'autre ? J'ai passé mon bac L en 2000 (il n'y a pas siii longtemps donc) et déjà à ce moment, les S et ES dénigraient beaucoup la filière littéraire, parce que "en S on peut tout faire". Certes, et c'est bien dommage que l'on ne puisse pas tout faire en sortant de L, le nouveau "parent pauvre" des lycées... De M, posté le 24.01.07 à 15:39 ![]() Bref, je n'ai rien raté alors ?!! De Joest, posté le 24.01.07 à 17:05 ![]() Certains posts sont affligeants. Déjà, il existe d'autres filière que S et L. Ensuite, la suppréssion éventuelles du bac L n'est pas un plan anti-intellectuels. Mais franchement quel métier fait-on avec un bac L? Avoir le bac, Bac+2, +4, +8, c'est beau, mais ça sert à quoi dans une société où n'importe qui peut décrocher un diplôme? De Flu Award, posté le 24.01.07 à 17:08 ![]() Je félicite Myosotis pour avoir provoqué ce déluge de posts masochistes. De Tata Montsé, posté le 24.01.07 à 17:20 ![]() Eh ! Ce sont les notules qui marchent le mieux !! De 2goldfish, posté le 24.01.07 à 19:05 ![]() L'éducation nationale n'est pas forcément "peuplée d'ayatollahs qui ne veulent surtout pas entendre parler de réforme"... je veux dire, faudrait qu'on leur propose une réforme pas complètement stupide ou dangereuse juste une fois, pour voir comment elle est accueillie, pas un des habituels "apprennont aux enfants à lire et à compter plutôt qu'a organiser des matchs de rugby avec les jeunes des banlieues" et "remplaçons les enseignants par des stagiaires roumains unijambistes". De 2goldfish, posté le 24.01.07 à 19:07 ![]() Oui parce que voyez vous, j'ai envie de lancer un grand débat sur l'éducation et les enseignants, c'est toujours très fructueux et on ne tombe jamais dans la caricature. Hmm, bon, bref, excusez moi, retournons jouer dans les bacs, c'est plus sur. De Clairwitch, posté le 24.01.07 à 19:30 ![]() A TheEraser A clairwitch : ce n'est pas parce qu'on est en L qu'on est assujeti. Les lectures obligatoires sont de plus en plus faibles. La diférence se fait chez soi, dans ses lectures personnelles. Chez les S les lectures et thèmes d'études, sont non seulement pathétiques mais je sais, par expérience, que la grande majorité ne dépasse pas cet horizon demandé. >>> C'est exactement ce que je voulais dire : la différence se fait dans les lectures persos. En Term S, t'en as même plus, des lectures et des thèmes machin bidule. Mais le fait est que j'ai connu peu de grands lecteurs parmi mes anciens camarades de L. Après, j'ai jamais dit qu'on était tous des bêtes de lecture en S, ES ou tout ce que tu veux. Après, faire de la L une filière d'élite, est-ce bien la bonne solution ? Petit un, les humanités (au sens large) devraient être plus présentes dans toutes les filières, petit deux, on peut pas non plus consacrer toute une filière uniquement à ça. C'est vrai après tout, Joest a raison, quel métier on fait avec un bac L ? (et ce n'est pas être anti-intellectuel que penser ça, mince.) De Clairwitch, posté le 24.01.07 à 19:32 ![]() Ah oui, et puis faire du "recrutement", de la "sélection" pour une filière "d'élite" dès la fin de la seconde, quand les jeunes ont genre 15, 16 ans... euh, c'est un peu bizarre comme idée, nan ? De myosotis, posté le 24.01.07 à 21:10 ![]() A l"époque je rêvais de faire un bac L et on m'a forcé à faire C parce que c'était l'élite de la nation.... Avec le recul, ce n'était pas un mauvais choix. Il est probablement plus facile de faire C et de lire beaucoup, de se cultiver à donf que de faire L et de faire des mathématiques en mode loisirs. Du coup (même si une bonne partie des matheux est bornée et ne sort pas de son domaine) j'ai l'impression qu'on trouve plus de profils "complets" en sortie des filières techniques ou maths. Je crois qu'à mon époque, le top du top (même s'il n'y en avait pas partout), c'était le bac E, ce truc avait l'air franchement génial, avec du dessin technique, des maths et plein d'autres trucs. Ca existe toujours le bac E ? De easywriter, posté le 24.01.07 à 22:21 ![]() Oui c'est le bac easywriter, avec ça tu peux participer à genre de débat et être payé pour. Mais c'est une section ultra-select