Foire du Livre de Brive : notre envoyé spécial Jean Paul PotinsPosté par Jeanpaulpotins le 06.11.09 à 19:02 | tags : foire du livre de brive
En attendant le debrief complet de son escapade gastro-littéraire lundi voici son premier billet. Vous pouvez suivre son blog people sur flu.fr et son compte Twitter.
Le bien nommé « train du cholestérol » est parti à l'heure ce matin en gare de la gare d'Austerlitz, emmenant dans ses flancs une bonne partie du milieu littéraire parisien. Journalistes, attachés de presse, éditeurs et même des auteurs y ont partagé magret, foie gras et civet de l'amitié, le tout arrosé de prune et de bourgogne. L'edition, milieu connu pour ses amours viticoles, semblent en cette fin 2009 en belle forme, et si les ventes égalent ce débit de picrate ferroviaire, la crise ne sera que de foie. Un bon nombre partaient d'ailleurs déjà avec un tour d'avance et une mine jaune pastis, le Prix de Flore ayant été remis la veille.(...) Lire la suite sur le blog de Jean-Paul Potins sur Flu.fr (vous aussi inscrivez-vous et créer votre blog sur flu.fr). Vous pouvez aussi le suivre sur Twitter
Le Hezbollah censure des extraits du Journal d'Anne Frank
"Ce qui est plus dangereux encore est la manière dramatique et théâtrale dont le journal est relaté, il est chargé d'émotion", a annoncé dans un reportage Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, qui se demande aussi combien de temps le Liban "restera une arène ouverte pour l'invasion sioniste de l'éducation". Suite à cette polémique, l'établissement privé qui utilisait le manuel en question a décidé de l'abandonner, tout en souhaitant rester anonyme. Le mois dernier, c'est un autre manuel scolaire, également utilisé dans une école privé de Beyrouth, qui avait suscité la colère du parti islamiste chiite : le Hezbollah et le Hamas y étaient qualifiés d'organisations terroristes, conformément au classement de Washington. Au Liban, le chapitre en question est ordinairement coupé par la censure dans ce manuel, mais un élève s'était procuré à l'étranger une version non censurée, soulevant l'indignation et la polémique.
Photo : un portrait d'Anne Franck portant un keffieh rouge sur un mur d'Amsterdam (attribué à l'artiste de rue Bansky). La dernière sélection du prix Interallié 2009Le prix Interallié, qui sera finalement remis le 18 novembre prochain, clôturant la saison des prix, se joue désormais entre quatre auteurs :
Tim Lane, le Jack Kerouac de la bande dessinée
... « Y a plus d'espoir », comme dirait ce bon vieux Johnny. Sauf que Tim Lane a du goût, préfère Elvis, et qu'en VO, son recueil d'histoires courtes s'intitule Abandonned Cars. Cela dit, le titre Noir c'est noir en VF résume parfaitement le ton désenchanté de cette somme de « graphic stories ». D'abord écrites sous forme de nouvelles - fait assez rare pour être souligné - les récits de Lane n'ont pris forme visuelle qu'ensuite... Lire la suite de la chronique sur Fluctuat Simon Liberati reçoit le prix de Flore 2009
Il l'a emporté à 7 voix (contre 3 voix pour Jean-Marc Parisis, 2 pour Michka Assayas). L'écrivain, qui s'était fait remarquer avec Anthologie des apparitions, son premier roman, avait également publié en 2007 Nada exist (lire la chronique). Il est aussi, accessoirement, l'ami avec lequel Beigbeder (dernier lauréat du Renaudot et président du Flore) s'est fait arrêter pour usage de stupéfiant sur la voie publique - épisode intégralement raconté dans Un Roman Français... Dans L'Hyper-Justine, son troisième roman, Simon Liberati met en scène la rencontre entre un petit escroc et une jeune Anglaise mêlée à un projet cinématographique, inspiré de Sade, et qui pourrait être dirigé par Sofia Coppola. Le mystère Alexandre Jardin : c'est celui qui le dit qui y est (24)Posté par Myosotis le 05.11.09 à 11:50 | tags : roman, élucubration, littérature en vidéo, best-seller
