"Moi, j'ai toujours pensé qu'un éditeur est quelqu'un qui écoute encore plus qu'il ne lit, qui écoute des gens en tête-à-tête - c'est pour ça que je n'aime pas les comités de lecture". L'auteur de ces paroles, je l'avais découvert il y a une douzaine d'années, quand je commençais à quitter les hypermarchés de banlieue pour passer quelques soirées théâtrales à Paris (allez, j'avoue : c'était Gorki). Le théâtre, j'y suis pas beaucoup retourné depuis mais lui, je ne l'ai jamais vraiment quitté. Bizarrement, alors que son catalogue est plutôt rempli de romans américains, chinois, italiens ou russes, ce sont
surtout les
textes de
musiciens qui au fil des années m'ont intéressé chez lui. Ceux-ci s'accumulant au pied de mon lit, j'ai fini comme tant d'autres par avoir mon histoire perso avec
cette maison d'édition désormais quadragénaire, et à laquelle la BPI-Centre Pompidou consacre, jusqu'au 16 janvier, une alléchante
exposition.