attention De Psydo, posté le 25.01.07 à 12:26 ![]() Je retourne une remarque faite plusieurs fois : quel metier fait-on avec un bac S ? Non, parce que maintenant, il ne faut pas se leurrer, avoir un bac sertà continuer ses études... avec juste un bac, qu'il soit S, ES ou L, on ne fait pas grand chose. Et en sortant de Bac L, on peut aller en fac de lettres, langues, sciences humaines, philo, psycho, droit... et ce n'est pas anti-scientifique que de dire qu'il y a des métiers dans ces filières. De jeev, posté le 25.01.07 à 16:48 ![]() Oui, mais non... :/ De Oui, oui, oui !, posté le 25.01.07 à 17:42 ![]() J'approuve ce qu'écrit Psydo : le bac n'est pas un diplôme professionnel, c'est juste un diplôme qui permet d'accéder aux études supérieures - dont pas mal n'ont d'ailleurs pas de finalités professionnelles. Faudra-t-il aussi, d'ailleurs quelqu'un la proposé, supprimer toutes ces filières ? Faut-il promouvoir les business schools, les écoles d'ingé, les disciplines stupides et vides comme le marketing sous prétexte que cela donne "un métier" ? Que fait-on de la connaissance ? De Cyrielle, posté le 27.01.07 à 15:05 ![]() Mais quelle honte de dire des choses pareilles !!!! Je suis en Hypokhaghne ex-élève de terminal L, et fière de l'être !!! Comment ne pas être curieux de l'histoire ancienne, de notre langue, du grec, du latin, dont 95% de nos mots actuels en sont l'origine, (80 % de latin, 15% de grec, et 5% d'une origine autre) !! Comment ne pas s'épanouir en lisant de magnifiques textes, se délecter de Proust, ou Baudelaire !!! Mais qu'est ce que ces idées reçues à la c** ... Vous devriez avoir honte d'crire des choses pareilles.... De popol, posté le 27.01.07 à 15:11 ![]() Oh Cyrielle, ton nom et ta colère invitent à l'amour. Tu veux qu'on révise nos déclinaisons ensemble ? rosa, rosa, rosam,.... un peu de grec, lire du Proust nus sur un lit d'aubépines. Ou, ces littéraires...... De cleya 720, posté le 04.02.07 à 13:29 ![]() J'ai fait une l option atrs plastique:j'aimé ma filliere mais on etait mis a l'ecart dans un lycée elite de s mais il y a trés peu de debouché avec un bac L (prof,histoire/geo,...)Moi personellement je suis en para médical et je ne garde que l'anglais et l'arts.Mais il ne faut pas tuer la section L.De plus le gouvernement crée lui meme la desetification de se domaine car il veulent des tetes cherchent !!!! De elei, posté le 29.03.07 à 17:35 ![]() Et si on aime les langues, la littérature, et la philosophie.... Que faire ? Aller dans une autre filière que L ? Pourquoi choisir une section que l'on aime pas.. tout ça parce qu'elle est plus côté... Il faut de tout pour faire un monde....Et toutes les filières doivent avoir leur place avec leur spécificité. Depuis des années, en France on mise tout sur les maths ,mais on a aussi besoin d'autres choses que de médecins, ingénieurs, etc....On a qu'une vie, faites-vous plaisir dans votre orientation. Tout est trop caclcule aujourd'hui...Autrefois c'est le bac G qui était mal considéré...et alors...ça change quoi à 40 ans...rien ....La formation continue tout au long de sa vie... Il n'y a que ça de vrai...faire ce que l'on aime sans contrainte, sans se prendre des cailloux...(au passage, quelle honte au 21ème siècle) la vie est trop courte... De nicodu26, posté le 30.04.07 à 18:00 ![]() le probléme du bac L !!! comment faire la sourde oreille ? ...deux ans que je me persuade de n'avoir pas fait un si mauvais choix que cela ! Comment des disciplines aussi serieuses que le francais , l'histoire , la philo qu'on considere comme fondamental aux colleges se retrouvent traitées de la sorte au moment de faire le choix finale ! je m'explique , comment repére t'on les bons éléves au collegé ? facil ! fort en francais , en hist geo , allemand en lv1 , anglais en lv2 option latin ou grec ! on a beau dire les profs nous jugent ainsi ! mais voila qu'au lycée tout change par quelque tours de passe de passe impossible pour moi de trouver la source de cette enchantement ...mais voila que ces disciplines n'ont plus du tout la cote et font rire toute la republique ! le probleme ce situ donc ici ! le lycée !!!