C'est fait : j'ai achevé la lecture de Quinze ans après, l'acte 2 du premier grand bestseller d' Alexandre Jardin, Fanfan. Le livre dont je ferai peut-être (certainement, sûrement même) une chronique prochaine est à la fois fascinant de naïveté et de légéreté (vacuité ?) mais aussi fort intéressant pour qui s'intéresse de près au personnage Alexandre Jardin. Il faut se souvenir que ce type de 44 ans dont on ne fait plus grand cas aujourd'hui était, il y a une petite vingtaine d'années (Le Zèbre date de 1988), un véritable phénomène sociologique dans l'édition française et une sorte de pendant littéraire de Patrick Bruel pour la folie et les passions qu'il déchaînait dans son sillage. Alexandre Jardin au Salon du Livre, c'était comme East 17 chez Jacques Martin ou Barack Obama en train de s'acheter un big mac au fast-food du coin : de la folie, des hélicoptères qui tournent dans le ciel et des groupies qui se crêpent le chignon pour approcher l'artiste. Alexandre Jardin, c'était la locomotive commerciale de Gallimard avant l'arrivée d'Harry "La Poule aux oeufs d'or" Potter, l'ami des mères de tous vos copains quand vous aviez 20 ans, le sex-symbole BCBG romantique, le Byron des adhérents de la CAMIF, le Beigbeder antitrash du début des années 90, le Michel Drucker des clubs de lecture et une sorte de prototype anachronique (et talentueux) de ce que sont devenus les Marc Lévy, Gavalda Musso d'aujourd'hui. Etrangement, et comme André Agassi, Alexandre Jardin passe mal l'an 2000 et comment à épuiser la veine qu'y l'a fait vivre jusqu'ici : celle de l'amour-passion, de la séduction à outrance et du temps différé de la jouissance. Alexandre Jardin oeuvre pour la promotion des lettres et de la lecture (il fait des choses qui paraissent formidables en direction des écoles et des quartiers difficiles) et dynamite son oeuvre par des ouvrages plus personnels et autobiographiques : Le Roman des Jardin fait sensation en 2005 et sème une partie du public jardinesque en route. Comme Agassi, Jardin déclare qu'il n'a jamais aimé écrire ce qu'il écrivait (Agassi détestait le tennis, le saviez-vous). Il n'avoue pas s'être drogué mais se tape, à ce qu'on raconte, des prostituées par wagons à bestiaux : une par soir (confession à demie reprise dans le nouvel ouvrage) et deux les jours de fête.Avec Fanfan 2, Jardin tente son Lunar Park (la fausse biographie truquée est à la mode - Will Self s'y met pour son prochain, comme Beigbeder en raté, etc) et va réconcilier sa part obscure (le fou du cul) et sa part claire (la part commerciale, des coeurs romantiques et des bisounours sexuels) en mélangeant éléments de fiction (le film Fanfan, la vie d'Alexandre Jardin l'écrivain) et sa destinée singulière (l'homme Jardin, son rapport au monde de l'écriture). Si le résultat est un tantinet foireux, Quinze après est une vraie question posée au monde : mais qui est vraiment Alexandre Jardin ? Certains s'en foutent. On peut penser que la réponse à cette question (si quelqu'un la trouve) est fondamentale pour la bonne compréhension des équilibres qui soutiennent le marché du livre français, voire international. Pourquoi aime-t-on Alexandre Jardin en 1988 et plus aujourd'hui ? Pourquoi est-il important puis dépassé ? Pourquoi est-il un meilleur écrivain que Marc Lévy ? Sa dégringolade a-t-elle à voir avec son manque de sincérité ou avec la dévaluation de ses valeurs fleurs bleues ? Pourquoi Jardin est-il le seul type qui continue à s'habiller avec des pulls comme en 1988 ? Par où qu'on le prenne, le mystère Alexandre Jardin reste épais. C'est ce qui est bien. Entretien : Jean-Yves Cendrey raconte deux facettes de Berlin![]() Au début des années 90, Jean-Yves Cendrey s'installe à Berlin : il n'en découvre alors qu'une atmosphère brutale et les habitants résignés. Aujourd'hui, bien que la capitale allemande soit redevenue "aimable" à ses yeux, l'écrivain s'avoue tout de même "inquiet" des commémorations qui se préparent pour les 20 ans de la chute du mur. Entretien.
