Le premier principe, le second principe de Serge Bramly



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Editeur : J-C. Lattès, J.-C. Lattès  Année : 2008   Genres : histoire Roman


Zones d'ombre La critique de flu Un photographe français traque une princesse britannique. Il a pour voisin un marchand d’armes et pour ami un ministre. Tous ces personnages vont atteindre le sommet de la gloire avant de connaître la plus tragique des fins. Tel pourrait être le résumé le plus simple du nouveau roman de Serge Bramly, publié en cette rentrée... | lire la suite


C’est une histoire secrète de la fin du XXe siècle qui pourrait commencer ainsi : le photographe Max Jameson traquait une princesse britannique, avait pour voisin un marchand d’armes suisse et pour ami un premier ministre français. Tous les quatre ont connu la lumière, puis une fin tragique.

L’histoire commence en 1981, par le mariage de la princesse, et s’achève de nos jours. Elle nous est racontée par un analyste de la DGSE, nostalgique des années où il était en poste à Shanghai. Refusant la théorie du complot, il préfère tout expliquer selon les deux principes de la thermodynamique :
- tout corps se refroidit au contact d’un corps froid ;
- dans un système clos, l’entropie, le désordre va en augmentant.
Ce sont des vérités que n’importe qui peut éprouver au bureau, en affaires, en politique aussi bien que dans sa vie de couple.

Avec cette fresque ample, foisonnante, soutenue par une longue enquête dans le milieu des armes et du renseignement, Serge Bramly nous entraîne d’une garden-party à l’Élysée aux bords de la mer de Chine, en passant par l’Afrique et l’ex-Yougoslavie, nous plongeant au cœur des ténèbres et recomposant de manière éblouissante l’histoire occulte de la France de ces trente dernières années, sa violence, ses tragédies intimes et ses scandales nationaux, ses espoirs déçus, ses faux suicides, ses secrets si explosifs qu’aujourd’hui encore il arrive que l’on tue pour empêcher leur divulgation.

(invité)  le 31 Octobre 2008 à 18:50  

Je ne vois qu'un reproche à faire à ce livre, son titre. Pour le reste (!), ces principes 1 et 2 sont ce que j'ai lus de meilleur depuis fort longtemps. Certes, il y a bien, sur la fin, quelques longueurs, mais qu'est-ce en comparaison de ces lignes et ces paragraphes dévorés, dévalés ? Si vous aimez les bons gros romans bien ficelés, les pavés à la Le Carré -en mieux, si vous vous passionnez pour l'histoire contemporaine et l'âme humaine, faîtes de ces principes 1 et 2 les vôtres. Ah, j'allais oublier l'essentiel : Bramly écrit merveilleusement bien (voir extrait). V.B.




“ Elle n'était pas encore morte. Elle ne pouvait bouger les yeux ni remuer les membres, sinon de façon spasmodique, mais une partie de son cerveau demeurait en activité, où des images, des sensations, des impressions passaient au ralenti, dans une sorte de brume, sans qu'elle pût en dire la source ni les relier l'une à l'autre. Elle...
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