je ne pense pas qu'une suppression de la filiaire soit une bonne chose ! par contre une refome urgente est de mise ! pk comme cela a était dit auparavant ne pas soumetre es eleves a une selection plus sevére en L ? Les je passe en L avec 10 de moyenne en francais ca on le voit chaque année ! est ce n'est pas normal ! pas plus que la maitrise d'une langue sur deux voir d'aucune d'entre elles alors que la filiaire pretend etre la linguiste du club ! apres une reforme profonde doit etre mise en place sur le circuit premiere terminale ! pk faudrait t'il se cultiver en dehors de l'ecole ? en S on ne demande pas d'aller s'amuser a faire des equations tout seul ! ce principe devrait etre le meme en L ! on est en classe on bosse ! biensur une reformes des programmes est obligatoire ! avec de vrai objet d'etudes , la lecture reguliere d'oeuvres , un veritable boost dans les volumes horraires ! et si en L on fesait 35 h ? on est le mal ? Et le retour des maths c'est pour qd ? 3h par semaines jusqu'en TL un programme qui tiens la route et vous verez les portes de nos chérs litteraires s'ouvrirent comme par magie ! un enseignement de culture generale serait aussi de mise ! en finir en TL avec la suprematie de la phio ! et laisser une belle part au lettres ! pk ne pas faire en L un bac de francais different des autres filiaires spécialisé en orth , en grammaire , en linguisitique ? et garder la litterature pure et dure pour la terminale ? les langues , on doublent les horraires ! l'histoire ? on passe de 4h a 6h ! on ouvre une spécialité lettres , histoire ou philo ! vous verez si la filaire ne reprendra pas bonne mines ! mais tout est une question de vonlonté ! et la volonté l'etat ne la pas et pour cause ! De xaxa, posté le 04.05.07 à 19:32 ![]() je suis en terminale litteraire et vraiment choqué par vos messages. l'ignorance n'est pas une fatalité mais laissez nous tranquil. je me pasionne pour la litterature, l'histoire, je suis un vrai litteraire qui cependant un fait un an en S: une année plus qu'ennuyante: des maths sans interets, de la physiques inutile... je prefere rediger une bonne dissertation (qui je rappelle est essentiel pour l'epreuvre TRES difficil de litterature: 2 dissertations en 2h...) que faire des maths inutils!!! Bref les vaches seront bien gardés! d'ailleur j'ai lu un article dans phosphore ou le bac s a été élu le bac le plus facil a obtenir... reflechissez car on peut en dire vite aussi... une personne sur deux qui sort d'un bac S n'est pas scientifique et parlons aussi de ceux qui continuent en scientifique. au-revoir De lucie, posté le 20.05.07 à 01:43 ![]() Ça me sidère que l'on puisse déballer autant de sornettes sur une filière aussi intéressante que n'importe quelle autre. Avez-vous déjà pensé au goût de chacun? Peut-être qu'une personne qui va dans une quelconque filière ne se pose pas directement la question des débouchés de celle-ci... Peut-être le fait-elle par goût, tout simplement. Un autre problème se pose, vous êtes-vous déjà posés la question de ce que pouvez être la réussite? Je ne suis ni pour une élite littéraire ni pour une élite économiste et non plus pour une élite scientifique (il y en a bien d'autre que vous semblez oublier...) mais dans le monde dans lequel nous vivons, avoir le choix de ce que l'on aime est très rare. Je pense, avant toute chose, que notre système scolaire et éducatif est basé sur la vision de Jules Ferry, (qui date soit dit en passant d'il y a plus d'un siècle...) et que ses valeurs, tout comme notre société ont bien changé... Il me semble que nous sommes tout simplement dans un monde de poltrons où la technique de l'autruche est bien plus appréciée que celle de la confrontation directe au problème. Se cacher un système scolaire et éducatif défaillant est bien plus facile que de remonter ses manches, de s'y confronter et de le changer. Je suis élève au lycée Expérimental de Saint-Nazaire (et parle en mon nom), et qui plus est, en terminale littéraire. Ce qui me semble être le problème dominant n'est pas tellement une question de fond mais plus une question de forme, la manière d'enseigner est plus que déplorable dans les établissements dits "traditionnels" et ne parlons pas de pédagogie s'il vous plaît... En bref, questionnez-vous sur votre vie et demandez- vous si vous êtes heureux plutôt que de cracher sur un système, que, ne l'oublions pas, vous pouvez changer. Lucie, élève de terminale littéraire. De Gislain, posté le 20.05.07 à 11:19 ![]() C'est tout de même splendide ce que la bétise peut mobiliser les internautes à exprimer la leur !!! Vous exprimez fort bien ce qu'est et malheureusement ce qu'a toujours été l'école: UNE MACHINE À PROFIT. Et à vous entendre, ce n'est pas prés de changer. En critiquant la filière L, en souhaitant favoriser l'élitisme sociale tel de bon