On le sait depuis… Principes du cochon, son premier livre. Jean-Yves Cendrey hait les concessions. Le dérèglement des hommes, les dérives du système, la médiocrité contagieuse des petit bourgeois. Tout ça le met hors de lui. Alors, il l'écrit. On pense souvent à deux de ses livres qui ont frappé très fort – là où ça fait mal : Les Jouets Vivants et Corps enseignant. Mais il y a aussi, en 1994, Oublier Berlin, témoignage d’une Allemagne brutale et résignée, où « les vieux démons se sont fait des têtes de skinhead ».(...) Lire l'entretien : Berlin selon Jean-Yves Cendrey
Voir aussi : Le prix Médicis 2009 pour Dany Laferrière et Dave Eggers
Le roman de l'écrivain haïtien, L'Enigme du retour (Grasset), l'a emporté à quatre voix contre une pour Justine Lévy et Alain Blottière. Le prix Médicis du roman étranger a quant à lui été remis à Dave Eggers pour Le Grand Quoi (lire l'entretien avec Dave Eggers), et le Medicis de l'essai à Alain Ferry pour Mémoire d'un fou d'Emma. Le prix Décembre 2009 pour Jean-Philippe Toussaint![]() Décerné mardi 3 novembre à Jean-Philippe Toussaint pour son roman La Vérité sur Marie, le prix Décembre aura peut-être consolé l'écrivain passé lundi à côté du Goncourt.
Le jury du prix Décembre, notamment composé de Philippe Sollers, Frédéric Beigbeder, Arnaud Viviant, Patricia Martin, Dominique Noguez ou encore Laure Adler, a choisi le roman de Jean-Philippe Toussaint, auteur phare des éditions de Minuit, à 7 voix contre 3 pour Patrick Besson et 2 pour Simon Liberati.
Tous les prix littéraires Claude Lévi-Strauss est mort
Ce sont les éditions Plon, la direction de l’EHESS et l’Académie Française qui ont annoncé la nouvelle cet après-midi. L'année dernière, le centenaire de l'ethnologue (né le 28 novembre 1908), auteur de Tristes Tropiques, avait été l'occasion de nombreux hommages à son oeuvre. Ultime consécration, la Pléiade avait publié un volume rassemblant une partie de ses oeuvres. Plus nombreux encore seront les témoignages et honneurs rendus à son travail et sa pensée dans les jours à venir, car plus qu'un chercheur, plus qu'un professeur, plus qu'un voyageur, Claude-Lévi Strauss fut aussi à sa façon un révolutionnaire, dont le mouvement dépassa largement le domaine de l'ethnologie et les cercles de l'université. Au sujet de Tristes Tropiques, Georges Bataille avait ainsi écrit : "La nouveauté du livre s'oppose à un ressassement, elle répond au besoin de valeurs plus larges, plus poétiques, telles que l'horreur et la tendresse à l'échelle de l'histoire et de l'univers, nous arrache à la pauvreté de nos rues et de nos immeubles." Le Manuel pratique du terroriste d'Al-Qaida publié chez André Versaille
Et contrairement à ce que pourrait laissait supposer un titre aussi... explicite, il ne s'agit pas là d'un ouvrage humoristique, comme on en a vu paraître sur Ben Laden. L'éditeur André Versaille, dont la maison est notamment spécialisée en histoire et en politique internationale, prendra d'ailleurs le soin de justifier la publication "sérieuse" de ce document dans une note intitulé "Pourquoi avons-nous décidé de publier ce brûlot ?" Le texte en question, retrouvé en 2000 par des enquêteurs britanniques au domicile d’un membre présumé d’Al-Qaida, n'est pas « un texte de plus sur Al-Quaida, ni un discours d'Al-Qaida à des fins de propagande » : « j'avais sous les yeux Al-Qaida elle-même dans sa parole la plus secrète », explique André Versaille. Ce sont finalement les avis de plusieurs experts d'Al-Qaida qui l'auraient convaincu de « le mettre à disposition du public ». Cependant, l'éditeur a beau insister sur l'utilité publique de cette publication et la mise en place de nombreuses précautions - comme celle de « supprimer les passages qui expliquent dans le détail comment frapper mortellement un individu, produire des poisons ou fabriquer des explosifs », ou celle d'intégrer une préface de 30 pages d'Arnaud Blin, spécialiste du terrorisme - comment ne