Sans elle de Alma Brami



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Mercure de France  Année : 2008   Genre : roman



Quand Solène est morte, Maman a arrêté de me coiffer le matin, elle n’avait plus le temps et plus l’envie. Solène est morte, et moi, j’ai grandi d’un coup. Je suis devenue grande avec un cœur rempli de plein de trucs, de plein de trucs dont je me serais bien passé.

Léa a dix ans. Brutalement confrontée au monde des adultes, elle n’a, pour se défendre, que ses mots à elle. Elle est comme Alice au pays des merveilles projetée dans un monde d’ombre et d’inconnu. Pourtant, grâce à son innocence et à sa volonté, elle saura retrouver le chemin de la lumière.

À vingt-trois ans, Alma Brami offre avec ce premier roman un miracle d’équilibre et de justesse. En prenant la voix d’une enfant, elle soulève les questions les plus graves avec les mots les plus simples. Et on ne sait, au fil de la lecture, si elle est une adulte qui sait emprunter les pas d’une enfant. Ou une enfant qui possède la lucidité d’une adulte…



“ Moi je m'appelle Léa, et je suis immortelle. Immortelle, c'est quand on devait mourir à un moment et qu'on est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place. Je m'appelle Léa... Léa, c'est plein de couleurs, un peu rose, un peu vert,...
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