libéraux, vous encouragez à toujours plus de concurrence entre les hommes. Mais bordel, quand est-ce que vous aurez enfin un autre objectif que le profit personnel égoiste et bourgeois??? Quand allez vous enfin voir en l'école un moyen de faire évoluer la société et l'humanité??? Quand surtout songerez-vous qu'en ce bas monde, ce qui compte c'est d'être heureux, de partager ce bonheur et pas comme des cons se battre comme lion en cage. (la cage étant ce systeme capitaliste!!!) Je desespere de voir ces gens qui ne songent toujours qu'a accroitre les difficultés sociales et la précarité, la fin de la culture (en sommes c'est ce que vous souhaitez, puisque vous réduisez la culture à proust (chiant comme pas possible!!) zola ou pire encore, à l'aurtografe (corrigez donc en abord vos propres fautes)) et qui justifient l'intolérance voir la prône (jeter des cailloux, bel exemple) Pour moi, vous êtes la honte de la race humaine. S'il faut une élite ce doit être une élite d'être humain, d'être humanitaire, tolérant, pédagogue, ouvert, qui songent à aider et éduquer et surtout pour ceux qui ont le plus de difficulté (en matiere scolaire). Enfin, si vraiment y en a qui se balancent des pierres pour des raisons aussi risibles que celles que vous évoquez, je vous dis pas s'ils étaient à la tête de l'état... En tout cas bravo à ces gens qui n'ont que de la haine dans le coeur et qui oublient que la société, c'est un ensemble d'être humain. Le monde n'est pas un marché bordel (sauf si vous le souhaitez et participez à ce qu'il le soit) De Tao, posté le 11.06.07 à 14:25 ![]() Bonjour, petit billet pour ceucelles qui doutent encore. dans mon lycée "de jeunes filles"de province, dans les années 60, la mixité ne se pensait même pas. Les bonnes élèves filles "faisaient" latin grec et allemand 1ére langue. Voie dite d'élite, Bac A et hypokhâgne. J'ai connu les émois de l'adolescence avec le gros Gaffiot , précurseur des Fat Boys, la bande des Lagarde et Michard, une vraie caillera, et rêvé de géométrie dans l'espace avec les mâles du "lycée de garçons", à l'autre bout de la ville, rencontrés une fois par an pour la chorale de fin d'année (ah les cours de musique grâce à l'aumonier du lycée). Donc voici : après de brillantes études littéraires, j'ai enseigné dans une Zep de banlieue où une grande diversité d'élèves "issus de l'immigration" s'accordaient tous sur les bienfaits du walkman du cutter et de la barette de shit pendant les cours, ...quand ils y venaient. (+++ les meufs, +++ la thune, 100 euros les 2h, pour les guetteurs). La parole dite magistrale étant réservée uniquement aux élèves, les "cours" étaient une contribution à la bande son du film "les animaux de la jungle". Le Proviseur, ayant pris plusieurs fois des coups, à des heures tardives où il bossait seul et désarmé, se tenait retranché dans son bureau, encombré d' armoires pleines de walkman cutter et barettes de shit confisqués. Mon casier en salle des profs dégorgeait chaque semaine de circulaires, commentaires de circulaires, instructions pédagogiques, très sérieusement rédigés par Madame l'Inspectrice. C'était tabou de parler de violence. Tout allait bien, la pédagogie centrée sur l'apprenant tenait le haut du pavé. Je ramais côté caniveau. Jai quitté notre Grande Mère l'Educnat, passé des entretiens d'embauche en entreprise. Entendu d'un Drh "vous étiez prof de Lettres ? autant dire que vous ne savez rien faire". Si vous optez pour les charmes de la vie d'intello précaire, aimez les nèfles ! De Tao, posté le 11.06.07 à 15:49 ![]() Ex "article Wiki : nèfle" Autrefois commun (les nèfles disparaissent peu à peu avec l'appauvrissement de la biodiversité), ce fruit charnu, en forme de TOUPIE DEPRIMEE AU SOMMET et surmontée des cinq dents persistantes du calice, est une fausse drupe (en fait, un piridion) : la chair entoure cinq noyaux qui contiennent de l'acide cyanhydrique. C'est un petit fruit, de 3 à 5 cm de diamètre. Il existe une variété de nèfle sans noyau. On les ramasse ou les cueille après les premières gelées. « Les artistes, c'est comme les nèfles, on les consomme quand ils sont pourris », Julos Beaucarne. De L.4ETiTiA, posté le 23.01.08 à 22:42 ![]() TEH MOI CHUi EN L ET CHUi JOLiE ALORS FUCCCK xD PiS TU CROiS LES MATHEUX C MiEUX ? TSSSS ViVE LES L (l) De Maxence, posté le 24.01.08 à 15:19 ![]() La France devrait arrêter de se tripoter le bout avec sa littérature, sa philosophie, sa culture… La culture sans les maths (qui sont je le rappel, le langage de l'univers), sans la physique (qui est son enveloppe) et la chimie (son contenu) n'est RIEN !
Autant vous dire que du coup, je partage l'avis de Dereck !
Personnellement j'ai pourtant fais une filière littéraire que je qualifierais aujourd'hui de …pathétique. A3 ! Vous connaissez ? C'était BAC philo, art plastique, littérature.