pas douter de la dimension pédagogique d'un ouvrage qui décrit « méthodiquement, de manière presque clinique, en dix-huit leçons, comment se fondre dans le paysage d'un pays occidental, échapper aux poursuites, recruter, recueillir de l'information, fabriquer de faux papiers, détruire, commettre des attentats, fabriquer des poisons, assassiner, résister aux interrogatoires, s'évader, libérer des frères capturés, le tout au nom du jihad » ? L'argument d'André Versailles : « on ne se défend efficacement contre un péril que si l'on en comprend la nature ». Par ailleurs, un autre ouvrage d'analyse complémentaire paraît en même temps que le Manuel chez le même éditeur : Le terrorisme au nom du Jihad de Philippe Migaux, autre spécialiste de la question terroriste : « Les deux se complètent : celui-ci analyse la mouvance jihadiste internationale, celui-là en présente les pratiques.» Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir fait fusionner les deux, ou alors les proposer ensemble dans un pack Ai-Qaida ? Car même si l'appareil critique est bel et bien présent dans le Manuel - "plus d'un quart de l'ouvrage" - la couverture noire et le titre du livre ne le présentent pas comme autre chose que ce qu'il est à l'origine : un manuel. Pour satisfaire votre curiosité, les premières pages de cette version démoniaque de la Bible des Castors juniors sont disponibles sur le site de l'éditeur. Frédéric Beigbeder reçoit le prix Renaudot 2009 pour 'Un roman français'
L'écrivain, habitué des médias, avait déjà beaucoup été mentionné pour ce livre dans lequel il revient notamment sur l'expérience qu'il a faite de la garde à vue. Cependant, selon la critique publiée sur Fluctuat : "Un Roman Français a beau être le livre le plus juste, le plus attendrissant et vraisemblablement le plus proche du corps/coeur de Frédéric Beigbeder, il n'en reste pas moins une offrande impossible à recevoir." Découvrez pourquoi dans la chronique d'Un roman français. Le jury du Renaudot a également remis le Prix de l'essai à Daniel Cordier pour Alias Caracalla (Gallimard) et le Renaudot du livre de poche à Hubert Haddad pour Palestine.Tous les prix littéraires sur Fluctuat Marie Ndiaye reçoit le prix Goncourt 2009 pour Trois femmes puissantes![]()
Dans ce livre très attendu, l'auteur de Rosie Carpe retrace les destinées de trois femmes confrontés à la douleur de l'exil. "Dans ce récit j'avais vraiment envie de montrer ce que vivent et ce que souffrent ces gens qui tentent l'exil vers l'Europe en général. J'ai vu comme évidemment presque tout le monde ici des documentaires à ce propos, et j'ai lu des articles très détaillés à ce sujet. Il y a une chose vraiment qui me frappe c'est que ces gens sont vraiment des héros : ils traversent des épreuves inimaginables d'horreur de brutalité et je les trouve d'une vaillance inouïe" nous expliquait-elle au cours d'un entretien filmé par Fluctuat. Marie Ndiaye succède ainsi à Atiq Rahimi, primé l'année dernière pour Syngué Sabour. Les autres auteurs sélectionnés pour la finale du Goncourt 2009 était Laurent Mauvignier (Des Hommes), Jean-Philippe Toussaint (La Vérité sur Marie), et Delphine de Vigan (Les heures souterraines). Voir l'entretien vidéo avec Marie Ndiaye Lire la chronique de Trois Femmes puissantes Tous les prix littéraires sur Fluctuat Entretien avec Barry Gifford, l'auteur de Sailor et Lula
Fluctuat : Un journaliste américain (Patrick Beach) a dit de votre littérature, que c'était "comme si John Updike avait eu un jumeau diabolique qui aurait grandit du mauvais côté de la route et écrit bizarrement"... Qu'en pensez vous ? Lire la suite de l'entretien avec Barry Gifford Photo : Portrait réalisé en septembre 2009 par Jean-Luc Bertini à l'hôtel Lutetia Pierre Michon reçoit le Grand Prix de l'Académie française![]() C'est à Pierre Michon, auteur des Vies minuscules, que le jury de l'Académie française a aujourd'hui décerné son grand prix pour son roman Les Onze.
