J'aurais voulu être égyptien de Alaa El Aswany



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Actes Sud  Année : 2009   Genres : Nouvelles recueil


L'Egypte sans fard La critique de flu Auteur de L'Immeuble Yacoubian (2002) et de Chicago (2006), l'égyptien Alaa El Aswany fait partie des écrivains arabes les plus connus au monde. Troisième de ses ouvrages à être traduit en français, le recueil de nouvelles J'aurais voulu être égyptien contient les ingrédients qui ont fait le succès... | lire la suite


"Si je n'étais pas né égyptien, j'aurais voulu être égyptien", la célèbre citation de Mustapha Kamel donne le ton de ce recueil : voici l'Egypte placée sous le feu d'un écrivain amoureux de son pays et qui, par le détour de la fiction, fait apparaître les turpitudes et les contradictions d'une société à la dérive. Interdit de publication par l'Office du livre, pour cause d'insulte à l'Egypte, le premier de ces récits, "Celui qui s'est approché et qui a vu", donne précisément à voir un monde où règnent les faux-semblants et l'hypocrisie. Par une cinglante et implacable ironie, pour décrire des êtres prisonniers de l'obscurantisme et de l'arbitraire, l'auteur fait exister sous nos yeux des personnages singuliers qui évoquent l'univers d'un Dostoïevski à l'ombre des pyramides. Tendres et cruels, ces récits foisonnent de figures magnifiques qui nous font pénétrer un monde où l'imaginaire laisse une empreinte vive dans ce que nous croyons être le réel.

markmountain  le 22 Février 2009 à 23:36  

Vous me donnez envie de lire et relire cet auteur égyptien très moderne... Enfin quelqu'un qui ose prendre ses lecteurs à rebrousse-poil... et qui a du succès ! Bravo pour ce bel article qui incite à se précipiter dans une librairie.




“ "Si je n'étais pas né égyptien, j'aurais voulu être égyptien." MUSTAPHA KAMEL J'ai choisi de mettre ces mots en exergue parce que, de mon point de vue, ils sont ce que j'ai entendu de plus inepte de toute ma vie. Si celui qui les a prononcés était sincère, ils traduisent une sorte de fanatisme tribal si stupide...
lire la suite de l'extrait