Alors oui en effet, j'ai fais des études qui "me plaisaient", "sans penser au débouchés" comme dit je ne sais plus qui ci-dessus. Je rédigeais de bien belles rédactions pourtant bourrées de fautes (bien sûr, mon fond "artiste" voulait que je me contrefoute de l'orthographe) et j'ai réussis malgré tout à avoir le BAC. Résultat ? Je maudis les profs qui m'ont soutenus, bourrés le crâne de discussions oiseuses sur des auteurs idiots, de concepts vaseux et de branlette intellectuelle. Même pas eu un bon prof de philo, c'est dire. Nietzsche, Heidegger, Foucault, jamais entendu parlé au lycée, j'ai du faire mon éducation moi-même.
Je me souviens encore des "touristes" comme dit encore quelqu'un plus haut, qui composaient ma classe : une belle bande de bras cassé qui se la jouait artiste et intellos, que des péteux (gentils comme tout, inoffensifs même, mais péteux) tous en dessous du smic aujourd'hui, quand ce n'est pas du seuil de pauvreté. Je me souviens aussi des profs, super motivants qui nous disaient : "De toute façon, BAC ou pas, vous n'aurez pas de boulot, ou alors avec de la chance".
Je suis littéraire donc et je n'en retire aucune fierté. J'adore lire (toujours), écouter de la musique, et écrire, mais j'ai mis au moins 20 ans à vraiment pouvoir faire bouillir la marmite.
Si faire des études littéraire, parce qu'on a choisi de faire cette matière, c'est rester dépendants de ses parents, ou de l'état (60% des personnes sortant des filières psycho, philo, lettre moderne sont au RMI) jusqu'à la fin de ses jours, franchement, ce n'est plus un choix, c'est de l'inconscience, de l'irresponsabilité et de l'égoïsme (sans parler de l'égocentrisme que cela dénote).
En France personne ne veut avouer qu'être littéraire, ce n'est pas un métier, ou alors autant faire l'école normal et devenir instit', mais un état de fait qui ne nécessite nullement d'être en classe A, L, ou en FAC. Etre littéraire, c'est avant tout aimer l'objet livre, aimer lire et aimer partager ça avec d'autres, pas un prof n'est censé vous apprendre ça, si c'est ce que vous pensez, c'est que vous êtes d'indécrottable has-been.
Et pourtant, je le redis, je SUIS littéraire. Mais c'est un loisir, la lecture, avant d'être un métier.
Quand à ceux qui veulent apprendre à écrire (ou pire, à penser), s'ils attendent que l'éducation nationale leur apprenne, je leur promets de grandes déceptions. Personnellement, la classe A3 et la filière histoire de l'art (ouais, j'ai cumulé les gaffes hein) ne m'ont strictement rien appris, elles ont juste redoré mon petit égo d'adolescent qui se croyait plus cultivé et intelligent que les autres. Résultat, tout ce que je sais je l'ai appris tout seul, que se soit en littérature, ou dans le monde. Vivre pour avoir des choses à raconter, cela ne s'apprend pas en L, ni dans les livres d'ailleurs…
Et puis pour revenir sur l'antagonisme science/lettre, laissez moi ajouter qu'il est ridicule. Lire, c'est aussi s'intéresser aux sciences, aux maths, à la physique, à la chimie… pourquoi pensez vous que la littérature anglo-saxonne est tellement supérieur à la notre ? Parce que ses auteurs sont connecté au monde moderne, ils n'ont pas peur de se documenter sur la technologie, les maths, la physique quantique (croyez bien que j'en ai chié pour comprendre de quoi il s'agissait, parce pas un littéraire n'est vraiment capable d'aborder le sujet dans ce pays), la physique des particules… la vie quoi. On ne peut pas être littéraire et ignorer le monde qui nous entoure. Et le monde EST mathématique et scientifique !