Ce ne sera donc ni Renaud Camus (six voix), ni Bruno de Cessole (une voix), mais Pierre Michon, véritable incarnation de la grâce littéraire, sans aucun doute l'un des plus grands écrivains français contemporains. L'écrivain né aux Cards, âgé de 64 ans, marche sur les pas de ses illustres prédécesseurs : les Rimbaud, les Faulkner, les Proust et les Flaubert (auxquels il a sublimement rendu hommage dans Corps du Roi). Publiée en grande partie aux éditions Verdier (endeuillées par la mort de leur fondateur Gérard Bobillier) son oeuvre peut également entrer en résonnance avec des auteurs comme Macé, Quignard et Bergougnioux. Oeuvre majuscule de l'auteur, Vies minuscules, publié chez Gallimard en 1984, a révélé Pierre Michon comme l'une des plumes capables de dire, dans un même souffle littéraire, l'attachement à la nature (avec une puissance digne de Giono), la contradiction des hommes et la douleur d'écrire après d'autres. Dans les Onze, son dernier livre, il fait revivre, en se basant sur un célèbre tableau, les onze membres du Comité de Salut public qui, en 1794, instaurèrent la politique de Terreur. Bob Garcia, un homme ruiné par... sa passion pour Tintin
Bob Garcia est écrivain (notamment auteur de polars chez Payot & Rivages), musicien, chroniqueur, amoureux de jazz et de littérature. Jusque là, tout va bien. Le vrai problème, c'est sa passion pour Tintin. Cette passion qui l'a poussé à publier, dans le but de mieux faire connaître l'œuvre d'Hergé, « cinq petites études tintinophiles », dont certaines « contiennent quelques vignettes de Hergé au titre de la courte citation graphique ». Peu importe que ces ouvrages, tirés en moyenne à 500 exemplaires chacun, ne visaient en aucun cas à faire des sous sur le dos de Tintin. Moulinsart ne lui pardonnera pas. En 2008, Bob Garcia et son éditeur sont condamnés par le tribunal de Nanterre à payer 10.000 euros de dommages et intérêts à Moulinsart et à Fanny Rodwell, et 8.000 euros de frais de procédure. Le tintinophile ne fera pas appel cependant, estimant que ce jugement, qui « a admis le principe de la courte citation graphique », est quand même favorable.
En revanche, la société Moulinsart n'a pas hésité, elle, à remettre en cause cette première décision. Et malheureusement pour Bob Garcia, le jugement en appel (rendu à Versailles) infirme finalement le principe de courte citation graphique, le condamnant cette fois à payer « 48.619,76 euros pour contrefaçon »... Bob Garcia, également concerné par le procès des éditions du Léopard Masqué pour y avoir signé une parodie (Le Vol des 714 porcineys), est aujourd'hui un auteur que les ayants droit d'Hergé ont tout simplement poussé à bout : « Je souhaite dénoncer les procédés orduriers de Rodwell et de Moulinsart, en montrant la violence et l'acharnement dont ils font preuve à mon égard. Un proche de Rodwell a annoncé publiquement devant témoins que "Rodwell veut la peau de Bob Garcia". Jusqu'à quand les juges vont-ils donner raison à un tel personnage ? » |
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