Pour finir, dites vous bien que malgré mes regrets je ne suis absolument pas aigri, ni dégoûté de cette formation, la preuve, par delà le fait que je lis toujours énormément, j'en ai même fait mon métier, je suis journaliste… De Leike, posté le 03.02.08 à 18:36 ![]() La littérature est au centre de toute vie intellectuelle quelle qu'elle soit! Le bac L est en perte de vitesse car des tas de gens comme vous le méprise lui préférant la rassurante sûreté des mathématiques et autres sciences 'rationnelles'... Le bac S n'est pas meilleur que les autres, il est simplement encouragé par cette folie que l'on appelle capitalisme et dont chacun voudrait faire son leitmotiv (...tout en râlant contre des patrons qui gagnent trop et licencient à tout va, des traders qui se font des millions en trois clics et demi et l'élitisme regnant dans notre société (égalité des chances, laissez-moi rire!)...). C'est tellement plus facile de reposer sur des chiffres fixes qui ne bougent pas, qui n'ont pas la possibilité de faire changer nos horizons, bousculer nos idéaux ou, encore, ouvrir notre âme à des profondeurs encore non entrevues jusqu' à lors. Il faut se rendre compte que malgré tous ses chiffres, ses règles universelles qui peuvent nous rassurer, le monde est changeant et il continue à nous échapper. La littérature, elle, nous offre une chance de le suivre dans ces pérégrinations et de tenter de l'appréhender. Je suis profondément convaincue que c'est une peur de ce qui nous entoure qui amène à déprécier la littérature et le bac L. Attention, je ne dis pas que la science et les mathématiques sont inutiles, je pense simplement qu'il faudrait savoir allier les deux, comprendre le monde par ses règles fondamentales et inchangeables mais également par ses habitants mouvants et inconstants, les hommes. Le bac L ouvre tout comme n'importe quel bac de nombreuses carrières. Le problème majeur n'étant pas le bac, mais sa dévalorisation relative (toute filière confondue) et le manque de déboucher qu'offre (ou n'offre pas...) une université fermée sur elle-même, et ce, quelle que soit la filière choisie après le bac! C'est le système éducatif français qu'il faudrait revoir de fond en comble et non pas supprimer quelques filières moins courues seulement parce qu'elles ne sont pas rentables! Ce texte est une honte car il démontre un manque de compréhension fondamentale de notre société. Il faut sauver les littéraires, rien n'est plus sûr! De tanmayi, posté le 18.03.08 à 17:21 ![]() Les filières sont-elles là pour formater des individus? Est-ce que les arts sont des sous-produits inutiles? Les différentes filières ne sont-elles pas complémentaires? La société humaine est-elle encore riche de ses différences? Tous "scientifiques"? Tous "techniques", Tous "littéraires"? Ou tous différents! De cec, posté le 15.04.08 à 07:44 ![]() Je suis en terminale L cette année (anglais spé) et je peux vous promettre que c'est loin d'etre simple. On analyse, on bosse, on lit, on est loin d'etre là parce que c'est une section "poubelle". Enfin peut etre est-ce parce que je suis en Nouvelle Caledonie et que le programme et legerement different, mais il ne faut pas dire que la litterature ne sert plus à rien. Apres, chacun sa fonction, mais on vaut autant qu'un "S" ou un "ES" De Rachel, posté le 28.04.08 à 18:51 ![]() C'est vraiment très instructif d'être ici... mon prof de philo nous bourre le mou contre des gens comme vous, mais ça ressemblait presque à une caricature, genre grand méchant loup... Je suis en Terminale L par choix, étant donné que j'ai lutté contre vents et marées pour aller là où je suis désormais, malgré le fait que j'avais de très bons résultats en Première S. Je pense sincèrement que si on s'enferre dans un espèce de duel maths/littérature on en sortira probablement jamais, enfin je ne sais pas si il y a un grand intérêt à déterminer lequel des deux est le plus intéressant ou le plus fondateur ou ce que vous voulez. C'est surement mieux de se concentrer sur les exigences économiques du moment...enfin, ayant un avis un peu particulier du fait de mon changement d'orientation, je ne peux que confirmer le fait que la L est malheureusement l'endroit où 80% des gens vont parce qu'ils n'ont pas le niveau pour être ailleurs...même si je suis dans un des meilleurs lycée de province, le niveau est catastrophique...pour certains... pas besoin d'avoir 90 ans et d'avoir connu autre chose pour se rendre compte de la décadence de la filière. Mais supprimer la filière ! Quelle erreur se serait ! ! Etre en L, ça veut pas dire mettre la même chemise à fleurs pendant 3 mois et essayer de caser du Baudelaire à chaque disserte ! Je suis en L, j'y réussis et je suis entièrement pour un redressement et un élitisme un peu plus exacerbé ! Il n'y a absolument aucune émulation ou presque... on est tous pris dans la spirale positiviste du moment, mais tout change, dans 60 ans c'est les maths qui seront réduits à 2 classes contre 20 classes de L, parce que c'est un équilibre perpétuel...en plus, 90% des gens que je connais et qui sont en S veulent rejoindre sciences po (très à la mode), des trucs de commerce etc...c'est bien beau d'être en S, mais je doute que les vrais maths se fassent avec 14 de moyenne, de toute façon. On peut toujours prôner les sciences quand on en fait pas, c'est ultra facile et je suis loin de dénigrer leur intérêt, ça reste une nostalgie pour moi... mais il ne faut pas en voir partout non plus...depuis quand la politique est-elle une science ? C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont changé le nom et que ça s'appelle plus Sciences Po ! On peut faire de longue tirades idéalistes sur la beauté transcendante des nanoparticules, mais si on sait pas écrire ? Si on sait pas parler ? Si on apprend pas le latin, on fait comment pour comprendre ce qu'est le parahydroxybenzoate ? (enfin je n'en connais pas la racine mais vous voyez certainement ce que je veux dire...). Il est un fait, c'est qu'être littéraire e veut pas dire être une quiche en sciences, et c'est d'ailleurs un des plus énormes défauts de la L : l'EN nous traite vraiment comme des demeurés ! Enfin, après c'est aussi un cercle vicieux de se dire qu'on est nul, mais je suppose que si notre esprit, aussi littéraire soit-il, est mathématiquement stimulé, il doit bien réagir à un moment donné :) Et à votre avis, qui traduit les dires de votre confrère chinois qui essaie tant bien que mal de vous expliquer pourquoi la théorie de la relativité commence à être obsolète ? Les pauvres cons qui se sont tapés 7 ans d'études littéraires pour que la science passe outre la barrière du langage. De A, posté le 08.07.08 à 13:28 ![]() C'est vrai que c'est une filière pourrie mais certaines personnes n'ont hélas pas le choix.....De klara, posté le 10.08.08 à 01:33 ![]() moi, j' étais en L car j'étais trop faible pour passer en ES mais finalement j'ai reussi à avoir mon BAC avec 17.4 de moyenne . Ensuite je suis allée à la fac et j'ai eu mon année avec 16.43 de moyenne. JE NE PENSE PAS ETRE NULLE.
De Marianne, posté le 18.11.08 à 14:50 ![]() Non mais c'est quoi cet article bidon ? Heureusement qu'il reste les filieres Litteraire , je l'ai faite cette filière et je ne regrette absolument pas . Alors pour repondre aux c...... que tu as écrite précedement , si le bac n'as plus de valeur ce n'est pas à cause de son contenu mais à cause de l'image qu'en véhicule l'éducation nationale et je vais te dire honnetement , même ce n'est qu'un cas particuiers, personnellement les personnes les plus ouvertes , intéréssantes et engagées que j'ai pu rencontrer au lycée sortaient des filieres L . Ensuite pour le manque de débouché , encore une fois l'education national ne fait rien pour véhiculer une bonne image de la filiere L auprés des entreprises et divers employeur menant indubitablement ceux ci vers l'anpe , je n'evoquerais meme pas la m... que tu peux dire sur la population féminine tellement c'est nul comme argument .... Ensuite pour ce qui est des branches artisitiques , tu as raison supprimont les, aprés tout l'art se n'est pas lucratif, on s'en fout et puis la culture non plus , oublions la ! Ce sont ces jeunes qui s'interressent à l'art et la littérature qui font que demain nous ne serons pas qu'une armée de travailleurs ne s'interréssant à rien , alors même si certains d'entre eux ne sont que des gamins fesant mumuze avec une caméra , dit toi que le simple fait qu'il le fasse , c'est un peu d'espoir pour notre avenir , ca veut dire qu'on est pas encore tous des robots... Les écrivains mainntenant , qui sortent soi disant plus d'hec blablabla , essaye de rencontrer un écrivain et demande lui ce qu'il pense de la supression des filières littéraires , tu vas surement être surpris !! Bon sur ce , je te conseil d'ouvrir un peu les yeux et de te renseigner avant de juger ce que tu ne connais pas , la suppression de cette filiere ca pourrait être le debut d'une lente descente vers l'oubli de notre culture , l'oubli de notre histoire ..... De Solfa, posté le 19.11.08 à 13:38 ![]() Bon, visiblement, t'es énervée; n'empêche, et au risque d'en rajouter une couche, tu sembles entrer en plein dans l'argument 1( du moins pour "orthographe rudimentaire"). Après, dire qu'il y a peu de débouchés spécifiques à la filière L, c'est défoncer (trouve-je) une porte ouverte à grand coup d'extincteur. Ah bah oui, c'est sûr, on peut faire dans les RH par exemple, mais c'est valable pour n'importe quelle filière, et le fossé entre attentes de l'employeur et compétences acquises via le système scolaire est bien plus large et profond quand on vient de L, face à des Es et des S qui ont l'avatange de ne pas avoir mis de coté maths ou économie. Les débouchés spécifiquement littéraires se résument à l'édition, à l'enseignement, aux domaines de la culture et du spectacle: je ne suis pas convaincu que les places y soient nombreuses, ou en voie de multiplication (malheureusement). Donc rationnellement, autant aller vers ES et S, et croiser les doigts pour qu'ils renforcent les parts de culture dans ces filières là. Et il reste toujours le temps libre pour se cultiver un brin. De toutes les façons, dès la rentrée 2010, semestrialisation et éclatement des filières au profits de parcours personalisés: chouette! dès la seconde on pourra refuser, du haut de 14 longues années d'existence, de faire de l'histoire, de la philo ou de la géo. Là on pourra regretter les L, leurs cheveux sales et leurs arrogances. Pour les autres arguments (le 5 mis à part), m'est avis qu'il s'agissait d'humour. De Pedrovski, posté le 14.12.08 à 01:07 ![]() Je suis actuellement en serie littéraire et je ne pense pas qu'il faut supprimer ce bac mais d'en rendre l'accès plus difficile afin que cette serie ne soit plus appelé "poubelle". Il reste des vrais littéraires qui ont une vraie passion ,comme moi, et qui déteste qu'on les traitent comme des "sous élèves" des élèves frustrés qui n'ont pas réussi à atteindre la "préstigieuse" série S qui est traité comme l'élite. Je pense que ceux qui à la fin de leur seconde ont le choix entre L S ES et qui choisissent L sont ceux qui choisissent vraiment leur Bac et font partis de l'élite. J'ai demandé à certains de mes camarades partis en S pourquoi ils ont choisis ce Bac me répondent: "Je sais pas c'est la qu'il y a le plus de débouchées" tous ça pour dire que dans un certain sens la serie S sert aussi de "poubelle" comme ES je pense. Ce qu'il faudrait c'est spécialisé encore plus chacune des filières par exemple une spécialités en langue morte en langue vivante en art en philosophie je donne des exemple pour les L parce que je ne sais pas se que veulent les autrres filières. Et je tient à dire (ce qui n'a aucun rapport avec le sujet) qu'en L on fait encore de la physique de la SVT et des maths, c'est bien connue les L on toujours eu envie de devenir de grands scientifique(ironie) bref pour dire qu'il faudrait réadapter cette filière. De hoho, posté le 15.12.08 à 11:32 ![]() ça me fait marrer tous ces littéraires qui ne savent pas écrire De solfa, posté le 15.12.08 à 12:38 ![]() Moi ça commence aussi. Sans doute parce que je ne sais pas ce qui me fait le plus peur: l'orthographe calamiteuse ou l'abîme de stupidité. En tout cas, ça me donne envie d'être mauvais. De ariane, posté le 06.02.09 à 21:45 ![]() non mais je trouve ça complétement "débile"et le mot est faible pour vos avis sur le bac L,ce bac peut sans doute permettre a des jeunes de s'évader ,ce que les maths ou la physique ne permettent pas.Moi-même étant en première L sur ce bonsoir De Leila, posté le 18.05.09 à 20:46 ![]() C'est quoi le problème? Je fais un bac L, ça veut dire que je vais bientôt pointer à l'ANPE? C'est sûr que si on dit aux gosses: "faites un bac S, y a plus de débouchés, les L sont des hippies adeptes de sciences non exactes crachant sur les divisions euclidiennes (c'est dire) même pas foutus de savoir la masse molaire de l'uranium" faut pas s'etonner du declin de la filière! Je pense que le problème réside dans l'incapacité à comprendre les enjeux de la réussite scolaire, on peut s'en sortir sans calculatrice et sans blouse blanche si on n' a pas la fibre scientifique dans le sang! De clo, posté le 31.05.09 à 21:26 ![]() Je trouve ce qu'il y a d'écrit totalement "débile" "naze" "gamin" et "ridicule" et "faux" ! Voilà comme ça, ça en fait des adjectifs différents ! Moi j'ai eu mon BAC L l'année dernière et je ne me sens en aucun cas crètine ou inférieure par rapport aux autres. C'est surtout à cause des mesures prises par le gouvernement que les voies aux L sont plus fermées par rapport aux S et ES ou autres... Mais quoiqu'il en soit, on aura beau dire que les "L" servent à rien, je suis désolée mais à part les calculs, les logiques scientifiques que vous suivez, vous ne fâites rien de vous-même ! Au moins les L échappent à une logique et aux exemples comme dans les dissertations où ils apprennent à s'exprimer ainsi que en littérature où l'on doit savoir faire la critique d'un auteur quelqu'il soit. En S on impose des logiques, faut faire comme l'exemple, je trouve cela vraiment pas palpitant même si je suis tout à fait d'accord que les autres voies sont très utiles (architecture, économie...). Il ne faut pas oublier pour autant que les "L" servent à quelque chose. Si il n'y avait plus de bons cours de philosophie, de littérature, de bon français, on perdrait de notre culture ! Alors que la France a des mérites dans le domaine des lettres. Et si chacun a une passion pour une certaine musique, laissez-moi vous rappelez que les paroles ont un sens profond à la base ! Heureusement qu'il y a des gens ayant l'esprit littéraire moi je dis et artistique de même ! Je ne vois pas de monde sans aucune voie, il faut de tout pour faire un monde alors arrêtez ces préjugés sur nous ! Fermer la voie littéraire pour moi, je vois ça comme une honte et un délit contre la différence et l'expression des gens. Faut arrêtez de voir les L comme les hippies et que comme des gros glandeurs et des irréfléchis ou illuminés à cause de la philo. Au moins, nous on apprend des chose profondes sur l'essence-même de la vie pendant que certains sont obsédés par ce qui n'est que superficiel :p ! Ajouter un commentaire |
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